vendredi 30 novembre 2012

Nick Cave & The Bad Seeds - Tupelo (7" version) (1988)

Chanson apocalyptique !
Une tornade des plus dévastatrices, des flots déchainés, des jumeaux (maléfiques ?!) dont un mort né, Le King mais aussi La Bête.
Nick Cave (mais n'oublions pas Mick Harvey et Barry Adamson co-compositeurs et pas totalement manchots) invente ici une mythologie moderne de la naissance du King durant la terrible tornade de Tupelo, cela au prix de petits arrangements avec l'histoire (naissance d'Elvis 1935, tornade 1936), chanson hommage au Tupelo de John Lee Hooker, mais également au Looky looky yonder/black betty (mais si vous connaissez, au moins la version de Ram Jam) de Lead Belly; soit de bonne bases pour ancrer sa création dans l'histoire musicale, ça a de la gueule !
Musicalement ça envoie aussi, une basse puissante, monolitique et métronomique véritable colonne vertébrale de la chanson épaulée par la batterie et la guitare, ces dernières traduisant la violence des éléments alors que la basse est une figuration de sa force. Reste le chant possédé de Nick Cave hallucinant prêcheur oscillant entre la folie et la ferveur qui nous conte son histoire.


Ganja Kru - Super sharp shooter (1996)

Avec Ganja Kru petite dose de jungle à l'ancienne, sample de funk (Fred Wesley), de hip-hop (Method Man et LL Cool J), de niaiserie 60's (Tommy Roe et ce break que vous avez souvent entendu), utilisation du "Amen break", grosse basse, du lourd et bon quoi !


jeudi 29 novembre 2012

Norma Jean Bell - I like the things you do to me (Moodymann mix) (1996)

Un peu de deep house chaude et sensuelle pour réchauffer ce début de soirée.
Moodymann délivre ici son mix y ajoutant sa touche, subtil mélange de sonorités organiques, de sexe, de répétitions house, de digressions jazz, magnifiant l'original de son alter ego féminin Norma Jean Bell.
Moi aussi j'aime bien les choses qu'ils me font.


mercredi 28 novembre 2012

Mellow - Instant love (1998)

Retour vers le futur avec ce titre, hybridation entre la pop des Beatles et les harmonies vocales des Beach Boys.
Mélodie douce (douçâtre ?), arrangements raffinés (cuivres et vents avec parcimonie, claviers tempérés), batterie en retrait à l'ancienne, durée (3 minutes et des brouettes), guitare minimale mais efficace, chant avec un accent "délicieusement"  français.
Y a plus qu'à faire chauffer la DeLorean McFly direction les 60's Manchester, puis la Californie !


mardi 27 novembre 2012

United Future Organization - Loud minority (radio mix) (1992)

Attention des aliens sont parmi nous ! Ils se présentent sous la forme d'un combo franco-nippon et sont arrivés, il y a une vingtaine d'années, à bord de leur UFO.
Loud minority: basse pneumatique affolante, trompette échevelée volée à Miles, section cuivre efficace sans grandiloquence, piano d’obédience latino efficace, rythmique d'inspiration jazz pêchue mais sans excès avec variations aux moments cruciaux et percussions, bongos et congas en bonus, scat (la technique vocale, pas l'ologie) exhortations et intro parlée...
Un petit concentré de groove en moins de 5 minutes qui mérite bien son oreille attentive.

PS: ne pas fuir face à l'intitulé acid jazz, qui s'il laisse souvent entrevoir une soupe insipide dans le meilleur des cas cache aussi quelques pépites musicales.


lundi 26 novembre 2012

Panacea - A million lightyears (1999)

Panacea produit ici un track de jungle qui n'est qu'une longue intro de plus de 5 minutes, mais tout en tension masquée et en furie contenue.
On sent que ça pourrait péter à tout moment que la folie brutiste qui l'habite généralement est sous-jacente, mais le bougre joue avec nos nerfs, mettant en place une multitude de chausse-trappes (ses nappes quasi ambient) laissant poindre des fausses pistes (un début d'accélération du rythme) pour flouer son auditeur.
C'est parti pour le voyage inter stellaire.

