lundi 30 décembre 2013

Seven Dub - Rock it tonight (1998)

- J'lui trouve un goût de downtempo ?
- Y'en a !
- Du dub ?
- Y'en a aussi !
- Il a comme un goût de suave.
- C'est normal c'est à cause de la voix chaude et   douce de la chanteuse.
- Bon au final c'est pas mal pour buller, non ?
- Ouais !
- Ramène donc un p'tit coup de rouquin et de quoi grailler !


Louise Attaque - Sean Penn, Mitchum (2005)

Louise Attaque malgré des musiques lestes c'est quand même un peu répétitif et du coup vite lassant.
Pourtant quelques exceptions se glissent dans leur discographie comme ce Sean Penn, Mitchum.
Rythmique quasi hip-hop, basse quasi dub, voix quasi supportable (ok c'est de la mauvaise fois), bruitages et nappes quasi expérimentaux, samples aériens, mélodie sereine, violon discrets et bien mis en valeur, paroles oscillant entre le non sens, l'onirisme, le surréalisme.
5 minutes d'évasion musicale planante.
Un titre qui ne dénoterait pas dans un mix de balearic branlouilleur post réveillon.


samedi 28 décembre 2013

Jérome Minière - S'il ne se perd pas, il s'ennuie (1998)

Le label Lithium était quand même un sacré repaire d'allumés.
Jérôme Minière est surement le plus discret d'entre-eux.
Sur ce double album il livre un trip-hop bricolé et bâtard, un hip-hop lo-fi et pouilleux, une électro déglinguée et brinquebalante; toujours un peu à coté de la plaque, un peu largué et pourtant mettant en plein dans le mille.
La première partie nous permet d'admirer ses talents de rappeur, assez minables au demeurant par contre en slammeur ou spoken wordeur il assure et renvoie à leurs pénates les Abd El Malade et compagnie, en murmureur c'est un dieu vivant (Françoise Hardy et d'autres ont bien fait carrière en étant aphones).
La seconde partie nous permet de jouir d'instrumentaux bricolés, certes mais tenant la dragée haute à pas mal de truc bien plus pourris sortis à la même époque.
Et surtout Jérôme Minière pose des questions existentielles essentielles, il se demande "ce qu'était exactement une seconde" et propose une méthode expérimentale pour la visualiser (allumer et éteindre très rapidement la lumière pour la voir apparaitre). il propose également des solutions contre l'ennui: se perdre, physiquement mais également dans une multitude de pensées rebondissantes, ricochant aléatoirement.
Avec un final de mise en abîme de notre condition, notre système solaire comme une cellule d'un corps obèse.


David Bowie - I'm deranged (Lost Highway ost 1996)

Générique de début, de fin, enfin moment où les noms des acteurs, du réalisateur ... apparaissent dans un film, à placer où vous voulez dans le film car vu que le début est la fin , que la fin est également le début, ou bien que rien de tout cela n'est vrai, à moins que ce soit encore autre chose, voire le contraire ...
Toujours est-il que chronologiquement ce titre apparait au début et à la fin ...
Bon si ce n'est pas clair regardez Lost Highway, c'est pas dit que cela change grand chose pour une clarification du moment mais bon, ce n'est pas le propos, ici il est question de musique pas de cinéma (cela dit c'est un excellent film pour se triturer les méninges).
Donc I'm deranged de David Bowie est un excellent titre, hypnotique à souhait, cette hypnose est renforcée par le défilé nocturne des bandes jaunes du générique de fin, de début, d'un moment particulier du film précédemment cité (oui il va falloir regarder la vidéo pour pleinement apprécier la musique).
En même temps ce n'est pas n'importe quel gugusse qui les a filmées ces bandes jaunes, c'est David Lynch, cinéaste onirique, azimuté, abscons pour  les moins ouverts d'entre-vous: question hypnose et prise de tête il en connait un rayon.
C'est bien beau d'avoir des belles images et une belle musique encore faut-il avoir un clampin qui va trouver à quel moment (fin, début, milieu, autre ...) les mettre en adéquation, pour que les deux mises ensembles soient potentialisées et non pas bêtement additionnées. Qui c'est qui s'y colle Trent Reznor, soit le cerveau, à l'époque créatif, de Nine Inch Nails, là encore un bon tourmenté du cerveau.
Je ne parlerai pas du monteur qui à choisi quelles belles bandes jaunes sélectionner dans les kilomètres de rush, du gars qui s'est fadé le repérage de la route parmi des milliers de route que l'on peut trouver dans ce petit pays d’Amérique du nord, de l'éclairagiste chargé du réglage des phares, du conducteur de la voiture qui devait trouver la bonne vitesse, la bonne accélération ... bref de tous ces gens qui depuis ce film peuplent un asile de fous.

