lundi 31 décembre 2012

Tosca - Fuck Dub Part 1 (33rpm to 45rpm) (1997)

Tosca, du dub viennois à la Dorfmeister sans Kruder, un peu mou du genou le plus souvent.
Pourtant accéléré ce morceau révèle son groove caché et devient funky et dansant.
Étonnant non !

Lien: Tosca - Fuck Dub Part 1 (33rpm to 45rpm)

Detroit Grand Pubahs - One hump or two (2001)

Detroit Grand Pubahs c'est du festif, de la fesse mouvante à tirelarigot, dans une ambiance tranquille, ça sent la bootybass du 31.

Mais si vous y prêtez une attention (sur d'autres titres) le ton peu être plus sérieux pour ne pas dire grave (voir le titre After school special).

Ce soir c'est le côté joyeux qui prévaudra.
Party time, on sort les strings à paillettes !!


dimanche 30 décembre 2012

Freestylers - Ruffneck (feat Navigator) (1998)

Les plus grincheux diront que les Freestylers n'ont rien inventé, qu'ils ne font que reprendre de vieilles recettes en les modernisant un peu ...
Ils ont raison !
Rien de neuf chez les Freestylers, des samples usés jusqu'à la corde, des vétérans (Soul Sonic Force), des vieilles recettes ragga/break !
Ouaip, mais quelle efficacité, quelle art de faire bouger son popotin en cadence, de faire sautiller de joie simple (et funky) et malgré tout quelle fraicheur.
Alors ne boudons pas notre plaisir et profitons !

PS: ceci n'est valable que pour cet album, après ça se gâte vraiment et ça devient indigeste.


vendredi 28 décembre 2012

Sonic Youth - Tunic (a song for Karen) (1990)

Il y a quelque chose de vain, de l'ordre de la fuite en avant sans retour possible dans ce titre de Sonic Youth.
Une sorte de course vers une disparition nécessaire connaissant son apogée dans un déluge de guitares saturées, maltraitées et cathartiques, moment d'apesanteur et respiration salutaire et indispensable, avant une reprise féroce et acérée de la course forcenée vers le néant, seule échappatoire possible.



mercredi 26 décembre 2012

Public Enemy - Louder than a bomb (1988)

De bruit et de fureur et de rage, un glaviot et un gros doigt en pleine face, mais aussi un discours politique construit derrière, sans oublier une terrible machine à groove: Public Enemy.
Bon (assez longtemps) après Chuck D est devenu une sorte de sage du rap donnant conférences et tout le tralala, Flavor Flav se compromettant dans la télé réalité (ça sent les impôts), bref leur énergie et leur rage initiale c'est un peu estompée (je ne parlerai pas des 2 autres acolytes du groupe).
Il n'empêche ils arrachaient tout à cette époque: plus bruyant qu'une bombe.


mardi 25 décembre 2012

Bérurier Noir - La mère Noël (1985)

Une p'tite chanson de Noël pour le p'tit keupon qui sommeille en chacun.
Chanson douce et pleine d'espoir comme seuls les Bérus avaient le chic pour en faire, totalement raccord avec la thématique du moment.


lundi 24 décembre 2012

Un conte sonore de Noël d'U Mulateru

Les soirées de Noël étant parfois longues, l'attente des présents fastidieuse, les conversations dinatoires rébarbatives, la musique insipide ...
J'ai décidé dans un élan de bonté de tenter de remédier à cela en allégeant vos peines et en redonnant de la gaîté à ce jour.
Une heure de musiques calmes et enchainées, ou presque, pour les petits et les grands ...

Lien: Un conte sonore de Noël d'U Mulateru

Un aperçu:

Un conte sonore de Noël d'U Mulateru by Umulateru on Mixcloud

dimanche 23 décembre 2012

Fabe - Le soir (1998)

Prod sombre et minimaliste de Mehdi (aka Dj Medhi des fois qu'un doute subsiste), ambiance intimiste/distanciée crée par le flow de Fabe, un regard pertinent mi amusé mi atterré sur sa condition de rappeur.
Un bon son à l'ancienne avec des lyrics dignes de ce nom.


vendredi 21 décembre 2012

freq - Xirtam (1997)

Pourquoi faire dans la surenchère d'effets, de sons, de production quand une boite à rythme bien programmée, quelques nappes et quelques variations suffisent.
Donc techno en provenance de Detroit par freq, basique, introspective, hypnotique et sombre comme il se doit.


