lundi 30 décembre 2013

Seven Dub - Rock it tonight (1998)

- J'lui trouve un goût de downtempo ?
- Y'en a !
- Du dub ?
- Y'en a aussi !
- Il a comme un goût de suave.
- C'est normal c'est à cause de la voix chaude et   douce de la chanteuse.
- Bon au final c'est pas mal pour buller, non ?
- Ouais !
- Ramène donc un p'tit coup de rouquin et de quoi grailler !


Louise Attaque - Sean Penn, Mitchum (2005)

Louise Attaque malgré des musiques lestes c'est quand même un peu répétitif et du coup vite lassant.
Pourtant quelques exceptions se glissent dans leur discographie comme ce Sean Penn, Mitchum.
Rythmique quasi hip-hop, basse quasi dub, voix quasi supportable (ok c'est de la mauvaise fois), bruitages et nappes quasi expérimentaux, samples aériens, mélodie sereine, violon discrets et bien mis en valeur, paroles oscillant entre le non sens, l'onirisme, le surréalisme.
5 minutes d'évasion musicale planante.
Un titre qui ne dénoterait pas dans un mix de balearic branlouilleur post réveillon.


samedi 28 décembre 2013

Jérome Minière - S'il ne se perd pas, il s'ennuie (1998)

Le label Lithium était quand même un sacré repaire d'allumés.
Jérôme Minière est surement le plus discret d'entre-eux.
Sur ce double album il livre un trip-hop bricolé et bâtard, un hip-hop lo-fi et pouilleux, une électro déglinguée et brinquebalante; toujours un peu à coté de la plaque, un peu largué et pourtant mettant en plein dans le mille.
La première partie nous permet d'admirer ses talents de rappeur, assez minables au demeurant par contre en slammeur ou spoken wordeur il assure et renvoie à leurs pénates les Abd El Malade et compagnie, en murmureur c'est un dieu vivant (Françoise Hardy et d'autres ont bien fait carrière en étant aphones).
La seconde partie nous permet de jouir d'instrumentaux bricolés, certes mais tenant la dragée haute à pas mal de truc bien plus pourris sortis à la même époque.
Et surtout Jérôme Minière pose des questions existentielles essentielles, il se demande "ce qu'était exactement une seconde" et propose une méthode expérimentale pour la visualiser (allumer et éteindre très rapidement la lumière pour la voir apparaitre). il propose également des solutions contre l'ennui: se perdre, physiquement mais également dans une multitude de pensées rebondissantes, ricochant aléatoirement.
Avec un final de mise en abîme de notre condition, notre système solaire comme une cellule d'un corps obèse.


David Bowie - I'm deranged (Lost Highway ost 1996)

Générique de début, de fin, enfin moment où les noms des acteurs, du réalisateur ... apparaissent dans un film, à placer où vous voulez dans le film car vu que le début est la fin , que la fin est également le début, ou bien que rien de tout cela n'est vrai, à moins que ce soit encore autre chose, voire le contraire ...
Toujours est-il que chronologiquement ce titre apparait au début et à la fin ...
Bon si ce n'est pas clair regardez Lost Highway, c'est pas dit que cela change grand chose pour une clarification du moment mais bon, ce n'est pas le propos, ici il est question de musique pas de cinéma (cela dit c'est un excellent film pour se triturer les méninges).
Donc I'm deranged de David Bowie est un excellent titre, hypnotique à souhait, cette hypnose est renforcée par le défilé nocturne des bandes jaunes du générique de fin, de début, d'un moment particulier du film précédemment cité (oui il va falloir regarder la vidéo pour pleinement apprécier la musique).
En même temps ce n'est pas n'importe quel gugusse qui les a filmées ces bandes jaunes, c'est David Lynch, cinéaste onirique, azimuté, abscons pour  les moins ouverts d'entre-vous: question hypnose et prise de tête il en connait un rayon.
C'est bien beau d'avoir des belles images et une belle musique encore faut-il avoir un clampin qui va trouver à quel moment (fin, début, milieu, autre ...) les mettre en adéquation, pour que les deux mises ensembles soient potentialisées et non pas bêtement additionnées. Qui c'est qui s'y colle Trent Reznor, soit le cerveau, à l'époque créatif, de Nine Inch Nails, là encore un bon tourmenté du cerveau.
Je ne parlerai pas du monteur qui à choisi quelles belles bandes jaunes sélectionner dans les kilomètres de rush, du gars qui s'est fadé le repérage de la route parmi des milliers de route que l'on peut trouver dans ce petit pays d’Amérique du nord, de l'éclairagiste chargé du réglage des phares, du conducteur de la voiture qui devait trouver la bonne vitesse, la bonne accélération ... bref de tous ces gens qui depuis ce film peuplent un asile de fous.