Pris d'une hésitation je mets les deux moments du film le défin et le finbut !!





jeudi 26 décembre 2013

Drexciya - Unknown journey VII (2013)

Sous mon sapin ...
Toujours sur le fil entre techno froide et chaleur synthétique.
Pour une fois vive la différence des Clones.


jeudi 19 décembre 2013

Pinch & Shackleton - Borakay drift (Morphosis remix) (2011)

Éloge de la lenteur.
Le remix est un exercice casse gueule, souvent raté.
Ici non !
Mais faut-il encore parler de remix, de relecture tant ce nouveau morceau n'a rien en commun avec l'original ?
Car que reste-t-il ?
Quelques fantômes vocaux et quelques brides d'échos perdus dans une masse sonore dense et pourtant éthérée.


mercredi 18 décembre 2013

Lizzy Mercier Descloux - Sun is shining (2003)

Avec un nom aussi rieur qu'un village de Seine et Marne, ce n'était pas gagné pour elle.
Et pourtant ...
Une reprise mi-improbable, mi-habitée, mi-classique (ok ça fait 3 moitiés et alors ?) d'un titre déjà exceptionnel (de Bob Marley pour les plus crasses d'entre vous): le résultat est à craindre.
Et pourtant ...
Une réussite , toute en retenue, en finesse, en ferveur, en incarnation, en mélancolie.
Hélas elle est plus connue pour où sont passées les gazelles ...
Et pourtant ...


lundi 16 décembre 2013

The Invaders - Spacing out (1970/2010)

Réédité il y a quelques temps par Jazzman, maison banlieusarde aux pépites sans cesse renouvelées, ce 45t envoie du costaud.
Rythmique imparable, cuivres psychédéliques, guitare débridée, le tout agrémenté d'un joyeux bordel caribéen pas besoin de plus pour un voyage spatial de première classe.

samedi 14 décembre 2013

The Liberators - Cairo Uprising (2013)

De l'afrobeat, funk, soul à la croisée du Budos Band et d'Antibalas mais en provenance d'Australie.
Massif et immersif, tour à tour inquiétant, festif, avec ce qu'il faut de cuivres, orgue et percussions pour réjouir l'oreille, essentiellement instrumental - qui s'en plaindra ?-.
Sur le toujours impeccable label italien Recordkick.


jeudi 12 décembre 2013

Robert Moore - Everything's gonna' be alright (1972)

Les compiles Absolute Funk sont géniales !
Elles ne contiennent que des titres produits par des seconds couteaux du funk et de la soul, des gonzes et des gonzesses qui n'ont parfois sorti qu'un 45t, des trucs qui tendent au confidentiel.
Et pourtant le déchet est rare, il s'agit le plus souvent "d'éclairs de génie directement inspirés par les maitres créateurs".
A l'image de ce Everything's gonna' be alright qui ne dépareillerait pas chez un JB tout en cuivres, rythmes et incantations.


lundi 9 décembre 2013

Papa Dee - Meets the jamaican giants (2008/2012?)

Pourquoi ?
Pourquoi j'ai acheté ce disque ?
La réponse je l'ai: le backing band tendance grand luxe reggae qui fit moult  sessions avec les plus grands producteurs, une promesse de bonheur auditif à venir.
Tu parles, ils sont juste venus cachetonner, sortir quelques plans aseptisés de reggae pour gogos (même Pierpoljack fait mieux !), du coup déception 2000.
Naïvement je pensais que Papa Dee s'était un producteur jamaïcain, hélas non, il chante !
Ce n'est pas qu'il ait une voix horrible c'est juste que c'est insipide au mieux, sirupeux au pire.
En fait ce gars fait une musique idéale à diffuser estivalement dans une paillote de plage à La Bourboule (les plus auvergnats d'entre vous me feront remarquer à bon escient que la balnéarité de La Bourboule est toute relative).
Il y a peut-être des géants jamaïcain, mais il y a surtout un nain (bu de son talent).

dimanche 8 décembre 2013

Jackmate vs Nick Reiff - Every step (2004)