Shoulders - The fun never stops (1993)

Alors que semble poindre la fin du monde, avec une date assez approximative (comprise entre aujourd'hui, demain et dans plusieurs milliards d'années, faudrait voir à affiner un peu les cocos, ça fait pas très sérieux!) et que les plus grandes sommités scientifiques mondiales en la matière, telles Paco Rabanne et Elisabeth Tessier, restent étonnement muettes, des questions primordiales se posent:
  • Faut-il prévoir quelque chose pour le réveillon ?
  • Puis-je envoyer chier mon patron sans craindre de représailles sur ma carrière dans la boite ?
  • Y a-t-il un intérêt à envoyer, pour les plus précoces, des cartes de vœux ?
  • Faut-il payer sa prime d'assurance ? 
  • Comment mon assurance remboursera les dégâts après la fin du monde ?
  • Est-ce que la fin du monde va accélérer le réchauffement  climatique ?
  • Ai-je bien fait d'envoyer les arrhes pour ma location estivale ?
  • Faut-il faire des provisions de PQ des fois qu'on survive ? Car on serait bien emmerdé, au sens littéral du terme, en cas de survie et de pénurie.
  • La 4G ça vaut le coup ou bien je garde mon vieux Nokia 5210 ?
  • Et enfin la question essentielle: qu'écouter pour la fin du monde ?
J'avoue que c'est la dernière question qui me tourmente le plus. Plusieurs titres me sont venus à l'esprit, Polnareff et "On ira tous au paradis", les Doors avec "The end", Nick Cave & The Bad Seeds & Co, "Death is not the end", ou plus récent  Shackleton "Death is not final"...
Finalement ce sont les Shoulders qui l'emportent avec "The fun never stops" morceau tragi-comique, oscillant entre les Pogues, Tom Waits et une fanfare de carnaval de la Nouvelle Orléans.Au menu, une fin festive, enjouée, bordélique, éthilique, carnavalesque, burlesque avec un soupçon de gravité malgré tout.
Donc comme le disent bien les Shoulders:
"Life is champagne,
and we're the bubbles that won't pop.
We feel no pain,
'cause the fun never stops."



jeudi 20 décembre 2012

Too $hort - I need a freak (1997)

Libidineux et sombre un résumé de ce morceau.
Une version à la fois plus sombre et plus sexe de ce classique d'Egyptian Lover, par Too $hort, producteur et Mc de seconde envergure (même s'il a réussi à placer quelques hits).
Toujours est-il que sur ce morceau il écrase la concurrence et de loin, pas tant que ses performances verbales soient exceptionnelles, ni que la prod soit fantastique (elle l'est un peu), mais grâce à une subtile alchimie des 2, un équilibre entre le graveleux et le rugueux allié à un fond de sensibilité (homéopathique hein !)


mercredi 19 décembre 2012

Martyn - Seventy four (2009)

Après le proto dubstep, place au post dubstep de Martyn.
Un squelette dubstep sur lequel se greffent des relents de techno minimaliste.
Ce n'est pas aussi austère que ça en a l'air, même s'il est certain qu'aucun dj ne réussira à garder un clampin, tout perché qu'il soit, sur un dancefloor avec ce titre. Quoique ...
Pour tout avouer cela fait
sait au moins un an que j'avait cet album et qu'il prenait  la poussière sur une étagère, cela à cause d'une première écoute un peu hâtive.
Heureusement une seconde et bienvenue écoute me permit de me rendre compte de mon erreur.
Mea culpa !

