samedi 24 février 2018

The Cramps - She said (1981)

Une certaine idée du rudimentaire, de l'approximatif et du basique.
Une mélodie brute de décoffrage, un chanteur qui pourrait être un redneck échappé d'un asile, ou au moins un gars qui chante avec des pierre dans la bouche tel un Démosthène moderne du rock ...
Que faut-il en attendre ?
Pas grand chose si ce n'est un plaisir fruste, immédiat et jouissif.
C'est déjà pas mal ...


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mercredi 21 février 2018

Télépopmusik - Love can damage your health (2001)

Une vague réminiscence de "Summer time" (mais ce n'est peut-être qu'une vision de mon oreille), une voix légèrement éraillée et attachante.
Une impression de douceur, d'été qui fini, de cocon en coton, chaleureux.
Puis tout se calme, s'apaise.
Et là démarre une sorte de bonus, une version dépouillée, jazzy et raccourcie de "Breathe"; enfin un pneumologue intime en anglais l'ordre de respirer, puis d'arrêter de respirer, puis de recommencer, puis d'arrêter à nouveau.
Pas trop longtemps on espère ...


mardi 20 février 2018

Anna Von Hausswolff - The mysterious vanishing of Electra (2018)

Répétitif, roboratif et plombé musicalement, expédié dans une autre dimension par les vocaux possédés et hantés d'Anna Von Hausswolff.
Une sorte de transe dont elle serait la prêtresse, l'exécutrice, d'un culte à mystère réhabilité qui révèrerait les divinités chthoniennes primales et oubliées.


Kraftwerk - Les mannequins (1974/2004)

On leur passe devant en les ignorant encore plus que des SDF.
On ne les méprise même pas.
Ils nous indiffèrent, pourtant ils nous ressemblent, en un peu idéalisés, ne vieillissant pas, toujours sveltes, musclés, bien gaulés, à la fois très humains et totalement déshumanisés.
Généralement ils sont vêtus de ce qui est sensé nous faire envie.
Les mannequins, immobiles dans les vitrines des magasins.
Enfin c'est ce que nous croyons.
Car une fois la nuit tombée et les magasins fermés ils s'animent, se mettent à bouger, subrepticement, lentement, se révoltent, veulent leur indépendance.
Puis en bons soldats de la société de consommation dont ils portent hauts et beau les atours, ils vont faire la fête en club pour oublier leur condition et s'enivrer de danse;
Et si nous étions en fait eux ?


lundi 19 février 2018

TG Gondard - Ecstasy (2018)

C'est l'histoire d'un couple à la vie particulière.
Drogués ils se défoncent à l'ecstasy, avec les risques inhérents à cette drogue: rester québlo.
C'est ce qui leur arrive. Bonne patte le lascar prend soin de sa compagne, l'accompagne chez le psy, lui refile son ecsta, la borde dans son lit; puis pris de flemme ou de lucidité envers la société qui l'entoure il décide lui aussi de rester québlo.
Depuis ils coulent une existence paisible, hors du temps et des turpitudes dans leur lit ...
Du hip-hop perché et un poil dépressif !


dimanche 18 février 2018

Nou - Coco butta (2005)

Ça ne vole pas très haut, c'est basique mais terriblement efficace.
Et puis on s'en fout c'est dimanche, donc c'est permis !


vendredi 16 février 2018

dEUS - Fell oof the floor, man (1996)

Un grand huit auditif, où l'on trouve une sorte de funk vaguement rappé à des explosions de riffs de guitare en passant pas des relents de sonorités électroniques cheap.
Jubilatoire et entêtant ...


jeudi 15 février 2018

Massive Attack - Safe from harm (1991)

C'est l'histoire d'un jeudi qui fourbement s'est déguisé en vendredi.
Et ce n'est pas sympa !
Bon pour se faire pardonner il a revêtu ses plus beaux atours chatoyants.
Du coup on lui pardonne ...


mardi 13 février 2018

Wallias Band - Muziqawi silt (1977/2002)

Un peu de groove Éthiopien languide, lancinant, envoutant, enfiévré, contenu, impatient, doux-amer, débridé.
Une terre de contraste ...

PS: ne pas oublier la présence d'Hailu Mergia


lundi 12 février 2018

Lloyd Miller / The Press Key Quartet - Gözel Güzler (version II) (1968/2009)

Suivre la mélodie ensorcelante et chaloupée, se perdre dans ses arabesques orientales, puis se rendre compte que subtilement un motif jazz s'y intègre.
Diaphane ...