Poker Flat le label house classieux et sexy, clinquant mais pas trop tape à l’œil, suave mais pas vulgaire, minimaliste mais sans excès, sombre mais avec toujours une lueur d'espoir.
Un petit peu hors de ses canons habituels avec ce titre plus deep et dark que d'ordinaire, un vocoder trippant et inquiétant, des ruptures de rythme qui créent une tension, une basse sourde qui étouffe les rares espaces.
Une expérience nocturne ...


jeudi 28 novembre 2013

Glass Candy - Touching the morning mist (2008)

Sorti il y a quelques temps sur Italians Do It Better, ce disque de Glass Candy est un recueil de singles/B sides/rarities.
Touching the morning mist est un instrumental triste comme une fin de mois de novembre avec cette trompette synthétique, froid et lent avec son beat hibernatif, toujours à la limite du morbide.


mercredi 27 novembre 2013

Nicola Conte - Bossa per due (1999)

Une compile de lounge, bossa, downtempo par les boss de Thievery Corporation.
Avec quelques trucs improbables (le Stereo Action unlimited qui fit les beau jours des Guignols il y a longtemps, du pseudo fado/jazz mais bien fait et d'autres trucs moins avouables), mais également ce morceau de bossa qui semble tout droit sorti du Brésil circa 1960 alors qu'il est 100% italien et circa 2000.


mardi 26 novembre 2013

Gemini - On this planet (1997)

Une voix un peu dérangée, une mélodie peu rassurante, une rythmique martiale pour un track inquiétant, sombre et pourtant fascinant.
Back to Chicago !


dimanche 24 novembre 2013

People's Choice - Do it anyway you wanna (1975)

C'est dimanche et c'est disco/funk roborative spéciale digestion !
Rien de tel avant un p'tit tour sous la couette.


vendredi 22 novembre 2013

Programme - Une vie (2002)

"la situation d'urgence est devenue la situation tout court"
Pour une fois le Programme est réjouissant, enfin façon de parler:
sampling hétéroclite schizophrénie  bouffées punks foutage de gueule de compétition musique concrète piano calme ou martelé expérimentations électro-accoustiques suicide musical  nihiliste dépressif enjoué crachat bruitiste un peu de Diabologum illusions jamais eues et pourtant perdues sodomie auriculaire sans lubrifiant beauté cachée pièce néo-contemporaine rage éructée non théorie de l'évolution permanente Lynch sonique  sec optimisme sans espoir écriture spontanée société vomie.


mercredi 20 novembre 2013

Sayag Jazz Machine - Banana Georges (2001)

Sayag Jazz Machine aurait pu devenir les High Tone de la drum & bass à la française, ils en avaient le talent.
Mélangeant habilement influences jazz, instrumentation live, sampling judicieux et rythmiques drum & bass effrénées.
Hélas il n'en fût rien et le temps les fit sombrer dans l'oubli.
Un des membres devint chasseur de lézards andalous, l'autre se reconvertit en vendeur de piles AA sur les plages du Grau Du Roi, les 2 derniers ouvrirent une sandwicherie nudiste et ambulante sur la RN2 près de Nanteuil le Haudouin.
Triste vie !


dimanche 17 novembre 2013

Oh No - Heavy

Un vieux morceau de psyché-rock turc samplé à bon escient, un beat "lourd" (comme l'indique le titre) judicieusement plaqué et mis en valeur par Oh No (également frère de Madlib) pour un résultat maximal de joie auditive.
Un seul bémol toutefois: la durée, 1 minute 54 seconde, c'est quelque peu frustrant, surtout en sachant qu'il s'agit ici du morceau le plus long de l'album (qui en compte néanmoins 28).

Bon si on écoute l'original on se rend compte qu'il ne s'est pas tant foulé que ça et qu'il a essentiellement effectué un travail de découpe/édit et d'équalisation, mais il fallait y penser.


mardi 12 novembre 2013

Dj Vadim - Headz still ain't ready (1996)

Du hip-hop neurasthénique avec une basse hantée, un beat brinquebalant, des samples piqués aux chutes de Pierre Henry, des vocaux fantomatiques et autres joyeuseries et pourtant contre toute attente cet assemblage hétéroclite fonctionne bien.


lundi 11 novembre 2013

Valérie Lemercier - Dormir dans ton lit (1998)

