samedi 26 mai 2018

Jonathan Fitoussi / Clemens Hourrière - Labyrinths (2018)

Pour quiconque aime un peu la solitude et la tranquillité les labyrinthes sont d'idéaux lieux de villégiature ...


Blogger Tricks

jeudi 24 mai 2018

Grems - Zombi (2013)

Du hip-hop angoissant, lent, poisseux sur fond de rupture amoureuse et de descente aux enfers en résultant, le tout dopé aux antidépresseurs, aux anxiolytiques et au chichon.
Lobotomie, pour le shlag qui très vite se retrouve au rang d'épave de rue à errer sans but, amorphe, désorienté de la vie ...



C'est le second morceau sur soundcloud


mercredi 23 mai 2018

Hebrewuzigod & Reindeer667 - 667daysofRedawnstatic (2006?/2017)

Un condensé de colère froide, de rage méprisante, de violence crachée, éructée d'une voix nasillarde sur fond de hip-hop famélique n'ayant que le beat sur la peau.

En même temps avec les restes calcinés de la tour Grenfell pouvait-il en être autrement ?


lundi 21 mai 2018

Big Cheese All Stars - I've got mine (1995)

Un peu de sirupeux presque douçâtre mais qui évite sur le fil le mauvais goût, de l'acid jazz vintage, rien de tel pour aborder finalement avec classe l'heure tant attendue du cocktail time !


samedi 19 mai 2018

WomenSaid - Majick ! (2018)

"Majick is everywhere !"
Ça commence comme un voyage spirituel, une incantation pour une cérémonie de sorcellerie occulte puis ça continue en funk bancal, synthétique et vicié avant que le sortilège ne prenne fin laissant place au vide.


vendredi 18 mai 2018

Rodrigo Gallardo - Kalimera (2016)

Un moment de grâce, une relecture inspirée, qui fait se sentir bien, débarrassé des tracasseries bêtes du quotidien.
Alors autant flotter parmi la nuages ...


mercredi 16 mai 2018

Blackstrobe - Me and Madonna (2002)

Avant de faire de la musique de danse sombre et racée, les Blackstrobe avaient une toute autre activité.
Gérard Blackstrobe, l'ainé des 2 frères, était poule pondeuse dans boulangerie du centre de Tourcoing, une véritable attraction locale qui drainait de nombreux spectateurs surtout durant le week-end. Son frère Nestor Blackstrobe était rouleur de papier toilette dans une usine secrète cachée sur l'île de Ré (pour ceux qui ne savent pas en quoi consiste le métier de rouleur de papier toilette voici une petite explication: les rouleurs de papier toilette ont une petit tube en carton dont ils enduisent un bout de colle, ils collent dessus le bout d'une longue feuille d'ouate de cellulose dont régulièrement il percent la largeur de trous afin d'en faciliter le détachement, ce métier tend à tomber en désuétude).
Durant leurs vacances ils perpétuent une tradition initiée dans leur enfance; ils composent de la musique (on leur doit entre autres Paperback writer des Beatles en 1966 et Les lacs du Connemara de Michel Sardou en 1981), durant l'été 2001 après une bonne choucroute au Riesling ils produisent Me and Madonna, c'est un succès mondial qui leur vaut renommée, gloire ...
Ils profitent de leur succès et de leur argent pour se faire implanter des moustaches, poser des faux ongles verts, acheter des tee shirts en cuir et des ampoules pour leur salon respectif; des vrais déglingos !


mardi 15 mai 2018

The Body - Can carry no weight (2018)

Dans la série kikerev'la je demande The Body.
Des The Body on retiendra la malchance légendaire de leur chanteur, ce type cumule les mauvaises habitudes; la première il porte de jeans slims, la seconde il ne met pas de caleçon.
Aussi, souvent, quand il remonte sa braguette un drame survient, de la peau de coince dans la fermeture éclair d'où son chant spécifique mélange subtil de douleur, de haine le tout en très aigu.
Venons-en à "Can carry no weight", c'est une terre de contraste un rythme presque techno l'inaugure avec en contrepoint des chœurs éthérés intemporels qui semblent provenir tout droit de chez Dead Can Dance, arrive ensuite la voix caractéristique du chanteur guignard puis la guitare abrasive et bruitiste et enfin cette voix grave, profonde au spectre large et quasi liturgique, le morceau se termine, dans le calme,par quelques traces de cordes.
Un choc des opposés dont sort un moment hors du temps ...


