mercredi 29 février 2012

Pascal Comelade - Musiques pour films vol 2


Que dire, qu'il s'agit de musiques de films qui ne sont jamais passées dans les films pour lesquels elles ont été composées (en même temps de quels films s'agit-il ?) sauf une. Qu'il s'agit d'un volume 2 alors qu'aucun volume 1 n'existe !
Que bien qu'inédits certains morceaux sont connus (Historia d'un amor et Paint it black, on a connu plus inédit).
Que Pascal Comelade aime bien brouiller les pistes, nous perdre, pour notre plus grand plaisir. Des morceaux qui oscillent entre musique enfantine, musique populaire traditionnelle, musique expérimentale, odes au piano et à la guitare jouets, symphonies d'élastiques, krautrock sans choux ni rock, musiques de génériques de Strip tease (l'émission de France 3, pas les effeuillages coquins, oui il y a pour moi une parenté entre le générique de cette émission et le titre Péplum bien qu'ils soient différents).
A défaut d'illustrer de vrais films il nous offre un voyage à la fois simple, magique et sophistiqué; tout l'art de Comelade, ce funambulisme entre les extrêmes.

samedi 18 février 2012

Arthur H - Trouble-fête (1996)


Sorti en pleine vague trip-hop au milieu des années 90, ce disque aurait bien pu être assimilé à une tentative française de coller à l'inventivité musicale de la perfide Albion. Ce serait réducteur.
Arthur H mérite mieux, certes ce disque nous propose une ambiance feutrée, un peu brumeuse et languide; mais à la différence des grands bretons les instruments sont joués live, le recours aux samples est rare. L'inspiration ne vient pas du hip-hop mais dérive plutôt du jazz, comme souvent sur ses premiers albums.
Et puis il y a les textes allant du classique de la littérature française (Salammbô) au presque surréaliste (La femme idéale, La Tour Eiffel sidérale) toujours poétique et parfaitement accompagnés par des musiques pertinentes.

lundi 13 février 2012

Moodymann - Forevernevermore (2000)


Si David G et Bob S sont vos seules "références" en matière de house, il est tant de remédier à cela et d'élargir votre horizon musical.
Non la house n'est pas qu'une musique de simplets chargés comme des mules au red bull, associé à divers alcool,s ne pensant que mode, iphone, facebook et autres nécessités de la vie moderne.
Avant tout un détour par la case deep house s'impose.
Un arrêt Moodymann est nécessaire. Pour aujourd'hui ce sera Forevernevermore son troisième album.
Qu'est-ce-que la Deep house ?
Une musique sur laquelle danser, certes, mais c'est avant tout une musique avec une âme (que les 2 sus-nommés, David et Bob pour mémoire, ont vendue en échange de la gloire et de l'argent ( aussi, surtout ). Il y a des incantations gospel, du sexe, des percussions, de la sueur, du stupre, du "preaching", du rythme, du sax, de la ferveur, des voix habitées et envoutantes, de la tristesse et de la joie également, c'est doux, suave, rugueux, sensuel, salace en même temps. En cherchant bien on y trouve également une évocation (très furtive) de Led Zepellin, c'est dire l'étendue des influences du lascar.

Bref un disque qui une fois sur votre platine ne la quittera plus, un investissement pour les jours de cafard quand le soleil ne daigne pas se montrer; un peu de chaleur.


dimanche 12 février 2012

Carl Craig - Landcrusing (1995)


Kraftwerk a un enfant: Carl Craig. Ce dernier s'est inspiré de ses géniteurs pour cet album un peu d'Autobahn et de Trans Europe Express pour ce Landcruising.
La même thématique du voyage, routier ou ferroviaire qu'importe après tout, avec une différence malgré tout celui de Carl Craig me semble plus nocturne, plus éthéré, plus onirique, totalement instrumental. Une BOF d'un film imaginaire totalement mental, toujours avec ce supplément d'âme si caractéristique d'une techno "à l'ancienne" propre à Detroit.
Il va quand même que je confronte cet album à son auto edit/remix de 1995: The album formely known as ...