 Valérie Lemercier n'est pas une chanteuse, en tout cas pas moins qu'une certaine Charlotte G, mais ce n'est pas vraiment ce qu'on attend d'elle.
Un filet de voix non disharmonieux sera suffisant et des paroles simili tarte; ici c'est le cas.
Par contre musicalement les attentes sont plus grandes, le cahier des charges comprend son lot de kitcherie pop, sa dose d'envolées pseudo-grandiloquente, un rythme catchy à souhait, bref une niaiserie pop 60's easy listening remise au goût du jour.
Là encore contrat rempli grâce à Bertrand Burgalat.
Au final un titre assez régressif auquel il ne manque qu'un peu de folie à la Stereolab pour atteindre un degré supérieur.


vendredi 8 novembre 2013

Ronnie Richards - Missing you (Club mix) (1997)

De la house simple et efficace, dansante et joyeuse.
Ce n'est pas tant Ronnie Richards qui importe mais plutôt la production des Basement Jaxx.
Ils font encore de la house festive certes mais raffinée et racée,  ils n'ont pas sombré dans le style pompier qui les caractérisera par la suite; le tournant étant leur premier album Remedy.
Les sorties suivantes ( dont les visuels semblent une fuite désespérée vers du toujours plus laid et encore c'est meilleur visuellement qu'auditivement) font passer l'intégrale de Bézu pour un chef d’œuvre d'élégance et de subtilité c'est peu dire !
Heureusement la crise du disque les rattrape et leur audience se réduit tellement qu'aux dernières nouvelles ils ont arrêté la musique pour se recycler dans la vente de chambres à air increvables dans un petit village de Haute Bavière.


jeudi 7 novembre 2013

Äänipää ‎– Through A Pre-Memory (2013)

Stephen O'Malley + Mika Vainio = Äänipää.
Lent, profond, malsain, ascétique, envoutant, et surtout arrivé hier !

Plus d'infos: Äänipää sur le site de Mego


lundi 4 novembre 2013

Speedy J - In-formation (1997)

Speedy J pourrait, de prime abord, faire penser à un nom de producteur de trance/hardhouse hollandaise putassière et peu finaude.
Le fait que son véritable nom soit Jochem Paap pourrait conforter les soupçons, le bougre est bien hollandais !
Les voyants d'alerte album bac à soldes clignotent, une sirène d'alarme retentit.
Faut-il lâcher immédiatement ce disque ?
Non !
Il vaut mieux que ça (bien que je l'ai véritablement trouvé dans un bac à solde de compiles techno), d'ailleurs ne voir qu'un album de techno est réducteur.
Ce serait plutôt de l'ambient word industrial.
Revenez ce n'est pas de la soupe pour autant, je suis d'accord ambient et world acoquinés peuvent laisser présager du pire (du genre groupe de musique amazonienne avec des vrais morceaux d'ougandais et une sauce voix bulgares le tout mâtiné de dégueulis synthétiques ...) et bien nenni.
Ici c'est plutôt une darbouka électronique saturée subtilement rehaussée par un rythme martial que de sons "apaisants" (tendance flute spatiale mais en bien) enrobent parfois.
Et puis un gars qui dévoie le visuel de Remasters de Led Zep ne peut pas être totalement mauvais.


mardi 29 octobre 2013

U Mulateru - Grimoire musical (incantations joyeuses)

Venez ouvrir ce Grimoire musical, spécialement assemblé afin de  vous offrir un accompagnement sonore pour votre soirée d'Halloween.
Une thématique et des musiques joyeuses ...



mardi 22 octobre 2013

No One Is Innocent - Henry, serial killer (1994)

Ça aurait fait une chouette musique de générique pour le film de John McNaughton, légère et enjouée, incitant à la badinerie !


jeudi 17 octobre 2013

Mos Def - Know that (feat Talib Kweli) (1999)

Il était là sur une étagère, un peu poussiéreux, l'air triste, abandonné depuis trop longtemps lançant sa muette supplique à chaque fois que je passais non loin: "écoute moi !"
J'ai succombé, je l'ai pris, puis glissé dans la platine et enfin écouté.
C'est vrai qu'il est bien cet album, varié et percutant.
Know that c'est le genre de titre coup de poing dans ta gueule, un rythme bien fat qui frappe fort, des punchlines comme des directs, quelques respirations comme des esquives et nos deux pugilistes verbaux Mos Def et Talib Kweli; du noble et grand art.


