samedi 22 juillet 2017

Led Zeppelin - Trampled underfoot (1975/1990)

1975, une superbe année, non seulement Led Zeppelin sort un nouvel et pénultième album studio (faisant rosir de joie ses fans et même avoir des pollutions nocturnes aux plus jeunes et pubères d'entre-eux), mais d'ici pas très longtemps dans cette année un heureux évènement se produira, ouvrant la voix, des années après, à des divagations plus ou moins de bon ton.
Pour en revenir au plus musical des deux, encore que je suis sur d'avoir donné de la voix avec puissance (mais par forcement beaucoup d'harmonie), avec Trampled underfoot, Led Zeppelin s'essaie au jazz-funk-rock, enfin à sa façon.
Basse groovy et claviers tempérés pour John Paul Jones, guitare sobre un peu monomaniaque, pour du Zep', de Page,  batterie Bonzoesque comme d'habitude et chant pas véritablement funky pour Plant (mais est-ce étonnant ?)  ... L'ombre lointaine du Jeff Beck de Blow by blow plane, avec un relent très, très discret de Miles Davis période On the corner.
Bref une sorte de cavalcade frénétique où il est question de piétinement ...

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jeudi 13 juillet 2017

Money Mark - Cry (1995)

Tout n'a pas été facile dans la vie de Money Mark.
Sa naissance déjà, après un travail de 22h57 sa mère le met au monde puis s'aperçoit que ce n'est pas le bon, fait jouer la garantie, le retourne au magasin et récupère le modèle qu'elle avait commandé.
Son enfance ensuite, ainé d'une fratrie d'une seul enfant, il est aussi le cadet et le benjamin, autant dire qu'il a du mal à trouver sa place.
A l'école ça se passe mal, Mark est muet, ce qui fait qu'en récitation il se paye des taules, ses camarades se moquent de lui et lui peignent les oreilles en vert violet et ce n'est pas très joli.
Durant l'adolescence rien ne s'arrange, Mark qui est très distrait se rend enfin compte qu'il lui manque une jambe (il a enfin une explication à ses résultats pitoyables au 100m haie), bricoleur il s'en construit une en béton armé, passons sur le coté peu pratique d'une telle jambe.
Usant de corruption et de moyens peu louables il parvient à intégrer les Beastie Boys comme clavier, c'est le premier succès de sa vie. Mais il n'est pas payé, pour survivre il récupère des capsules de bière qu'il fait fondre en lingots et tente ensuite de les vendre pour faire fortune, en vain (mais fallait-il le souligner).
En 1990 la chance lui sourit enfin (elle devait toutefois être un peu édentée) il trouve un vieux Casio Sk1 ayant rendu l'âme et un tournevis, n'hésitant pas une seconde il ouvre aussitôt un magasin de réparation de claviers, le fameux "Mark's keyboard repair", c'est un échec, situé au fin fond de la jungle mexicaine les clients sont rares. Mais en revanche il a du temps, il décide de produire son premier album, il le réalise entièrement à la bouche et l'enregistre dans sa tête, l'électricité est rare dans la jungle mexicaine.
Début 1993, il vend un rein et sa couille gauche, rentre aux États Unis, loue un studio, s'y précipite pour enregistrer son album et se rend compte qu'il a loué un studio d'habitation et non d'enregistrement. Fauché mais plein de bonne volonté il vend en 1994, un autre rein, loue un studio d'enregistrement, enregistre son album. Heureux il ouvre une bouteille de champagne pour fêter cette réussite, mais celle-ci trop secouée gicle partout provoquant un court-circuit prélude à un incendie monstrueux où les précieuses bandes contenant son album périssent. Mark, au fond du trou, songe à commettre d'irrémédiable: le suicide. Il tente le suicide aux suppositoires laxatifs effervescents: une catastrophe horrible, des chiottes ravagés, un appartement à repeindre, des voisins excédés par "le bruit et l'odeur" 20 kilos de perdus mais pas de mort ...
Il se ressaisit alors, vend un troisième rein, réenregistre une fois de plus son album et le sort en 1995, après 35 ans de galères.
On comprend mieux pourquoi son titre le plus connu est Cry, il y a de quoi ...


mardi 11 juillet 2017

Cypress Hill - I ain't goin' out like that (1993)