dimanche 13 mai 2018

Flying Lotus - MmmHmm (2010)

Flying Lotus doit être fait de la matière dont sont constitués les nuages, d'apparence cotonneuse et moelleuse, sans réelle consistance mais pourtant bien réels et invitant à la contemplation béate et à la léthargie improductive.
Assisté par Thundercat à la basse, c'est un voyage free jazz électronico-psychédélique auquel il nous convie, avec des rythmes qui partent dans tous les sens, des mélodies semblant flotter hors du temps, une basse molle comme une montre de Dali et un chant de Sirène mâle sous valium et hélium.
Un nuage ...


samedi 12 mai 2018

Air - Le soleil est près de moi (1997)

La fin d'une après-midi brulante et étouffante lorsque le soleil décline enfin mais qu'il ébloui toujours, rendant la vision incertaine, un peu floue, ne permettant de ne distinguer que de vagues silhouettes, des ombres mouvantes.
Accablé par la chaleur, il est l'heure de laisser couler le temps et de s'adonner à l'indolence, d'écouter le parfum de farniente qui se dégage le la musique d'Air, d'apprécier l'écrin de douceur qu'ils offrent.
Et de goûter aux joies de la proximité solaire ...


vendredi 11 mai 2018

jeudi 10 mai 2018

Os Tincoãs - Deixa A Gira Girar (1973)

De quoi embellir sa nuit, en se lovant dans l'harmonie et la douceur.
Le luxe abordable ...


Dr Octagon - Octagon octagon/Polka dots (2018)

Le toubib, gynécologue extra-terrestre (!), le plus barré de la galaxie est de retour !

Et il ne s'est heureusement pas assagit, toujours cette même verve, subtil mélange d'egotrip exacerbé, de tchatche libidineuse, de désinvolture feinte, de flow surréaliste divagant et de précision chirurgicale dans le choix des mots.
Un monde octagon-octagonisé et des pois hallucinés partout ...
A ses cotés ses anciens assistants: Dan The Automator à la prod et Q-Bert aux scratchs épileptiques, du lourd !
Bref les consultations ne vont pas être tristes, l'animal étant toujours prompt à sortir son thermomètre pour une prise de température rectale ou buccale ...


mercredi 9 mai 2018

Doctor L - Don't cry (1998)

Ne pleure pas, pourquoi une telle exhortation ?

Une hésitation entre, hip-hop instrumental limbique, relents de blues marécageux et berceuse pour enfant difficile et pas sage ...


lundi 7 mai 2018

Doppelgangaz - Slay bellz (2018)

Qui revoilà ?
Les p'tits gars de Doppelgangaz.
Noël avant l'heure, avec un arrière fond d'horreur.
Lourd, sombre, poisseux et dense à croire qu'ils ont oublié que c'était le printemps, ou qu'ils s'en foutent royalement ...
Mortelles les cloches !


Boards Of Canada - Reach for the dead (2013)

Quelque chose de fatal à dû se produire, quelque chose qui expliquerait l'innombrable présence des tous ces morts autours de moi.
Suis-je le seul concerné ou sommes nous une multitude simultanée ?
Ou bien pour être autant sont-ils tous là, depuis le début des temps ?
Une seule certitude: c'est un voyage sans retour, car généralement atteindre les morts c'est être soi-même mort.
Bon une légère déception, je m'attendais à flotter, débarrassé de cette enveloppe charnelle qui fut mienne durant mon avant, il n'en est rien je ne suis pas une âme impalpable, non, juste un corps pourrissant.
Je suppose que je n'ai pas le choix, que les réclamations sont vaines, les recours nuls, il va falloir s'y faire.
Une seule consolation, la musique est agréable, c'est même surprenant qu'il y en ait, au moins une chose positive ...