Mammane Sani et son orgue - La musique électronique du Niger (1978/rééd2013)

Une mélodie minimaliste et répétitive néanmoins envoutante qui nous entraine dans ses volutes itératives, une boite à rythme asthmatique et asthénique mais pas simpliste pour autant qui déroule sa pulsation immuable, non il ne s'agit pas d'un nouveau Villalobos ou du dernier Dettmann.
Non c'est la réédition d'une cassette sortie confidentiellement au Niger en 1978, trésor jusqu'aujourd'hui perdu ou du moins oublié composé par Mammane Sani (que bien entendu vous connaissez).
Une pépite !


lundi 14 octobre 2013

Dj Spooky That Subliminal Kid - Peace in Zaïre mix (Dub Pistols inna NYC style) (1999)

Dj Spooky, le dj mental, remixé par les sautillants trublions du Dub Pistols.
L’icône de l'illbient, Dj Spooky, peut, quand il part dans des délires philosophico-mystico-retro-futuristico-cyberpunko-crypto-afro-branletto-les pinguinos et tout le tintouin (rayer les mentions inutiles), être chiant.
Avec l'original de ce titre il n'en rien cela oscille entre illbient péchu, limite hip-hop et drum & bass nerveuse.
Les Dub Pistols viennent ajouter leur grain de sel en ne gardant rien de l'original (sauf peut-être un vague relent de ligne de basse); bilan du lifting une sorte de ska enjoué, comme du Madness sous amphètes, alternant ska pur, passages dub et breakbeats dévastateurs.


Brame - La nuit, les charrues ... (2013)

Brame est-il un groupe de blues ou fait-il dans l'industriel, voire est-il au delà de ça ?
Difficile de trancher.
Il y a indéniablement une trame blues, cette guitare, mais nimbée d'une lumière industrielle, la couleur sonore qui entoure cette guitare; c'est dire le coté joyeux des lascars.
Donc une guitare poisseuse, rêche, couverte de boue séchée, incrustée de rouille, acerbe et affutée.
Accompagnée de tapements réguliers et diffus (sur et avec tout ce qui passe sous la main ou le pied), les qualifier de rythme serait péremptoire, mais cela fait office de.
Divers bruits inquiétants, dissonants  et incongrus viennent se greffer à ce substrat (cailloux, appeaux, tamis, tôles ... dixit le groupe).
Ne manque que le chant, enfin le hurlement lointain - inintelligible, inarticulé, outrancier - effectué au travers d'un mégaphone.
En conclusion il s'agit bien d'un blues décharné, plus que désespéré, agrémenté d'une couche de crasse industrielle, elle même bardée de drones arides.
Un blues pour lequel le diable en personne vendrait son âme le soir à un croisement de routes, à moins qu'il n'ait trop peur !



dimanche 13 octobre 2013

Silver Apples - A pox on you (1969)

Un rythme primaire mais prenant, un synthé antédiluvien bricolé à la maison (véridique) menaçant, inquiétant et une voix habitée (hallucinée ?).
Voila la base de Silver Apple.
Minimaliste mais diablement efficace.


jeudi 10 octobre 2013

Sun Araw, M. Geddes Gengras & The Congos - Food clothing and shelter (2012)

Les voix célestes des Congos associées aux expérimentations psychédéliques de Sun Araw agrémentées des bizarreries de M. Geddes Gengras pour un reggae déviant allumé.


mardi 8 octobre 2013

Bomb The Bass - Bug powder dust (Dj Muggs remix) (1994)

Bomb The Bass (auteur de Beat dis en 1987) sort en 1994 un Bug powder dust assez rageur, dans l'air du temps big beat quoi !
Tonton Dj Muggs tout enfumé passe par là, ralenti le tempo, sort une contrebasse du grand père, une flute du petit dernier et en deux coup de cuillère à pot mitonne un remix à la Cypress Hill (bon c'est un peu ce qu'on attend de lui).
Reste un point pas vraiment noir mais au moins gris: Justin Warefield qui vient rapper; pas rédhibitoire mais il vaut mieux lui refiler des aiguilles à tricoter, il fait de plus jolis pulls angora qu'il n'a un bon flow.


lundi 7 octobre 2013

Manasseh Meets The Equaliser - Souljah (1995)