Lien: Martyn - Seventy four

Dabrye - No child of god (2002)

La paternité d'un genre musical est souvent (toujours ?) prétexte à polémique.
Les savants les plus éminents de cette planète s'accordent sur l'année de naissance du genre: 2003.
Ils sont plus réservés sur les origines: variations du 2-step/uk garage, dérivé du grime (lui même provenant des 2 genres sus-nommés), influence du couple reggae/dub, variations électroniques, apports indirects du hip-hop ... la génétique et la datation au carbone 14 ayant leurs limites et étant inopérantes ici, le doute subsiste.
Je viens ajouter à la confusion générale avec cette hypothèse: si c'était Dabrye le géniteur malgré lui ? Et qu'il avait "inventé" le genre en 2002 ? Et si le dubstep était une énième émanation musicale américaine ?
Besoin de preuves. Écoutez No child of god, basse quasi wooble, caractéristique du genre, rythme lent syncopé, mélodie fantomatique.


mardi 18 décembre 2012

High Tone - Dub invaders vol 2 (2012)

Tout frais paru, le dernier "High Tone", même si techniquement ce n'est pas un album du groupe mais de ses membres.
Toujours au top, grosses basses, vocaux habités, rythmiques lourdes et profondes.
Faites un effort citoyen écoutez du dub made in France !
Vous pouvez même en acheter moyennant une quinzaine d'euros et deux vinyles en contrepartie.


Pour les écouter ça passe ici


et ici



Dub Invaders #2

Peshay - The real thing (1996)

J'avais déjà évoqué les compiles Headz de Mo Wax.
J'y reviens toujours avec de la drum & bass et Peshay ce coup-ci.
Titre évanescent de Peshay, ambiance diaphane et aérienne qui nous rappelle ce que sont les choses vraies: simples et belles.


Sharon Jones & The Dap-Kings - Ain't no chimneys in the projects (2009)

Petit Papa Noël est une des rares chansons (relativement) récente à avoir été écrite spécifiquement pour cette fête en France. Nonobstant une musique manquant de groove flagrant et des paroles plus que mièvres, il faut de surcroit supporter la voix, surannée et mielleuse à en faire crever un diabétique dans l'instant, du santon corse, le désormais desséché Tino Rossi.
Pas d'autre choix que de se tourner vers les USA où les chansons de Noël sont tradition.
Le choix étant varié (voire avarié vu certains titres) c'est Sharon Jones et les Dap-Kings qui l'emportent avec Ain't no chimneys in the projects. 

Lien: Sharon Jones & The Dap-Kings - Ain't no chimneys in the projects


lundi 17 décembre 2012

The Wiseguys - The Gemini IV incident (1996)

Au Panthéon des musiciens sous-estimés les Wiseguys doivent figurer en bonne place (bien qu'ayant connu leur heure de gloire avec Ooh la la).
Pourtant leur premier album est une merveille de hip-hop largement instrumental, inventif dans l'utilisation des (nombreux) samples, gai, sautillant, varié.
Ici ce n'est pas le morceau le plus gai mais le plus spatial avec fin sous forme de "psychedelic hip-hop" et comptine enfantine, après un début avec le cap'tain' Kirk ...


dimanche 16 décembre 2012

R.E.M - First we take Manhattan (1991)

R.E.M c'est le groupe de 3 chansons:
  • Losing my religion et sa mandoline et ses répétitions chiantes entre autres.
  • Shinny happy people qui parait totalement volée aux B52's (eux aussi venant d'Athens, ils ont pu subir un chapardage intempestif, oups !!! on m'informe que la chanteuse des B52's figure sur ce titre c'est donc pour ça qu'il y a cette similitude).
  • Everybody hurts, hymne officiel de L’Internationale neurasthénique à ne pas faire écouter à vos amis sous Prozac ou autre antidépresseur sous peine de le voir attenter à leurs jours durant les 3 premiers accords pour les plus robustes.
Avant et après ces 3 titres un succès d'estime mais pas trop de tapage. Tant mieux !
Reste une pépite passée au travers des mailles du filet (parue sur une compile et en 3ème titre d'un single): First we take Manhattan.
Ok, R.E.M n'est pas totalement responsable du titre, Léonard Cohen y est pour beaucoup. Mais l'original souffrait (à mes yeux) d'une production trop froide qui n'aurait pas dépareillée sur un album de Bowie (au hasard Station to station, Heroes ou Low, soit le sainte trinité selon saint David); R.E.M réussit préserver la tension, la rage et une certaine idée tragique contenues dans l'original tout en se préservant de son maniérisme vocal trop souvent présent et en y insufflant une énergie "rock" basique  bienvenue.