samedi 5 mai 2018

Le Mystère - Opus 303 (1990/2017)

Feutré, impénétrable et anonyme, il se tapit dans l'ombre, faussement posé alors qu'en fait toujours à l'affût et prêt à bondir sur quiconque passe à sa portée.
Le mystère !


vendredi 4 mai 2018

United Future Organisation - Nemurenai (Insomnie) (1992)

Une reprise improbable de Boby Lapointe !
De l'original, ni très musical, ni très bien chanté, les United Future Organisation ne gardent que les paroles, en rajoutent d'autres et revoient de fond en comble l'ornementation musicale.
Au programme une mélodie acid jazz enjôleuse, une rythmique souple et un phrasé/parlé, avec une vague velléité de rap.
Sinon la thématique, un amour impossible qui vire à l'insomnie ...


jeudi 3 mai 2018

FloFilz - Nuvem (ft. Olivia Wendlandt of Relaén) (2016)

Du hip-hop jazzy pour aborder avec indolence et classe la soirée.
FloFilz propose une déambulation dans Lisbonne, c'est son Cenário.
Au cours de sa découverte urbaine, il s'arrête, lève le regard et se perd dans la contemplation des nuages.
Ceux-ci sont un peu forcement azimutés et content une histoire de nuage pamplemousse, de fumée aux yeux crémeux, d'emplissage d'espace et de mutation colorée du gris vers le rose.
Bref tout va bien ...


mardi 1 mai 2018

Tipsy - Bunny kick (your mother's mix) (1999)

Une invitation au voyage, version easy listening (mais de qualité) avec voix féminines mutines et enjôleuses ("oh yeah !, venga, baby, we are flying, we are swimming" ...), guitares exotiques relaxées (un peu de bossa, un coup de guitare hawaïenne, un tour par les îles caraïbes ...), quelques percussions lascives et  détendues du gland, l'ombre d'une flute et d'un orgue qui égrènent poussivement quelques notes.
Tout est prétexte à ne rien faire, à laisser s'écouler le temps et profiter avec nonchalance de sa journée internationale des travailleurs, il sera toujours temps ensuite d'écouter une petite Internationale ...


lundi 30 avril 2018

Sonic Youth - Tokyo eye (1994)

Des coïncidences.
Un Sonic Youth qui traine et qui de fil en aiguille amène ce Tokyo eye.
Ce Tokyo eye, un peu trouble, avec la voix ambivalente de Thurston, susurrée mais faussement affable qui contraste avec la musique d'abord calme puis frénétique, un peu comme le pouls de la ville qui ne semble jamais réellement vouloir dormir.
Puis de là songer à Demonlover, qui se déroule partiellement à Tokyo et qui indirectement ramène également à Sonic Youth, vu qu'ils composent une partie de la bande son, un film sur l'ambition, le sexe, les faux-semblants, la manipulation, la perdition mais pas la rédemption ...


dimanche 29 avril 2018

Boards Of Canada - Music is math (2002)

"The past inside the present"
Il est grand temps de se (re)plonger dans les ambiances lysergiques, éthérées, nostalgiques et enfantines des Boards Of Canada et de se laisser aller à l'hypnagogie.
Ce moment fugace et trouble où la conscience se fond, se laisse envahir par la rêverie, pénétrer par l'hallucination, avant de sombrer dans l'inconnu du sommeil ...


4

samedi 28 avril 2018

Jack Peoples - Song 6 (2017)

Une boite à rythme indisciplinée, imprévisible, erratique tente tant bien que mal de donner une structure au morceau.
Vient s'ajouter un piano frêle dont les premières notes rappellent subrepticement le "Corcovado" de Getz et Gilberto puis qui s'en éloigne n'en gardant qu'un peu de mélancolie et de douceur.
Une sorte de jam session de jazz électronique taillée pour les moments qui nécessitent de la quiétude nonchalante.


vendredi 27 avril 2018

Bagarre - Danser seul (ne suffit pas) (2018)