Lien: Panacea - A million lightyears

Lenny Costanza (aka Earl Zinger) - Can't get you out of my bed (2003)

Lenny Costanza voilà un patronyme qui fleure bon le crooner des années 50/60, le jazz un peu guindé mais cool malgré tout.
C'est un peu de cela qu'il est question ici, non pas que le titre date des années 50/60, mais plutôt qu'il y est question d'un pastiche de jazz faussement maniéré.
Derrière Lenny Costanza il y a Earl Zinger ou Rob Gallagher pour son vrai nom, âme du groupe Galliano ou 2 Bank of 4.
Donc un jazz groovy tout en finesse pour une reprise d'un titre quelque peu connu de Kylie Minogue !
Surprenant mais finalement très agréable surpassant l'original par son coté décalé.


dimanche 25 novembre 2012

La Fête Triste - Lèvres froides (2011)

Mieux que la Compagnie Créole et Bézu réunis, voici les nouveaux ambianceurs: La Fête triste.
La Fête Triste ?
Un hommage à Trisomie 21 ? Bien possible !
Un groupe ? Pas vraiment un seul membre permanent.
Des français ? Même pas ! Il s'agit d'un allemand !
Est-il joyeux ? Pas vraiment, les langues de belle mère, serpentins, confettis et coussins péteurs ne sont pas de sortie. C'est plutôt ambiance cold wave/post punk/electro industriel, triste, plaintive, on est chez les "j'ai faim/j'ai froid" moqués par IAM il fut un temps, fuir n'est pas nécessaire; les écouter est une possibilité.
Lèvres froides est-ce audible ? Oui et c'est même bien fait on croirait que c'est d'époque; par contre la "chanteuse" n'a pas une diction des plus compréhensibles, c'est aussi ce qui participe au charme du morceau.
C'est même téléchargeable, c'est dire la modernité de ces gens-là !


Green Velvet - The Stalker (1996)

Faut-il rencontrer Green Velvet le soir au détour d'une ruelle sombre ?
L'écoute de ce morceau peut permettre de douter qu'il soit opportun réellement de le faire.
Green Velvet y conte l'histoire d'un amoureux transi qui attend sa dulcinée pour lui offrir des fleurs.
De prime abord cela semble touchant, mais quand on sait qu'il attend depuis une vingtaine d'heures, que faute de roses il offre des marguerites trempées dans son sang afin qu'elles soient de la bonne couleur et qu'il clame tout au long du morceau: "I'm losing my mind", un léger frisson nous parcourt l'échine.
Ajoutons à cela une musique évoquant une plongée dans les cerveaux de Ted Bundy, Henry Lee Lucas ou Francis Haulne, nous frétillons d'envie de devenir le 4ème partenaire pour une belote.
Donc il raisonnable d'éviter de rencontrer Green Velvet (de manière diurne ou nocturne d'ailleurs) quoique ...


The Kinks- Sunny afternoon (1966)

Les Kinks, artisans pop anglais dans un exercice doux-amer typique de leur art durant le milieu des années 60.
Ton désabusé avec une, vague, lueur d'espoir; fatalisme optimiste ?
Par contre une erreur de saison manifeste: je ne sens pas Ray Davis glander en été dans cette chanson, je l'imagine plutôt glander, certes, mais sur un banc dans un parc londonien avec une bière tiède en automne.
Et puis ça m'arrange c'est plus de saison !