Van Halen - Sunday afternoon in the park (1981)

Chez Van Halen les dimanches après-midi ne sont pas joyeux, c'est peu dire !
Court morceau (moins de 2 minutes) sans le moindre artifice pyrotechnique guitaristique, une rythmique et une basse lourdes, pas de chant exacerbé de David Lee Roth, une ambiance quasi électronique.
Un ovni chez chez Van Halen.
Envie de sortir des chemins balisés de la virtuosité tape-à-l’œil, descente de bad trip à l'acid ?
Pas de réponse.

Lien: Van Halen - Sunday afternoon in the park

samedi 15 décembre 2012

Daddy Lord C feat La Cliqua - Freaky flow (1995 remix)

Un bon sample et un bon beat appuient le flow malicieux ("Cette meuf parmi les autres elle fait office d'insecticide" ou "Foncer, se dépenser, s'enfoncer, s'élancer. Lancer en français du sensé bien pensé. Voici l'odyssée, le Calypso de mes pensées") de Daddy Lord C épaulé par la Cliqua.
Un titre efficace, sans prise de tête, qui met de bonne humeur.
On s'fait un p'tit caprice ?


La Squadra - Là d'où l'on vient (1996)

Arsenal Records re-présente "le vrai hip hop", compile du label éponyme et véritable bombe.
Des prods qui déchirent et qui font bouger la tête, des flows qui envoient du bois et qui arrachent les oreilles.
Avec La Squadra (soit une bonne partie de La Cliqua), c'est ambiance sombre, beat qui tabasse"à l'ancienne", lyrics bien sentis (avec l'improbable mais délicieux: "les bruits anodins, les rondes de police sans cesse, de bon matin au petit déjeuner se mêlent aux corn flakes").


vendredi 14 décembre 2012

Filastine - Colony collapse (w/ Nova) (2012)

£OOT est le dernier album de Filastine.
Filastine est un artiste intéressant car il réussit à intégrer dans ses compositions des éléments de musiques traditionnelles du monde (plutôt d'origine moyenne orientale) sans que cela ne sonne ni frelaté, ni nostalgique, ni soupe et c'est déjà pas mal !
Il incorpore des sonorités modernes (hip-hop, reggae, (post) dubstep, glitch, noise ...) avec bonheur et maitrise, cherchant toujours à évoluer, c'est encore mieux !
Il y ajoute de surcroit  un fond d'idées conscientes.


Bost & Bim/ John & Paul - Because (feat Ras Pidow) (2009)

John et Paul dans une version reggae comme vous ne l'avez jamais entendue, paisible et spirituelle, secondés par la voix roots de Ras Pidow.
Habilement (et subtilement) mis en musique par le duo Bost & Bim.


mercredi 12 décembre 2012

Skanna - Find me ( 1996)

Une compilation hétéroclite mêlant drum & bass, trip hop, musique africaine, breakbeat ... sans que cela ressemble à un foutoir sans nom.
Pas grand chose à jeter dedans, pour ne pas dire tout à garder (cela va de Francis Bebey à Cujo (aka Amon Tobin) en passant par Trankilou (Ark + Pépé Bradock).
Étant dans une humeur drum & bass, c'est Skanna qui emporte la mise avec Find me, titre élégant tanguant entre douceur vocale et percussion rythmique de bon aloi, ce qui compte tenu du pedigree du bonhomme (John Graham, œuvrant dans le collectif Tilt qui produit de la grosse progressive trance qui tache) est surprenant.
Aussi ne boudons pas notre plaisir !


mardi 11 décembre 2012

Happy Mondays - God's cop (1990)

Véritable ode, encore, vivante (mais parfois dans un état de délabrement avancé) à la défonce et aux excès les Happy Monday avec God's cop sortent le grand jeu.
Un mélange de psychédélisme, de rock branleur, d'hymnes à danser, boire et se défoncer, de voix éraillées, de foutraque attendrissant, d'énergie débridée, de hip-hop abâtardi, de sexe, de joie, un condensé de Madchester à la fin des 80's.