Une compile de la mort qui tue (quasiment pas de déchet), rien à voir avec "Mega fiesta 44 (feat Bézu mégamix)" et "Nrj les hits (de merde) only 244" voire "Tous les tubes vérolés de l'année".
Non ici c'est de la bonne sélection exigeante et raffinée comme on n'en fait plus.
Pour une fois le speech derrière la compile n'était pas usurpé: "Les morceaux sélectionnés dans ce premier volume n'ont pas d'autres liens entre eux que la qualité et une certaine idée du groove."
Ça ratissait large (hip-hop, dub, trip hop, soul, jungle, funk, house ...) mais c'était bon !
Manasseh Meets The Equaliser c'est du dub à la fois entrainant et profond, une rythmique imparable et une guitare mutine ou plénitude de la tranquillité en résumé.


dimanche 6 octobre 2013

Body Count - Body Count anthem (1992)

Pour les amateurs de musiques subtiles et de paroles chiadées, ce Body Count Anthem devrait les satisfaire.
A faire impérativement tourner en boucle pour une plus grande efficacité de la lobotomie.
C'est bon une petite régression de temps en temps.

Lien:  Body Count - Body Count anthem

mercredi 2 octobre 2013

Chaos Echœs - Duo experience/Spectral affinities (2013)

Je ne sais pas pourquoi mais je sens que ça va l'faire !


mardi 1 octobre 2013

Sonic Youth - Anti-Orgasm (2009)

Même un des derniers Sonic Youth, pas forcement des plus inspirés (il y a eu pire, au moins ils renvoient, à nouveau, un peu la gomme ici), reste bien meilleur que beaucoup d'autres groupes.

Lien: Sonic Youth - Anti-Orgasm

Earl Sweatshirt - Doris 2013)

Attention ce disque est un objet magique !
Je m'explique, officiellement il dure environ 45 minutes, mais en réalité lorsque qu'on l'écoute une faille spatio-temporelle s'ouvre projetant l'auditeur dans une zone où l'écoulement du temps est plus long; du coup l'album dure 2 heures !
Comment expliquer cela ?
Tout d'abord à cause du flow d'Earl, qui est si lent qu'à un moment j'ai cru qu'il faisait du mime et du mime pour un album de rap c'est pas génial.
Du coup j'ai tenté de me concentrer sur les paroles. Hélas en vain, car s'il rappe lentement Earl rappe monotonement également; je pense que ce type mâche du chewing-gum en lisant l'annuaire plutôt que d'écrire de textes, ce qui est fort c'est que tout le monde n'y voit que du feu.
Musicalement il y a une cohérence avec la partie rappée c'est la lenteur. Après ce sont des beats asthéniques et asthmatiques qui se disputent avec des mélodies faméliques et bon marché. Tout fleure bon le minimalisme rapidement exécuté.
Parlons des featuring qui pourraient relever le niveau. Cela va être vite fait, le virus qui touche Earl est virulent et ses comparses ont été contaminés par la flowlentite et la mélocheapite.
Dans le détail, le premier morceau (Pre) ressemble à une BO de John Carpenter mais en plus minimaliste, c'est peu dire !
Le morceau qui va de Burgundy à Sasquatch (pistes 2 à 7) est trop long (52 minutes) et trop répétitif.
Centurion éveille fugacement l'attention grâce à l'utilisation d'un sample de David Axelrod et déjà usé par Cypress Hill, mais sombre dans les défauts pré-cités.
523 est une purge qui par bonheur ne dure qu'une minute trente.
Uncle Al laisse entrevoir 14 secondes de dynamisme avant de retomber dans les barbituriques (et se terminer rapidement).
Il y a un morceau après mais je me suis endormi pendant un bon quart d'heure, mais à vue de nez je dirai long et chiant.
Molasses et Whoa me sortent de ma torpeur comateuse, éberlué par tant de vivacité je commandite un contrôle anti-dopage d'Earl et des ses acolytes (RZA et Tyler): positif à la camomille, j'en étais sûr, c'est pas du joli-joli !
Heureusement la fine équipe se rattrape avec le pénible Knight, la crainte n'a été que de courte durée, ouf !
Hoarse termine enfin l'album !