Lien: The Kinks- Sunny afternoon

vendredi 23 novembre 2012

Azari & III - Into the night (2011)

Une touche délicieusement rétro qui me replonge dans la house des années 90.
Chant et prod old school, un peu de tape à l’œil mais qui évite cependant la vulgarité et la facilité.
Azari & III me font plonger tête la première dans une sorte de béatitude spontanée, un peu niaise, mais agréable.
C'est pas tout mais y faut que je retourne sur le dancefloor lever mes mains au ciel et suer avec un sourire un peu crétin.


jeudi 22 novembre 2012

One Switch To Collision - Smokes (2008)

Du rock psyché français (entre autres) bien allumé.
Un trip de 7 minutes qui démarre presque tranquillement (malgré une sorte de tension sous-jacente) avec l'association orgue/guitare qui assez vite s'énervent pour poursuivre par une furie frénétique et se calmer sur la fin.
Une voix avec un air de déjà entendu; mais je ne saurai pas dire qui.

Sorti sur le bien barré Pan European Recording.


mercredi 21 novembre 2012

A.M. - All my signs (2013)

“Taking drugs to make music to take drugs to”
Spacemen 3

Barré à souhait, répétif et hypnotique, flash stroboscopiques, psychédélique bourré aux amphétes, des phosphènes guitaristiques à ne plus savoir qu'en faire, reverbe et delay à tous les étages, approuvé par Julian Cope, boite à rythme anémique et monolitique, bruyant, hululé par nuit de pleine lune, saturation salutaire, foutage de gueule talentueux, spacio-cathartique, pédale wah wah vivante (ceci n'est pas une injure), les Spacemen 3 et Suicide ensemble et en plus allumés et drogués (je suis d'accord c'est difficile à concevoir), vinyle, écouter trop fort, fuzz box indomptée, saignement tympaniques et récurage auditif, défibrillateur en libre accès, rageur et jouissif, faire chier les voisins, jeunesse sonique.
Bref indispensable ! Même en étant sourd !


Dr Dre - Keep their heads ringin' ... ding ding dong (1995)

"Thank god it's friday !"
Un bon beat massif, une basse en or, un flow grave et lourd, des chœurs suaves et sexy à souhait.
Ça dégouline de funk version années 90 (en même temps vu le sample du "ding ding dong" c'était pas trop dur non plus!).
Pour sur cela va être un bon vendredi (en fait c'est plutôt parti pour un mercredi).
Dre au top quoi ! Comme souvent.

Lien: Dr Dre - Keep their heads ringin' ... ding ding dong

mardi 20 novembre 2012

lundi 19 novembre 2012

Katerine - Le jardin anglais (1996)

Il fut un temps, dans une vie antérieure, Katerine composait de petites pièces musicales ayant charme désuet de la jazz/pop des années 60, mâtinée d'un relent de Gainsbourg en plus easy listening.
Vibraphone, flute, trompette, contrebasse ponctuaient ses saynètes, formant un écrin où une guitare digne d'Elek Bacsik distillait une délicate et douce mélodie, soutenue par une batterie tempérée (bon parfois dans un élan frénétique le bougre se lançait dans des jerks psychédéliques et la tempérance et la douceur étaient moins perceptibles), sa voix susurrant ses textes.
Hélas un jour il dut être kidnappé par des robots ou des extra-terrestres et subit une métamorphose se déclarant Robot(s) après tout et produisant une musique où la délicatesse et la douceur furent remplacées par la facilité et la putasserie pompière (bien que une certaine folie subsistât dans ses textes).
Il eu ensuite un grave accident qui entraîna  une lobotomie qui se traduisit par l'atroce album Philippe Katerine  et par un physique tout comme un ego boursouflés. Il y prit son public pour un ramassis d'attardés hydrocéphales, son public n'eut qu'un souhait qu'il se carre sa banane, non pas dans son fondement, mais au fin fond de sa gorge pour qu'au moins on ne l'entende plus soliloquer d'une voix nasillarde des plus insupportables.
Un miracle ou un neurochirurgien doué lui permirent de retrouver quelque peu ses facultés pour son album Francis et ses peintres, 52 reprises dans l'espace, dont une bonne partie de bon aloi.