dimanche 9 décembre 2012

Metro Area - Tonky pumpz (2001)

Ce soir c'est disco house sautillante élégante.
Toujours de bon goût (du moins pour ce que j'en connais) Metro Area allie ici classe disco (si c'est possible !) et esprit festif house, à moins que ce ne soit le contraire.
Une rythmique carrée, un bon gimmick de basse, quelque nappes légèrement plaintives, des percus brésiliennes, un peu de tension (faux arrêts et vrai départs) et emballé c'est pesé, rideau !


U Roy & Hopeton Lewis - Tom drunk

Soul Jazz Records, compilateurs de perles, plus ou moins, rares en musiques variées.
Là, avec les (fantastiques) 100,200,300,400,500 % c'est reggae, dub, funk/soul jamaïcaine, ska rocksteady ...
Titre bref et poignant de U Roy et Hopeton Lewis, sous forme de chjami e rispondi, mais à la sauce jamaïcaine (on reste dans une forme d'insularité).
A savourer sans modération.


vendredi 7 décembre 2012

Depeche Mode - Waiting for the night (1990)

"I'm waiting for the night to fall
When everything is bearable
And there in the still
All that you feel is tranquillity" 

J'aime bien la quiétude crépusculaire, cet entre deux ni réellement jour, ni totalement nuit; cette chanson lui sied parfaitement.


jeudi 6 décembre 2012

Steve Reich - Music for 18 musicians (Coldcut remix) (1999)

D'aucun croiront que la musique contemporaine, minimaliste de surcroit est:
  • Difficile d'acces
  • Élitiste
  • Chiante
  • ...
 Je ne peux que leur conseiller de jeter une oreille attentive sur l’œuvre de Steve Reich, riche variée et accessible.
Pour les moins téméraires: commencez par ce remix de Music for 18 musicians par Coldcut. Un début ambient, une fin techno. Le tout envoutant.
S'il y en a qui veulent se faire une idée de l'original c'est par


mercredi 5 décembre 2012

The RZA - Ice cream (instrumental) (2007)

Y a pas à tortiller, le RZA est un PUTAIN de producteur et ce titre est une de ses merveilles.
Avec deux samples improbables, un peu d'Eddy Murphy et une MPC, il crée le track imparable, celui qui même en version instrumentale déchire, envoie du bois, le track autosuffisant.
Bon il y a un p'tit bout de Ghostface à la fin, mais Ghostface qui rappe en français ça l'fait ...


lundi 3 décembre 2012

Ferenc - Sandia (2005)

Petite perle délivrée par le duo Ibérique Ferenc.
Le titre démarre tout en basse et beat techno, relativement lent, très vite une sensation d'oppression gagne, elle confinerait presque à la claustrophobie si des nappes oscillants entre onirisme et apesanteur (les deux ne sont pas incompatibles) ne venaient à leur rescousse.
C'est alors que des vagues acid, mais sans le piquant, juste avec la douceur hypnotique et immersive, amènent l'auditeur au bord de la narcolepsie (un peu à la manière d'un Unit, que j'évoquerai un jour) et de l'asphyxie, en l'enfouissant sous des strates de son, pour son plus grand bonheur.
Difficile de quitter cet état de transe éveillée.


dimanche 2 décembre 2012

The Residents - This is a man's man's world (1984)

Ce soir j'avais envie d'écouter de la soul, j'ai alors pensé: James Brown !!!
Et en fait non ! J'ai commencé à l'écouter et ça ne le faisait pas. Pourtant dans l'absolu j'avais bon: James Brown + l'album Soul on top + le titre It's a Man's, Man's Man's World (c'est écrit ainsi sur la jaquette). Difficile de faire plus soul, ben rien à faire j'étais rétif.
Plongé dans un désarroi certain, je me morfondais.
Puis d'un coup une idée lumineuse: Les Residents !!!
D'accord dans la famille soul ils sont un peu les copains des cousins de l'oncle du bisaïeul de mon chien mais ils peuvent prétendre appartenir à la famille.
Du coup je garde le titre, je change les interprètes et hop c'est parti.
Je dois confesser que c'est, en fait, moins soul, mais ils ont su garder le côté tragique de l'original et la syncope tensionelle si caractéristique chez James Brown en y ajoutant un grain de déjanté et de robotique lo-fi si caractéristique chez eux.