Au final un disque vu par les critiques comme profond et dépouillé mais qui n'est que creux et chiant.
C'est le Figaro, que l'on ne peut pourtant pas suspecter de complaisance envers le hip-hop, qui le résume le mieux: "Si Daniel Guichard sortait un album en 2013 on l'appellerait Earl Sweatshirt".

dimanche 29 septembre 2013

Carter Tutti - Coolicon 10" (2013)

La paire vénéneuse sort 2 titres hypnotiques, sombres, inquiétants et magiques: Le premier avec ce pied sourd, immuable, mid tempo, avec sa mélodie minimaliste, ses nappes vaporeuses, ses brides de ce qui fut une guitare et ses vocaux lointains.
Le second, c'est sa version ralentie, assourdie (hormis la guitare qui gagne parfois en définition, mais c'est relatif), tour à tour sub aquatique puis caverneuse et enfin désertique: impitoyable !


vendredi 27 septembre 2013

Das Efx - Real hip hop (original version) (1995)

Du hip-hop à l'ancienne, avec des samples minimalistes, un beat qui tape dur (merci la prod de Dj Premier), un bon flow et de l'ego trippin'.
Tout est dans le titre: Real hip hop.

Lien: Das Efx - Real hip hop (original version)

mardi 24 septembre 2013

Daphreephunkateerz - Psychotic phunk reaction (1996)

Daphreephunkateerz c'est en fait Erik Rug, le parrain de la house en France, infatigable Dj depuis 1978 (les Waxgroove du Rex et sur Radio Nova),c'est également un producteur.
Un track assez lent mais plutôt massif: une rythmique monolithique,  agrémentée de quelques inserts vocaux, une basse oscillante quelques samples de cuivres synthétiques et voila le travail. Une réaction de funk psychotique et hypnotique.


lundi 23 septembre 2013

Jacob's Optical Stairway - Solar feelings (1995)

Jacob's Optical Stairway: inconnu au bataillon pour une grande majorité.
Jacob's Optical Stairway c'est une bonne partie des 4 Hero voilà  qui devrait parler à un peu plus de monde (3 à 4 personnes de plus) à condition d'avoir apprécié la jungle et la drum 'n' bass durant les années 90.
Solar feelings c'est le genre de morceau qui met de bonne humeur, vocaux suaves, lignes de cuivres pétillantes, rythmique sautillante, clavier atmosphérique, pas de linéarité pour éviter la monotonie; un truc sympa quoi !





vendredi 20 septembre 2013

My Solid Ground - The executioner (1971)

Du krautrock qui envoie du bois malgré une pochette de compile des plus horribles.
La pulsation kraut est là, certes lente mais là, la diction est nonchalante pour ne pas dire lymphatique, les accélérations aussi (relativement) brutales et courtes.
Rien de révolutionnaire mais cela pourrait très bien se retrouver dans un album de Turzi.


jeudi 19 septembre 2013

Primus - Nature boy (1993)

Avec Primus il faudrait presque inventer une catégorie musicale à part: FOUTRAQUE (ok ils ne sont pas les seuls à entrer dedans).
Comment un disque comme Pork Soda a-t-il pu se retrouver n°7 du Billboard 200 ?
Imaginez les Ludwig Von 88 dans les 5 meilleures ventes du top 50 (je sais, ça demande un gros effort d'imagination) !!!
Un bassiste qui se prend pour un guitariste, des réminiscences de banjo, des solos de n'importe quoi joués n'importe comment, ni queue ni tête, des paroles qui feraient passer l'intégrale des Monty Python pour un essai de Kant (ah ces histoire de pêche), percussions balinaises (enfin presque), des dissonances Sonique Youthiennes, du perché Residentesque, une louche de Zappa, ne manquent que de la cornemuse et un raton laveur pour compléter cet inventaire bigarré.
Et Nature boy alors ?
Barré bien évidement ! Un morceau qui doit être interdit de tout passage radio, intro de quasi 20" de batterie, branlette de chat lors de la déclaration d'impôt, bite au vent et mattage de porno, solo de basse, solo dissonant de guitare, solo de batterie et 5'32" ... tout pour plaire à un programmateur de radio.



lundi 16 septembre 2013

Leila - Something (1998)

Il est toujours de bien de sampler l'Histoire de Melody Nelson, cela pose tout de suite une ambiance.
Sinon le reste de l'album est bien et plus inventif.


jeudi 12 septembre 2013

Kode 9 & Space Ape - Sine of dub (2008)

Une compilation de reprises de Prince avec à boire et à manger dans le lot.
Parmi ces reprises se distingue Sine of the dub, Sign O the time initialement, oublié le résidu de funk froid qui subsistait dans l'original, gardées les paroles "joyeuses".
Musicalement c'est un "dub" dépouillé, sec, glacial, lent et malsain qui renforce les paroles de l'original accentuant leur portée.
Un embellissement en quelque sorte.