Lien: Katerine - Le jardin anglais

Dj Shadow - Def surrounds us (2011)

Dj Shadow dans un exercice d'électro/hip-hop/dubstep cinématique. Le bougre ne s'en tire  pas mal: samples lugubres, voix appropriées, divagations et cavalcades rythmiques.
Plutôt frais par rapport à certains de ses derniers titres trop ampoulés.


dimanche 18 novembre 2012

Illyah & Ltd. Candy - LTD (2010)

Du dub 8 bits lo-fi allemand. Attention lo-fi et allemand mais pas misérabiliste ni de mauvaise facture.
Au contraire sympathique et entrainant.



LTD from illyah & ltd. candy on Myspace.

(ça alors myspace existe encore !)

samedi 17 novembre 2012

Boards Of Canada - Music is math (2002)

Un titre de Boards Of Canada tout en contrastes.
Une candeur enfantine côtoie une inquiétude diffuse et sourde, une luminosité musicale fraie avec une angoisse insidieuse, une mélodie à la ligne claire lutte avec un psychédélisme sous-jacent, la spontanéité se débat avec la programmation, le passé se retrouve dans le  présent ("the past inside the present"), un rythme quasi hip-hop surnage au milieu d'un océan quasi ambient; la musique est les maths


jeudi 15 novembre 2012

Material feat Ramm Ell Zee - No guts no galaxy (1999)

Material c'est Bill Laswell plus de multiples et variés acolytes.
Aujourd'hui c'est Ramm Ell Zee qui vient lui prêter main forte dans le rôle du rappeur.
Au menu du "mutant hip-hop", scratch à bon escient, beat carré, piano un peu classique, basse Laswellienne, vocaux extra-terrestres, éléments hallucinés indéfinissables, plus une dose de folie spatiale inhérente aux deux allumés susnommés.
Ils prouvent que leur affirmation "rap is still an art" n'est pas usurpée.


mercredi 14 novembre 2012

K7 - Move like this (1993)

L'autre jour furetant dans mon grenier, j'ai retrouvé les 4 volumes des Greatest Beats de Tommy Boy.
Tout n'est pas bon, loin de là.
Il y a même des trucs horribles, j'ose à peine citer du bout des lèvres Club Nouveau de peur de raviver leur fantôme et leur souvenir.
Par contre hormis Bambaataa, Stetsasonic, Naughty By Nature et autres De La Soul, j'y ai aussi redécouvert K7, quasi inconnu du hip-hop, pas dénué de talent (du moins sur ce titre).
Prod à l'ancienne avec un bon boom bap beat, mélodie sympa flow qui tient la route.

Lien: K7 - Move like this

mardi 13 novembre 2012

Meat Beat Manifesto - Radio Babylon (Peel session) (1993)

Une hybridation réussie.
Dub, industriel, breakbeat mélangés selon un délicat et efficace dosage par Jack Danger, savant fou de l'électro.
Version spéciale pour les Peel sessions, un peu plus courte, avec quelques ajouts vocaux, des samples différents, une version un peu plus "jamaïcaine" en quelque sorte.


lundi 12 novembre 2012

Anti-Pop Consortium - Lift (2000)

Suicide faisant du hip-hop, voici qui résume assez bien Anti-Pop Consortium.
Du hip-hop sombre, lent, bruitiste, expérimental, électronique, désabusé, mais néanmoins frais, fureteur, renaissant.
A découvrir absolument !


samedi 10 novembre 2012

Living Colour - Ausländer dubländer remix (1993)

Pas vraiment un hommage à Camus cet étranger.
Nous voilà de nuit dans une friche industrielle où résonnent des criquets génétiquement modifiés, des remugles de rave se font entendre, une guitare strie violemment l'espace, puis un calme précaire parait s'installer. Puis une basse inquiétante retentit, sèche et abrupte, prélude à un déchainement de bruit. Passant de la rave à la guitare, Adrian Sherwood crée un climat étrange, menaçant, sombre, diffus, hostile.