S.I.Futures - We are not a rock band (2001)

S.I.Futures c'est Si Begg, plus connu (enfin c'est relatif) sous ses pseudos Buckfunk 3000 et Cabbage Boy.
Allant de la techno, au glitch en passant par le breakbeat et l'électro notre homme aime la diversité électronique et la bidouille.
Ici il est dans le genre électro techno post-Kraftwerkien, à savoir une rythmique figée dans le marbre, de temps en temps une "folie" percussive synthétique, une voix vocoderisée mais non robotique, un solo monophonique (?!) du feu de dieu.
De la souplesse dans la raideur.


samedi 1 décembre 2012

Jimi Tenor - Hurt me baby (1996)

Jimi Tenor, alien mutant des scènes électroniques, jazz, afrobeat ...
Faisant le grand écart entre l'expérimentation limite bruitiste, du moins ardue, et un jazz quasi lounge (j'exagère un peu), en passant par des projets afrobeat ou symphoniques, le lascar est difficile à cerner.
Sa musique par contre est toujours (enfin presque) dénuée de fautes de goût.
Hurt me baby c'est une base electro/house à tempo neurasthénique sur laquelle un saxo moelleux (pour ne pas dire vicieux) et la voix de Jimi Tenor (semblant toute droit sortie de Vice et Perversité, le magazine des gens ouverts) viennent se poser dessus, de petits effets électroniques bien sentis contribuent à maintenir l'ambiance interlope mi SM, mi cool.


Assassin (Rockin' Squat)/ Supernatural - Undaground Connexion (radio mix) (1996)

Un peu de hip-hop old school et conscient pour débuter le week-end.
Bon mélange de flows avec les extravagances vocales de Supernatural qui contrastent avec le sérieux de Rockin' Squat, prod minimaliste typique du son d'Assassin.


vendredi 30 novembre 2012

Nick Cave & The Bad Seeds - Tupelo (7" version) (1988)

Chanson apocalyptique !
Une tornade des plus dévastatrices, des flots déchainés, des jumeaux (maléfiques ?!) dont un mort né, Le King mais aussi La Bête.
Nick Cave (mais n'oublions pas Mick Harvey et Barry Adamson co-compositeurs et pas totalement manchots) invente ici une mythologie moderne de la naissance du King durant la terrible tornade de Tupelo, cela au prix de petits arrangements avec l'histoire (naissance d'Elvis 1935, tornade 1936), chanson hommage au Tupelo de John Lee Hooker, mais également au Looky looky yonder/black betty (mais si vous connaissez, au moins la version de Ram Jam) de Lead Belly; soit de bonne bases pour ancrer sa création dans l'histoire musicale, ça a de la gueule !
Musicalement ça envoie aussi, une basse puissante, monolitique et métronomique véritable colonne vertébrale de la chanson épaulée par la batterie et la guitare, ces dernières traduisant la violence des éléments alors que la basse est une figuration de sa force. Reste le chant possédé de Nick Cave hallucinant prêcheur oscillant entre la folie et la ferveur qui nous conte son histoire.


Ganja Kru - Super sharp shooter (1996)

Avec Ganja Kru petite dose de jungle à l'ancienne, sample de funk (Fred Wesley), de hip-hop (Method Man et LL Cool J), de niaiserie 60's (Tommy Roe et ce break que vous avez souvent entendu), utilisation du "Amen break", grosse basse, du lourd et bon quoi !


jeudi 29 novembre 2012

Norma Jean Bell - I like the things you do to me (Moodymann mix) (1996)