Pris d'une hésitation je mets les deux moments du film le défin et le finbut !!





jeudi 26 décembre 2013

Drexciya - Unknown journey VII (2013)

Sous mon sapin ...
Toujours sur le fil entre techno froide et chaleur synthétique.
Pour une fois vive la différence des Clones.


jeudi 19 décembre 2013

Pinch & Shackleton - Borakay drift (Morphosis remix) (2011)

Éloge de la lenteur.
Le remix est un exercice casse gueule, souvent raté.
Ici non !
Mais faut-il encore parler de remix, de relecture tant ce nouveau morceau n'a rien en commun avec l'original ?
Car que reste-t-il ?
Quelques fantômes vocaux et quelques brides d'échos perdus dans une masse sonore dense et pourtant éthérée.


mercredi 18 décembre 2013

Lizzy Mercier Descloux - Sun is shining (2003)

Avec un nom aussi rieur qu'un village de Seine et Marne, ce n'était pas gagné pour elle.
Et pourtant ...
Une reprise mi-improbable, mi-habitée, mi-classique (ok ça fait 3 moitiés et alors ?) d'un titre déjà exceptionnel (de Bob Marley pour les plus crasses d'entre vous): le résultat est à craindre.
Et pourtant ...
Une réussite , toute en retenue, en finesse, en ferveur, en incarnation, en mélancolie.
Hélas elle est plus connue pour où sont passées les gazelles ...
Et pourtant ...


lundi 16 décembre 2013

The Invaders - Spacing out (1970/2010)

Réédité il y a quelques temps par Jazzman, maison banlieusarde aux pépites sans cesse renouvelées, ce 45t envoie du costaud.
Rythmique imparable, cuivres psychédéliques, guitare débridée, le tout agrémenté d'un joyeux bordel caribéen pas besoin de plus pour un voyage spatial de première classe.

samedi 14 décembre 2013

The Liberators - Cairo Uprising (2013)

De l'afrobeat, funk, soul à la croisée du Budos Band et d'Antibalas mais en provenance d'Australie.
Massif et immersif, tour à tour inquiétant, festif, avec ce qu'il faut de cuivres, orgue et percussions pour réjouir l'oreille, essentiellement instrumental - qui s'en plaindra ?-.
Sur le toujours impeccable label italien Recordkick.


jeudi 12 décembre 2013

Robert Moore - Everything's gonna' be alright (1972)

Les compiles Absolute Funk sont géniales !
Elles ne contiennent que des titres produits par des seconds couteaux du funk et de la soul, des gonzes et des gonzesses qui n'ont parfois sorti qu'un 45t, des trucs qui tendent au confidentiel.
Et pourtant le déchet est rare, il s'agit le plus souvent "d'éclairs de génie directement inspirés par les maitres créateurs".
A l'image de ce Everything's gonna' be alright qui ne dépareillerait pas chez un JB tout en cuivres, rythmes et incantations.


lundi 9 décembre 2013

Papa Dee - Meets the jamaican giants (2008/2012?)

Pourquoi ?
Pourquoi j'ai acheté ce disque ?
La réponse je l'ai: le backing band tendance grand luxe reggae qui fit moult  sessions avec les plus grands producteurs, une promesse de bonheur auditif à venir.
Tu parles, ils sont juste venus cachetonner, sortir quelques plans aseptisés de reggae pour gogos (même Pierpoljack fait mieux !), du coup déception 2000.
Naïvement je pensais que Papa Dee s'était un producteur jamaïcain, hélas non, il chante !
Ce n'est pas qu'il ait une voix horrible c'est juste que c'est insipide au mieux, sirupeux au pire.
En fait ce gars fait une musique idéale à diffuser estivalement dans une paillote de plage à La Bourboule (les plus auvergnats d'entre vous me feront remarquer à bon escient que la balnéarité de La Bourboule est toute relative).
Il y a peut-être des géants jamaïcain, mais il y a surtout un nain (bu de son talent).

dimanche 8 décembre 2013

Jackmate vs Nick Reiff - Every step (2004)

Poker Flat le label house classieux et sexy, clinquant mais pas trop tape à l’œil, suave mais pas vulgaire, minimaliste mais sans excès, sombre mais avec toujours une lueur d'espoir.
Un petit peu hors de ses canons habituels avec ce titre plus deep et dark que d'ordinaire, un vocoder trippant et inquiétant, des ruptures de rythme qui créent une tension, une basse sourde qui étouffe les rares espaces.
Une expérience nocturne ...