Association du lugubre et du funky, un peu la marque de fabrique des Cypress Hill.
De l'affrontement et de la baston en perspective, de la castagne pour sur, mais avec bonne humeur et allégresse.
Toujours cette hésitation entre la farce et le sordide sans jamais sombrer dans le ridicule ou la grotesque.
C'est pas tout ça mais il y a encore quelques cadavres dont il faut se débarrasser ...


lundi 10 juillet 2017

Seven Dub - Château rouge (1998)

Partir à la découverte d'un quartier chamarré de Paris: Château rouge
Hormis des produits exotiques, des vendeurs à la sauvette on y trouve aussi des prostituées et de la drogue, mais on peut s'y balader sans risque, le plus souvent.
J'ai un copain qui y a habité assez longtemps, on a bien fait chier ses voisins en écoutant de la musique très dissonante à volume très élevé, comme on était sympa on les invitaient.
Le problème principal était la situation en étage élevé corrélée à l'absence d'ascenseur, c'était aussi son avantage offrant ainsi une vue assez dégagée sur Paris.
Mais j'imagine que vous vous en foutez un peu ...


jeudi 6 juillet 2017

Aksak Maboul - Saure gurke (1977)

Confrontés à des choix cruciaux, les Aksak Maboul ne savent pas choisir.
Ils décident par conséquent de mélanger, l'esprit free jazz, l'expérimentation électronique, les racines percussives africaines et une touche enfantine.
Alors qu'il aurait pu en ressortir une mélasse indigeste et lourde, le groupe réussit le tour de force alchimique de tout intégrer sans dénaturer.
Un titre court, aérien et enjoué sorte de comptine pour enfants sur fond de percussion synthétiques proto techno nageant entre deux eaux, toujours élégant et racé.


mercredi 5 juillet 2017

DEFCE - What we were when I died (2014)

Si la techno hardcore et ses beats ultra speedés avait un peu plus de nuances et savaient se mettre, parfois, en retrait et se parer d'atours sombres et vénéneux, DEFCE n'aurait aucune raison d'exister.
Un marteau pilon principal qui concasse à 185 bpm, dixit DEFCE eux-même, mais tout en nuance sachant se faire oublier, serpentant avec d'autres rythmes décrivant des arabesques mais toujours présent. S'ajoute une vibration sombre qui zèbre le morceau, le marquant de son sceau lugubre et par dessus, ou dessous (on ne sait trop), des tentatives avortées de policer cette ensemble brut, de le polir en vain.
Il subsiste toujours ce sentiment de décrépitude, cette impression de cataclysme imminent, cette certitude d'avoir touché le fond et d'être condamné à errer dans cet enfer mécanique, dissonant, fétide, moite et crasseux, où le péché semble une rédemption.


lundi 3 juillet 2017

Cybotron - Clear (1983)

La ligne musicale claire.
Élégante, élancée, minimale, musicale toutefois, répétitive un peu, robotique aussi. Une continuation d'un mouvement initié par Kraftwerk
C'était le son du futur de l'époque ...


dimanche 2 juillet 2017

Nils Peter Molvaer - Vilderness 1 (2000)

Le calme et la tempête.
L'âme de Miles Davis qui rôde par brides, l'esprit de Roni Size qui vient battre.
Toujours cette hésitation entre le jazz et la drum & bass, ce grand écart improbable mais jouissif.
Alors que cet assemblage aurait pu rester stérile, ne déboucher que sur du pénible et chiant, il en ressort une synergie entre agressivité et douceur.
L'énergie  canalisé de l'un et la vigueur foisonnante de l'autre se complètent, s'alternent et s'amplifient.
Un moment presque hors du temps dont on ressort le souffle court mais serein.


Denzel Curry - Zenith (feat Joey Bada$$) (2016)

D'un abord léger, rafraichissant et néanmoins bondissant, avec son refrain "catchy", sa musique facile, le Zenith de Denzel Curry semble voué à devenir un hit estival qui s'écoute indolemment en sirotant un verre après une journée de plage ou une après midi passée à lézarder au bord d'une piscine.
Il serait dommage de ne s'arrêter que la et de ne pas écouter un poil plus les paroles (plus celles de Curry que celles de Bada$$, celui-ci étant assez dans l'ego-trip), plus profondes qu'elles ne paraissent.