Un peu de deep house chaude et sensuelle pour réchauffer ce début de soirée.
Moodymann délivre ici son mix y ajoutant sa touche, subtil mélange de sonorités organiques, de sexe, de répétitions house, de digressions jazz, magnifiant l'original de son alter ego féminin Norma Jean Bell.
Moi aussi j'aime bien les choses qu'ils me font.


mercredi 28 novembre 2012

Mellow - Instant love (1998)

Retour vers le futur avec ce titre, hybridation entre la pop des Beatles et les harmonies vocales des Beach Boys.
Mélodie douce (douçâtre ?), arrangements raffinés (cuivres et vents avec parcimonie, claviers tempérés), batterie en retrait à l'ancienne, durée (3 minutes et des brouettes), guitare minimale mais efficace, chant avec un accent "délicieusement"  français.
Y a plus qu'à faire chauffer la DeLorean McFly direction les 60's Manchester, puis la Californie !


mardi 27 novembre 2012

United Future Organization - Loud minority (radio mix) (1992)

Attention des aliens sont parmi nous ! Ils se présentent sous la forme d'un combo franco-nippon et sont arrivés, il y a une vingtaine d'années, à bord de leur UFO.
Loud minority: basse pneumatique affolante, trompette échevelée volée à Miles, section cuivre efficace sans grandiloquence, piano d’obédience latino efficace, rythmique d'inspiration jazz pêchue mais sans excès avec variations aux moments cruciaux et percussions, bongos et congas en bonus, scat (la technique vocale, pas l'ologie) exhortations et intro parlée...
Un petit concentré de groove en moins de 5 minutes qui mérite bien son oreille attentive.

PS: ne pas fuir face à l'intitulé acid jazz, qui s'il laisse souvent entrevoir une soupe insipide dans le meilleur des cas cache aussi quelques pépites musicales.


lundi 26 novembre 2012

Panacea - A million lightyears (1999)

Panacea produit ici un track de jungle qui n'est qu'une longue intro de plus de 5 minutes, mais tout en tension masquée et en furie contenue.
On sent que ça pourrait péter à tout moment que la folie brutiste qui l'habite généralement est sous-jacente, mais le bougre joue avec nos nerfs, mettant en place une multitude de chausse-trappes (ses nappes quasi ambient) laissant poindre des fausses pistes (un début d'accélération du rythme) pour flouer son auditeur.
C'est parti pour le voyage inter stellaire.

Lien: Panacea - A million lightyears

Lenny Costanza (aka Earl Zinger) - Can't get you out of my bed (2003)

Lenny Costanza voilà un patronyme qui fleure bon le crooner des années 50/60, le jazz un peu guindé mais cool malgré tout.
C'est un peu de cela qu'il est question ici, non pas que le titre date des années 50/60, mais plutôt qu'il y est question d'un pastiche de jazz faussement maniéré.
Derrière Lenny Costanza il y a Earl Zinger ou Rob Gallagher pour son vrai nom, âme du groupe Galliano ou 2 Bank of 4.
Donc un jazz groovy tout en finesse pour une reprise d'un titre quelque peu connu de Kylie Minogue !
Surprenant mais finalement très agréable surpassant l'original par son coté décalé.


dimanche 25 novembre 2012

La Fête Triste - Lèvres froides (2011)

Mieux que la Compagnie Créole et Bézu réunis, voici les nouveaux ambianceurs: La Fête triste.
La Fête Triste ?
Un hommage à Trisomie 21 ? Bien possible !
Un groupe ? Pas vraiment un seul membre permanent.
Des français ? Même pas ! Il s'agit d'un allemand !
Est-il joyeux ? Pas vraiment, les langues de belle mère, serpentins, confettis et coussins péteurs ne sont pas de sortie. C'est plutôt ambiance cold wave/post punk/electro industriel, triste, plaintive, on est chez les "j'ai faim/j'ai froid" moqués par IAM il fut un temps, fuir n'est pas nécessaire; les écouter est une possibilité.
Lèvres froides est-ce audible ? Oui et c'est même bien fait on croirait que c'est d'époque; par contre la "chanteuse" n'a pas une diction des plus compréhensibles, c'est aussi ce qui participe au charme du morceau.
C'est même téléchargeable, c'est dire la modernité de ces gens-là !


