jeudi 28 novembre 2013

Glass Candy - Touching the morning mist (2008)

Sorti il y a quelques temps sur Italians Do It Better, ce disque de Glass Candy est un recueil de singles/B sides/rarities.
Touching the morning mist est un instrumental triste comme une fin de mois de novembre avec cette trompette synthétique, froid et lent avec son beat hibernatif, toujours à la limite du morbide.


mercredi 27 novembre 2013

Nicola Conte - Bossa per due (1999)

Une compile de lounge, bossa, downtempo par les boss de Thievery Corporation.
Avec quelques trucs improbables (le Stereo Action unlimited qui fit les beau jours des Guignols il y a longtemps, du pseudo fado/jazz mais bien fait et d'autres trucs moins avouables), mais également ce morceau de bossa qui semble tout droit sorti du Brésil circa 1960 alors qu'il est 100% italien et circa 2000.


mardi 26 novembre 2013

Gemini - On this planet (1997)

Une voix un peu dérangée, une mélodie peu rassurante, une rythmique martiale pour un track inquiétant, sombre et pourtant fascinant.
Back to Chicago !


dimanche 24 novembre 2013

People's Choice - Do it anyway you wanna (1975)

C'est dimanche et c'est disco/funk roborative spéciale digestion !
Rien de tel avant un p'tit tour sous la couette.


vendredi 22 novembre 2013

Programme - Une vie (2002)

"la situation d'urgence est devenue la situation tout court"
Pour une fois le Programme est réjouissant, enfin façon de parler:
sampling hétéroclite schizophrénie  bouffées punks foutage de gueule de compétition musique concrète piano calme ou martelé expérimentations électro-accoustiques suicide musical  nihiliste dépressif enjoué crachat bruitiste un peu de Diabologum illusions jamais eues et pourtant perdues sodomie auriculaire sans lubrifiant beauté cachée pièce néo-contemporaine rage éructée non théorie de l'évolution permanente Lynch sonique  sec optimisme sans espoir écriture spontanée société vomie.


mercredi 20 novembre 2013

Sayag Jazz Machine - Banana Georges (2001)

Sayag Jazz Machine aurait pu devenir les High Tone de la drum & bass à la française, ils en avaient le talent.
Mélangeant habilement influences jazz, instrumentation live, sampling judicieux et rythmiques drum & bass effrénées.
Hélas il n'en fût rien et le temps les fit sombrer dans l'oubli.
Un des membres devint chasseur de lézards andalous, l'autre se reconvertit en vendeur de piles AA sur les plages du Grau Du Roi, les 2 derniers ouvrirent une sandwicherie nudiste et ambulante sur la RN2 près de Nanteuil le Haudouin.
Triste vie !


dimanche 17 novembre 2013

Oh No - Heavy

Un vieux morceau de psyché-rock turc samplé à bon escient, un beat "lourd" (comme l'indique le titre) judicieusement plaqué et mis en valeur par Oh No (également frère de Madlib) pour un résultat maximal de joie auditive.
Un seul bémol toutefois: la durée, 1 minute 54 seconde, c'est quelque peu frustrant, surtout en sachant qu'il s'agit ici du morceau le plus long de l'album (qui en compte néanmoins 28).

Bon si on écoute l'original on se rend compte qu'il ne s'est pas tant foulé que ça et qu'il a essentiellement effectué un travail de découpe/édit et d'équalisation, mais il fallait y penser.


mardi 12 novembre 2013

Dj Vadim - Headz still ain't ready (1996)

Du hip-hop neurasthénique avec une basse hantée, un beat brinquebalant, des samples piqués aux chutes de Pierre Henry, des vocaux fantomatiques et autres joyeuseries et pourtant contre toute attente cet assemblage hétéroclite fonctionne bien.


lundi 11 novembre 2013

Valérie Lemercier - Dormir dans ton lit (1998)

 Valérie Lemercier n'est pas une chanteuse, en tout cas pas moins qu'une certaine Charlotte G, mais ce n'est pas vraiment ce qu'on attend d'elle.
Un filet de voix non disharmonieux sera suffisant et des paroles simili tarte; ici c'est le cas.
Par contre musicalement les attentes sont plus grandes, le cahier des charges comprend son lot de kitcherie pop, sa dose d'envolées pseudo-grandiloquente, un rythme catchy à souhait, bref une niaiserie pop 60's easy listening remise au goût du jour.
Là encore contrat rempli grâce à Bertrand Burgalat.
Au final un titre assez régressif auquel il ne manque qu'un peu de folie à la Stereolab pour atteindre un degré supérieur.


vendredi 8 novembre 2013

Ronnie Richards - Missing you (Club mix) (1997)

De la house simple et efficace, dansante et joyeuse.
Ce n'est pas tant Ronnie Richards qui importe mais plutôt la production des Basement Jaxx.
Ils font encore de la house festive certes mais raffinée et racée,  ils n'ont pas sombré dans le style pompier qui les caractérisera par la suite; le tournant étant leur premier album Remedy.
Les sorties suivantes ( dont les visuels semblent une fuite désespérée vers du toujours plus laid et encore c'est meilleur visuellement qu'auditivement) font passer l'intégrale de Bézu pour un chef d’œuvre d'élégance et de subtilité c'est peu dire !
Heureusement la crise du disque les rattrape et leur audience se réduit tellement qu'aux dernières nouvelles ils ont arrêté la musique pour se recycler dans la vente de chambres à air increvables dans un petit village de Haute Bavière.


jeudi 7 novembre 2013

Äänipää ‎– Through A Pre-Memory (2013)

Stephen O'Malley + Mika Vainio = Äänipää.
Lent, profond, malsain, ascétique, envoutant, et surtout arrivé hier !

Plus d'infos: Äänipää sur le site de Mego


lundi 4 novembre 2013

Speedy J - In-formation (1997)

Speedy J pourrait, de prime abord, faire penser à un nom de producteur de trance/hardhouse hollandaise putassière et peu finaude.
Le fait que son véritable nom soit Jochem Paap pourrait conforter les soupçons, le bougre est bien hollandais !
Les voyants d'alerte album bac à soldes clignotent, une sirène d'alarme retentit.
Faut-il lâcher immédiatement ce disque ?
Non !
Il vaut mieux que ça (bien que je l'ai véritablement trouvé dans un bac à solde de compiles techno), d'ailleurs ne voir qu'un album de techno est réducteur.
Ce serait plutôt de l'ambient word industrial.
Revenez ce n'est pas de la soupe pour autant, je suis d'accord ambient et world acoquinés peuvent laisser présager du pire (du genre groupe de musique amazonienne avec des vrais morceaux d'ougandais et une sauce voix bulgares le tout mâtiné de dégueulis synthétiques ...) et bien nenni.
Ici c'est plutôt une darbouka électronique saturée subtilement rehaussée par un rythme martial que de sons "apaisants" (tendance flute spatiale mais en bien) enrobent parfois.
Et puis un gars qui dévoie le visuel de Remasters de Led Zep ne peut pas être totalement mauvais.