mercredi 27 mars 2013

Inspectah Deck - Movas & shakers (1999)

Ne pas s’arrêter à la pochette magnifiquement ratée.
Movas & shakers aurait pu être sur un album du Wu Tang, avec son sample soul millésime 74, son beat qui claque, bref sa prod RZA©.
Toujours est-il que c'est l'Inspectah Deck qui en a hérité, dommage ! 
Non pas qu'il soit mauvais dessus, son flow est excellent, avec des punch lines efficaces (encore que son refrain du won't stop can't stop ... ressemble assez à celui de KRS One au niveau des lyrics), mais avec les autres membres du clan cela aurait pu avoir une sacrée gueule.
Et être un autre classique.

Lien:  Inspectah Deck - Movas & shakers

mardi 26 mars 2013

Interpol - Obstacle 1 (2002)

Alors que les années 2000 avaient débuté depuis peu, que le hip-hop et la "techno-electronica"régnaient en maitres sur la musique, un groupe, Interpol, tenta (involontairement ?) un revival insensé.
Véritable créature de Frankeinstein, à base de l'ADN de Television, des os de Joy Division et de quelques riffs de Sonic Youth.
En gros des guitares mi cristallines mi folles (donc mi Television mi Sonic Youth), une batterie assourdie mais perceptible et un chant froid, triste et un peu maniéré (la Joy Division's touch).
Après quelques réticences, le monstre se laisse apprivoiser.


lundi 25 mars 2013

Ride - Seagull (1990)

Un album que j'ai totalement loupé lors de sa sortie, pourtant c'était le genre de musique que j'écoutais alors, finalement quelques décennies plus tard sur la foi de quelques critiques je trouve Nowhere de Ride à un prix qui ne se refuse pas.
La pochette est chouette, une vague laissant présager un déferlement sonore de guitares échevelées.
Premier morceau, Seagull, celui qui nous intéresse: un mélange de bruits psychédéliques  mené tambour battant. Bonne mise en bouche.
Le problème est le reste de l'album; ils ont mis toute la patate sur un titre et le reste de l'album est en demi teinte, tendance chiant neurasthénique sous benzo, mâtiné de "j'ai faim j'ai froid", je ne parle même pas du chanteur qui au delà de 2 titre devient insupportable.
Douche froide, fin de ride pour moi.
Je garde malgré tout Seagull.


jeudi 21 mars 2013

Pan Sonic - Maa (1999)

Avec l'arrivée du printemps me viennent des envies de musiques légères et enjouées comme par exemple du Pan Sonic avec ce titre primesautier  et sautillant: Maa.
De l'expérimentation électronique alliant minimalisme et aridité musicale; pile poil raccord avec l'idée de printemps.


mardi 19 mars 2013

U Mulateru - Devoirs de vacances: succession de morceaux

Perdu au fin fond d'une montagne bien enneigée,  avec un netbook poussif et audacity dessus, je meuble les chaudes soirées au coin du feu après l'apéro.
Résultat une tentative de n'importe quoi ressemblant à du collage/assemblage d'une manière plus ou moins cohérente (à mes oreilles au moins) de morceaux disparates.
Une forte dominante techno avec des variations toutefois.



Porter Ricks - Biokinetics 2 (1996/rééd 2012)

Pour les plus accros à la télé Porter Ricks c'est le gars sympa qui s'occupe de Flipper le dauphin (et s'adonne en loucedé à des attouchements sur le pauvre delphinidé dès que la caméra cesse de tourner, encore qu'il se murmure dans certains milieux que des sextapes de Flipper existent), c'est le truc bien pensant gnangnan à souhait.
Aujourd'hui Porter Ricks sera synonyme de sombre, souterrain et malsain.
Et pour cause, Biokinetics 2 de Porter Ricks, nous transporte dans un monde cataclysmique où rode une indicible menace, malfaisante, sournoise et sourde, dépouillée, lente, vénéneuse, oppressante et addictive.
Un espace intermédiaire entre techno, dub, ambient, expérimentation électronique.
Flippant, non ?


lundi 18 mars 2013

Leon Parker - Ray of light (1996)

Un peu de douceur et de lumière pour un matin (mais ça le fait aussi bien le soir).
Après un début caribéen, très vite, Leon nous plonge dans la frénésie d'une fête percussive africaine agrémentée d'une piano, qui souligne le rythme, et de cuivres qui ne font qu'amplifier la dynamique, le paroxysme est atteint avec une voix pas plaintive mais presque.
Et puis retour au calme.


lundi 4 mars 2013

U Mulateru - Ta rage n'est pas perdue mix (2013)

Au départ un mix de punk new wave des années 80, fin 70's.
Puis l'envie d'aérer un peu cela avec du dub version punk/new wave.
Finalement des morceaux plus récents se sont greffés, toujours dans cette veine; une oscillation entre tension et relaxation.




vendredi 1 mars 2013

Daniel Darc - La pluie qui tombe (2004)

On ne pourra pas dire que Daniel Darc aimait sa maison de disques. C'est vrai, quelle idée de mourir moins d'une semaine après les Victoires de la musique et éviter ainsi tout hommage ou récompense posthume, Bashung a eu la délicatesse de mourir avant, lui (enfin presque).

Qui était Daniel Darc ?
Daniel Darc est issu d'une famille renommée, sa mère Mireille Darc est loin d'être une inconnue, son aïeule Jeanne a sauvé la France, son grand père Cristal un fabriquant de verre reconnu.

Daniel choisira lui la musique. Il étudie la cornemuse au conservatoire international de La Bourboule pendant 14 ans, il est vice champion du monde de Marche turque à la cornemuse.
En 78 il se lance dans Taxi Girl et connaitra le succès avec Cherchez le garçon, ce que l'on sait moins c'est qu'il composa (sous pseudonyme) Nuit de folie de Début de Soirée.

Hélas le succès aidant il tombe dans la dépendance à la drogue, à l'alcool et à la glace à la vanille.
Un jour abusant trop, il fait une crise de foie révélant par ailleurs sa révolte profonde et un coté râleur exacerbé; il devient donc logiquement protestant.
Las, il quitte la musique pour se consacrer à sa nouvelle passion: les maquettes en allumettes (on peut d'ailleurs voir une de ses plus belles réalisations au musée du Quai Branly, une reproduction de la navette Colombia après son explosion).

Daniel revient à la musique en 2004 avec l'album Crève cœur avec le titre qui nous intéresse La pluie qui tombe.
La pluie qui tombe, le meilleur titre de l'album, au titre prémonitoire quant à l'ennui qui m'étreint à son écoute, mélodie geignarde tendance chiante, de surcroit  Daniel commence à avoir une voix plaintive à mi chemin entre le chihuahua codéiné et Cali enroué.
Le Houla Oups est inconsolable à l'annonce de la mort de Daniel Darc: il vient de perdre une bonne partie de son chiffre d'affaire et son meilleur client.