Green Velvet - The Stalker (1996)

Faut-il rencontrer Green Velvet le soir au détour d'une ruelle sombre ?
L'écoute de ce morceau peut permettre de douter qu'il soit opportun réellement de le faire.
Green Velvet y conte l'histoire d'un amoureux transi qui attend sa dulcinée pour lui offrir des fleurs.
De prime abord cela semble touchant, mais quand on sait qu'il attend depuis une vingtaine d'heures, que faute de roses il offre des marguerites trempées dans son sang afin qu'elles soient de la bonne couleur et qu'il clame tout au long du morceau: "I'm losing my mind", un léger frisson nous parcourt l'échine.
Ajoutons à cela une musique évoquant une plongée dans les cerveaux de Ted Bundy, Henry Lee Lucas ou Francis Haulne, nous frétillons d'envie de devenir le 4ème partenaire pour une belote.
Donc il raisonnable d'éviter de rencontrer Green Velvet (de manière diurne ou nocturne d'ailleurs) quoique ...


The Kinks- Sunny afternoon (1966)

Les Kinks, artisans pop anglais dans un exercice doux-amer typique de leur art durant le milieu des années 60.
Ton désabusé avec une, vague, lueur d'espoir; fatalisme optimiste ?
Par contre une erreur de saison manifeste: je ne sens pas Ray Davis glander en été dans cette chanson, je l'imagine plutôt glander, certes, mais sur un banc dans un parc londonien avec une bière tiède en automne.
Et puis ça m'arrange c'est plus de saison !

Lien: The Kinks- Sunny afternoon

vendredi 23 novembre 2012

Azari & III - Into the night (2011)

Une touche délicieusement rétro qui me replonge dans la house des années 90.
Chant et prod old school, un peu de tape à l’œil mais qui évite cependant la vulgarité et la facilité.
Azari & III me font plonger tête la première dans une sorte de béatitude spontanée, un peu niaise, mais agréable.
C'est pas tout mais y faut que je retourne sur le dancefloor lever mes mains au ciel et suer avec un sourire un peu crétin.


jeudi 22 novembre 2012

One Switch To Collision - Smokes (2008)

Du rock psyché français (entre autres) bien allumé.
Un trip de 7 minutes qui démarre presque tranquillement (malgré une sorte de tension sous-jacente) avec l'association orgue/guitare qui assez vite s'énervent pour poursuivre par une furie frénétique et se calmer sur la fin.
Une voix avec un air de déjà entendu; mais je ne saurai pas dire qui.

Sorti sur le bien barré Pan European Recording.


mercredi 21 novembre 2012

A.M. - All my signs (2013)

“Taking drugs to make music to take drugs to”
Spacemen 3

Barré à souhait, répétif et hypnotique, flash stroboscopiques, psychédélique bourré aux amphétes, des phosphènes guitaristiques à ne plus savoir qu'en faire, reverbe et delay à tous les étages, approuvé par Julian Cope, boite à rythme anémique et monolitique, bruyant, hululé par nuit de pleine lune, saturation salutaire, foutage de gueule talentueux, spacio-cathartique, pédale wah wah vivante (ceci n'est pas une injure), les Spacemen 3 et Suicide ensemble et en plus allumés et drogués (je suis d'accord c'est difficile à concevoir), vinyle, écouter trop fort, fuzz box indomptée, saignement tympaniques et récurage auditif, défibrillateur en libre accès, rageur et jouissif, faire chier les voisins, jeunesse sonique.
Bref indispensable ! Même en étant sourd !


Dr Dre - Keep their heads ringin' ... ding ding dong (1995)

"Thank god it's friday !"
Un bon beat massif, une basse en or, un flow grave et lourd, des chœurs suaves et sexy à souhait.
Ça dégouline de funk version années 90 (en même temps vu le sample du "ding ding dong" c'était pas trop dur non plus!).
Pour sur cela va être un bon vendredi (en fait c'est plutôt parti pour un mercredi).
Dre au top quoi ! Comme souvent.

Lien: Dr Dre - Keep their heads ringin' ... ding ding dong