Benge - Raludom morf (2001)

Tiré de Substancia 3 sur Quatermass/Sub Rosa, ce titre de Benge peut laisser craindre une electronica expérimentale, ardue et aride, il n'en est rien.
Certes il y a toujours une partie expérimentale oscillant entre Pan Sonic et Autechre mais ce qui prédomine est un pied techno entêtant se mariant bien avec le coté expérimental.
Au final un morceau immersif et hypnotique.


Elder William Smith - His voice (2009)

Où il est question de funk, de soul, de gospel, de chanteur habité, de rythme diabolique (ce qui est paradoxal pour du gospel), d'une guitare enflammée, de 2'58" ...
Pour peu on deviendrait fou de la messe (peut-être pas quand même).


jeudi 8 novembre 2012

Sun Ra - Where there is no sun (1978) / Frédéric Galliano - Nangadef Maafric (1997)


100ème POST

Pour une fois 2 morceaux dans le même post.
J'ai découvert Frédéric Galliano avec Nangadef Maafric plus ou moins lors de sa sortie, sur Nova (peut-être) ou sur une compile que l'on m'avait passé à l'époque, ou ailleurs (c'est certain), je l'ai réellement eu sur la compile La Yellow collection. Ce morceau m'a longtemps hanté par ses contrastes, un piano doux et sombre, une voix un peu triste ressassant "there is no sun", "there is no day", "sky is the sea of darkness" et "eternal fear of dark" (cela étant un peu angoissant pour un héliophile convaincu) d'un côté, rythme jazz, puis limite house oscillant entre Brésil et Afrique, puis cris quasi orgasmiques et brèves apparitions de cuivres d'autre part.
Soupçonnant un sample de jazz, j'ai cherché, sans Shazam, ni internet (je parle d'un temps ancien); n'ayant pas de connection jazz je dois dire que j'ai galéré. Finalement longtemps après j'ai, au détour d'une discographie de Sun Ra (car c'était lui !), trouvé un titre qui pourrait correspondre: "When there is no sun", une bonne partie du chemin était faite il ne me restait que deux albums où se trouvait ce morceau (ce qui dans sa pléthorique discographie n'est pas rien), mais manque de bol aucun des deux n'étaient disponible à un prix décent ni en cd. Finalement Youtube a été mon sauveur, me permettant d'écouter dans un premier temps le morceau convoité, puis une réédition de 2009 d'en écouter l'intégralité.
Bilan: sobre pour du Sun Ra, pas d'orchestration luxuriante, ni de délires (enfin pas trop) spacio-surréalistes, mais classieux.



mardi 6 novembre 2012

Christophe - Sunny road to Salina (1970)

Christophe, oui le  Christophe moustachu d'Aline , dans un exercice très différent, celui de la BOF.
Toujours une certaine sensibilité (sensualité ?) qui lui est propre, mais également une ambiance Morriconienne qui en dépareillerait pas dans un western; chœurs et guitare mis en avant, ruptures de rythme, alternance calme/tension, fin de morceau limite bruitiste.
Un exercice surprenant mais réussit; le film l'est-il autant ? Ne l'ayant pas vu je ne m'aventurerai pas au commentaire à l'aveugle.


Node - Olivine (1995)

Olivine est comme un mélange entre de la musique traditionnelle japonaise (pour le début du morceau) et de l'ambient krautrock modernisé d'un Tangerine Dream aérien et angoissant, toujours enveloppant et riche.
Il s'agit bien d'une évolution et non pas d'un plagiat.


lundi 5 novembre 2012

Mc Strogoff - Suce mon couille

Quelques grammes de finesse et de délicatesse dans ce monde de brutes.
Merci Mc Strogoff d'être notre bouffée d'oxygène, merci pour ce hip-hop raffiné et subtil, un gros doigt à la vulgarité et la trivialité dans le rap: elles sont largement battues.
Enfin, c'est pas trop tôt !

