mardi 29 octobre 2013

U Mulateru - Grimoire musical (incantations joyeuses)

Venez ouvrir ce Grimoire musical, spécialement assemblé afin de  vous offrir un accompagnement sonore pour votre soirée d'Halloween.
Une thématique et des musiques joyeuses ...



mardi 22 octobre 2013

No One Is Innocent - Henry, serial killer (1994)

Ça aurait fait une chouette musique de générique pour le film de John McNaughton, légère et enjouée, incitant à la badinerie !


jeudi 17 octobre 2013

Mos Def - Know that (feat Talib Kweli) (1999)

Il était là sur une étagère, un peu poussiéreux, l'air triste, abandonné depuis trop longtemps lançant sa muette supplique à chaque fois que je passais non loin: "écoute moi !"
J'ai succombé, je l'ai pris, puis glissé dans la platine et enfin écouté.
C'est vrai qu'il est bien cet album, varié et percutant.
Know that c'est le genre de titre coup de poing dans ta gueule, un rythme bien fat qui frappe fort, des punchlines comme des directs, quelques respirations comme des esquives et nos deux pugilistes verbaux Mos Def et Talib Kweli; du noble et grand art.


Mammane Sani et son orgue - La musique électronique du Niger (1978/rééd2013)

Une mélodie minimaliste et répétitive néanmoins envoutante qui nous entraine dans ses volutes itératives, une boite à rythme asthmatique et asthénique mais pas simpliste pour autant qui déroule sa pulsation immuable, non il ne s'agit pas d'un nouveau Villalobos ou du dernier Dettmann.
Non c'est la réédition d'une cassette sortie confidentiellement au Niger en 1978, trésor jusqu'aujourd'hui perdu ou du moins oublié composé par Mammane Sani (que bien entendu vous connaissez).
Une pépite !


lundi 14 octobre 2013

Dj Spooky That Subliminal Kid - Peace in Zaïre mix (Dub Pistols inna NYC style) (1999)

Dj Spooky, le dj mental, remixé par les sautillants trublions du Dub Pistols.
L’icône de l'illbient, Dj Spooky, peut, quand il part dans des délires philosophico-mystico-retro-futuristico-cyberpunko-crypto-afro-branletto-les pinguinos et tout le tintouin (rayer les mentions inutiles), être chiant.
Avec l'original de ce titre il n'en rien cela oscille entre illbient péchu, limite hip-hop et drum & bass nerveuse.
Les Dub Pistols viennent ajouter leur grain de sel en ne gardant rien de l'original (sauf peut-être un vague relent de ligne de basse); bilan du lifting une sorte de ska enjoué, comme du Madness sous amphètes, alternant ska pur, passages dub et breakbeats dévastateurs.


Brame - La nuit, les charrues ... (2013)

Brame est-il un groupe de blues ou fait-il dans l'industriel, voire est-il au delà de ça ?
Difficile de trancher.
Il y a indéniablement une trame blues, cette guitare, mais nimbée d'une lumière industrielle, la couleur sonore qui entoure cette guitare; c'est dire le coté joyeux des lascars.
Donc une guitare poisseuse, rêche, couverte de boue séchée, incrustée de rouille, acerbe et affutée.
Accompagnée de tapements réguliers et diffus (sur et avec tout ce qui passe sous la main ou le pied), les qualifier de rythme serait péremptoire, mais cela fait office de.
Divers bruits inquiétants, dissonants  et incongrus viennent se greffer à ce substrat (cailloux, appeaux, tamis, tôles ... dixit le groupe).
Ne manque que le chant, enfin le hurlement lointain - inintelligible, inarticulé, outrancier - effectué au travers d'un mégaphone.
En conclusion il s'agit bien d'un blues décharné, plus que désespéré, agrémenté d'une couche de crasse industrielle, elle même bardée de drones arides.
Un blues pour lequel le diable en personne vendrait son âme le soir à un croisement de routes, à moins qu'il n'ait trop peur !



dimanche 13 octobre 2013

Silver Apples - A pox on you (1969)

Un rythme primaire mais prenant, un synthé antédiluvien bricolé à la maison (véridique) menaçant, inquiétant et une voix habitée (hallucinée ?).
Voila la base de Silver Apple.
Minimaliste mais diablement efficace.


jeudi 10 octobre 2013

Sun Araw, M. Geddes Gengras & The Congos - Food clothing and shelter (2012)

Les voix célestes des Congos associées aux expérimentations psychédéliques de Sun Araw agrémentées des bizarreries de M. Geddes Gengras pour un reggae déviant allumé.


mardi 8 octobre 2013

Bomb The Bass - Bug powder dust (Dj Muggs remix) (1994)