Comme un goût auditif retour dans le passé.
Des accords de synthé du passé, des sirènes de rave, une rythmique un peu brute de fonderie ...
Et puis ces voix une féminine, l'autre masculine.
Les deux, dans un club, se cherchent, se tournent autours, n'en peuvent plus de danser seuls.
Comme une potentielle odeur de stupre, de sueur, de fluides corporels.
Mais se trouveront-ils, copuleront-ils ?


jeudi 26 avril 2018

Fat Boy Slim - Everybody needs a 303 (1996)

L'heure de la tournerie, du truc vitaminé qui part en cacahouète puis en vrille acide.
Une montée continue et enjouée avec rafales de 303 et exhortations au besoin d'amour, déjà ça commence à tabasser sérieusement, puis arrive quasiment par surprise une phase de plateau, trompeusement sereine et enfin le feu d'artifice final, celui qui crame les derniers neurones qui auraient vaillamment résisté aux précédents assauts et dévaste tout sur son passage ...

  

mercredi 25 avril 2018

Synthesis - City song (1976/rééd 2002)

Une vision estivale, ensoleillée et insouciante de la ville.
Une ville où il fait toujours beau et chaud, une ville où circuler est facile et fluide, de larges avenues bordées d'arbres le long desquelles promène une foule dilettante.
Une ville où les terrasses de café pullulent et où il fait toujours bon y siroter un cocktail ou un café.
Une ville où il y a des disquaires vintages, des libraires vintages.
Une ville avec des espaces de co-working, des barbiers, des magasins de fringues stylées, des restaurants bio végan ...
Oh, putain, mince, c'est une ville de hipsters, dommage ça avait l'air bien ...


mardi 24 avril 2018

Ras G - Heaven is between her legs (initiate the return) (2018)

Où il est question de "porte des étoiles", d'origine du monde et de toucher du doigt le paradis.
Cela sans subir l'endoctrinement délétère des religions de tout poil.
Comme dirait l'autre: "on n'est pas bien là !"

 

dimanche 22 avril 2018

Selda - Ince ince bir kar yağar (1976)

Un concentré d'énergie et de sensibilité soufflant la rage, la révolte et l'espoir.
Où il est question de combattre l'injustice et les inégalités et de neige qui tombe.
Vaste programme toujours d'actualité ...


vendredi 20 avril 2018

Silicone Soul - Right on 4 tha darkness (1999)

Du bon usage du sample.
Classieux,entêtant, imparable et jouissif, la guitare, les cordes et de la créativité, parce que y faut pas déconner, un bon sample ça ne fait pas tout ...


Future Sound Of London - My kingdom (1996)

Un royaume vaste, aux mille paysages, des montagnes flamboyantes, des forêts aussi gigantesques que verdoyantes, des champs riches à la terre grasse, des plages au sable fin et blanc qui contraste avec le bleu turquoise des eaux, des villes resplendissantes à l'architecture novatrice.
Un magnifique royaume en un mot.
Son souverain voudrait le parcourir, le contempler, tout seul, le sentir par lui-même mais ce serait fastidieux à pied ...
Alors il a cette idée folle: voler !
Mais il n'est pas un oiseau, hélas.
Que faire ?
Le roi ne se résigne pas, il fait venir les plus grands scientifiques, les meilleurs ingénieurs, les chercheurs les plus doués, les magiciens les plus renommés, les coachs sportifs les plus fameux et les fait cogiter, expérimenter, innover, inventer.
Et puis un jour, l'impensable se produit, le roi s'élève de quelques centimètres, lévite, puis réussit à se déplacer de quelques autres centimètres avant de s'écraser pathétiquement sur le sol.
Mais il y est parvenu.
A force d'entrainement, il a acquis de la technique, de l'endurance et de la vitesse.
Maintenant il arrive alors qu'il est allongé sur le ventre à s'élever à trente centimètres au dessus du sol et à atteindre la vitesse de vingt-trois kilomètres heure.
Heureux, mais toutefois ridicule, il parcours son royaume en volant tout seul à hauteur de genou ...