Lien: Mc Strogoff - Suce mon couille


Doug Wimbish - Bedwood (1999)

Est-il encore besoin de présenter Doug Wimbish ?
Ce bassiste a un  CV long comme un album d'André Rieu (Sugar Hill Gang, Living Colour, Takeahead, Mark Steward and Maffia, le label On-U Sound ...) et pourtant il reste peu connu.
Du dub ambient world, voilà qui pourrait définir son style.
Certes, cela peut au premier abord effrayer un peu, la crainte d'une soupe insipide digne des pires compiles lounge et autres ramassis de titres cadeaux Bonux de bars, rôde.
Heureusement il n'en est rien, notre homme maitrise son sujet et il évite largement les écueils de la facilité.
Tout en délicatesse et en finesse, il donne un matériau propice à la rêverie.
Profitons-en !


samedi 3 novembre 2012

Wall Of Voodoo - They don't want me (1982)

Un titre à la Joy Division, une ambiance pesante faite de boite à rythmes bancales, de guitares aux relents punks, de synthés tirés de films d'horreur refusés en série Z (c'est plausible vu le passé d'un des Wall of Voodoo), des vocaux un poil monotones, un peu dignes d'un sous Ian Curtis, tout cela répété ad libitum; voilà les éléments de ce morceau.
Une porte ouverte sur rien, nimbée de fumée, au milieu d'un potentiel désert, pochette hommage incongru tant  au monolithe ancien de Kubrick qu'aux portes mystérieuses à venir de Lynch; voici qui rajoute à l'étrange.
Une petite réussite d'adéquation image/son.
Toutefois une question cruciale demeure: qui sont ces gens qui ne veulent plus de lui alors qu'avant ils le voulaient et surtout pourquoi ?


Dj Dee Nasty - Bum rush feat Dynamax (2001)

Trop souvent oublié dans le hip-hop français et pourtant figure tutélaire (cf son chapitre dans Combat rap II) de ce dernier, Dee Nasty n'est pas qu'un bon Dj c'est aussi un bon producteur comme le prouve ce titre.
Bon sample, rythmique imparable, flow rebondissant du Mc, dynamique du morceau. Rien de tel pour débuter un samedi.

Lien: Dj Dee Nasty - Bum rush feat Dynamax

vendredi 2 novembre 2012

Nick Holder - Sometime I'm blue (1998)

Nick Holder propose un peu de deep house classieuse pour le début de soirée.
Piano et basse jazz finement ciselés, rythmique du même jazz, toujours en douceur, vocaux soyeux, puis cela se transforme subtilement en tournerie deep house envoutante.
J'y retourne de ce pas.


Andrea Parker - Melodious thunk (1996)

Andrea Parker ne peut être une musicienne totalement apaisée.
Tout dans ce Melodious thunk œuvre pour que l'auditeur se sente oppressé et angoissé  par la machinerie souterraine, inexorable et morbide  mise en place.
Seules de ténue notes de basse synthétique, vagues réminiscences déformées et monstrueuses d'un Show me love de Robin S abâtardi, viennent fugacement évoquer un semblant de terrain familier et encore ...
Dire qu'il s'agit peut-être d'un rêve d'Andrea Parker, je n'ose imaginer ses cauchemars.


jeudi 1 novembre 2012

Monolake - Ionized (2001)

Monolake réussit à transformer une techno minimale, froide et aride en une introspection onirique et lumineuse totalement immersive dont on aimerait ne jamais remonter.
Comment ?
Tout simplement avec du talent, jouant habilement avec les boucles rythmiques en constant mouvement, avec les nappes aux micros changements, avec un son de basse monolithique.
Simple seulement en apparence.
Dangereusement addictif. 


Jacno - Rectangle (feat AS Dragon) (2002)

Pour ceux qui ont connu Jacno et Groquick durant les années 80, c'est la minute de nostalgie.
C'est un peu réducteur de réduire Jacno à cette pub et ce titre ...

Lien: Jacno - Rectangle (feat AS Dragon)