Bomb The Bass (auteur de Beat dis en 1987) sort en 1994 un Bug powder dust assez rageur, dans l'air du temps big beat quoi !
Tonton Dj Muggs tout enfumé passe par là, ralenti le tempo, sort une contrebasse du grand père, une flute du petit dernier et en deux coup de cuillère à pot mitonne un remix à la Cypress Hill (bon c'est un peu ce qu'on attend de lui).
Reste un point pas vraiment noir mais au moins gris: Justin Warefield qui vient rapper; pas rédhibitoire mais il vaut mieux lui refiler des aiguilles à tricoter, il fait de plus jolis pulls angora qu'il n'a un bon flow.


lundi 7 octobre 2013

Manasseh Meets The Equaliser - Souljah (1995)

Une compile de la mort qui tue (quasiment pas de déchet), rien à voir avec "Mega fiesta 44 (feat Bézu mégamix)" et "Nrj les hits (de merde) only 244" voire "Tous les tubes vérolés de l'année".
Non ici c'est de la bonne sélection exigeante et raffinée comme on n'en fait plus.
Pour une fois le speech derrière la compile n'était pas usurpé: "Les morceaux sélectionnés dans ce premier volume n'ont pas d'autres liens entre eux que la qualité et une certaine idée du groove."
Ça ratissait large (hip-hop, dub, trip hop, soul, jungle, funk, house ...) mais c'était bon !
Manasseh Meets The Equaliser c'est du dub à la fois entrainant et profond, une rythmique imparable et une guitare mutine ou plénitude de la tranquillité en résumé.


dimanche 6 octobre 2013

Body Count - Body Count anthem (1992)

Pour les amateurs de musiques subtiles et de paroles chiadées, ce Body Count Anthem devrait les satisfaire.
A faire impérativement tourner en boucle pour une plus grande efficacité de la lobotomie.
C'est bon une petite régression de temps en temps.

Lien:  Body Count - Body Count anthem

mercredi 2 octobre 2013

Chaos Echœs - Duo experience/Spectral affinities (2013)

Je ne sais pas pourquoi mais je sens que ça va l'faire !


mardi 1 octobre 2013

Sonic Youth - Anti-Orgasm (2009)

Même un des derniers Sonic Youth, pas forcement des plus inspirés (il y a eu pire, au moins ils renvoient, à nouveau, un peu la gomme ici), reste bien meilleur que beaucoup d'autres groupes.

Lien: Sonic Youth - Anti-Orgasm

Earl Sweatshirt - Doris 2013)

Attention ce disque est un objet magique !
Je m'explique, officiellement il dure environ 45 minutes, mais en réalité lorsque qu'on l'écoute une faille spatio-temporelle s'ouvre projetant l'auditeur dans une zone où l'écoulement du temps est plus long; du coup l'album dure 2 heures !
Comment expliquer cela ?
Tout d'abord à cause du flow d'Earl, qui est si lent qu'à un moment j'ai cru qu'il faisait du mime et du mime pour un album de rap c'est pas génial.
Du coup j'ai tenté de me concentrer sur les paroles. Hélas en vain, car s'il rappe lentement Earl rappe monotonement également; je pense que ce type mâche du chewing-gum en lisant l'annuaire plutôt que d'écrire de textes, ce qui est fort c'est que tout le monde n'y voit que du feu.
Musicalement il y a une cohérence avec la partie rappée c'est la lenteur. Après ce sont des beats asthéniques et asthmatiques qui se disputent avec des mélodies faméliques et bon marché. Tout fleure bon le minimalisme rapidement exécuté.
Parlons des featuring qui pourraient relever le niveau. Cela va être vite fait, le virus qui touche Earl est virulent et ses comparses ont été contaminés par la flowlentite et la mélocheapite.
Dans le détail, le premier morceau (Pre) ressemble à une BO de John Carpenter mais en plus minimaliste, c'est peu dire !
Le morceau qui va de Burgundy à Sasquatch (pistes 2 à 7) est trop long (52 minutes) et trop répétitif.
Centurion éveille fugacement l'attention grâce à l'utilisation d'un sample de David Axelrod et déjà usé par Cypress Hill, mais sombre dans les défauts pré-cités.
523 est une purge qui par bonheur ne dure qu'une minute trente.
Uncle Al laisse entrevoir 14 secondes de dynamisme avant de retomber dans les barbituriques (et se terminer rapidement).
Il y a un morceau après mais je me suis endormi pendant un bon quart d'heure, mais à vue de nez je dirai long et chiant.
Molasses et Whoa me sortent de ma torpeur comateuse, éberlué par tant de vivacité je commandite un contrôle anti-dopage d'Earl et des ses acolytes (RZA et Tyler): positif à la camomille, j'en étais sûr, c'est pas du joli-joli !
Heureusement la fine équipe se rattrape avec le pénible Knight, la crainte n'a été que de courte durée, ouf !
Hoarse termine enfin l'album !

Au final un disque vu par les critiques comme profond et dépouillé mais qui n'est que creux et chiant.
C'est le Figaro, que l'on ne peut pourtant pas suspecter de complaisance envers le hip-hop, qui le résume le mieux: "Si Daniel Guichard sortait un album en 2013 on l'appellerait Earl Sweatshirt".