dimanche 30 novembre 2014

Sébastien Tellier - La ritournelle (2005)

Sébastien Tellier est le roi du concept foireux éphémère, en moyenne un par album (gourou, sex addict, enfance et politique pour l'album dont est tiré la ritournelle) associé à un nouveau look à chaque fois.
Surnagent quelques titres touchés par la grâce comme ce rêveur et aérien La Ritournelle, un piano triste quasi monotone, des cordes larmoyantes, une voix presque plaintive, le tout agrémenté sur la fin d'une basse feutrée et tout du long de la batterie virevoltante de Tony Allen, fantasque et fantastique batteur de Fela Kuti et compagnon de route de Doctor L (précédemment cité ici et ).


The Budos Band - Burnt offering (2014)

Le Budos Band revient plus sombre et funky que jamais.
Cette fois-ci ils ont sacrifié un orchestre de mariachis hérétiques et décadent durant une sombre cérémonie vaudoue celtique, ils ont fait appel au mage ermite de Led Zeppelin pour touiller le chaudron du groove visqueux, aux pouvoirs venimeux du Scorpion languide et de l'hypnotique Cobra qui annihilent la volonté de l'auditeur, contrôlent son corps pour en faire un zombie dansant. Zombie qui va rejoindre l'armée des ténèbres du combo new yorkais, cette multitude mouvante se dodeline aux son des cuivres puissants, des guitares vicieuses, des basses perfides et autres percussions obscures et dévastatrices.
Tremblez ils arrivent !


vendredi 28 novembre 2014

Thierry Robin - Kicsi kicsi kém (1996)

Il faut juste fermer les yeux et se laisser entrainer, écouter les silences, les respirations et même les voix et les notes.


Terry Callier - Love theme from Spartacus (1998)

Avant de mourir Terry Callier chantait vachement bien, une voix profonde, chaleureuse pleine d'humanité et d'amour.
Sur ce titre il n'est accompagné que par une guitare acoustique qui n'en fait pas trop, soulignant délicatement ce qu'elle accompagne, un violon basse ne fait pas nuit pas car on l'entend peu,une cymbale vibre également fugacement à la fin.
La grande classe !


Doctor L & Antibalas - Family of fear (2010)

L'alliance de Doctor L (allumé notoire, homme de l'ombre responsable de la production d'une grande partie du hip-hop français des années 90, de quelques albums aussi variés que personnels, compagnon de route de Tony Allen ou Rodolphe Burger ...) et du combo abrobeat new yorkais Antibalas pour la relecture, la ré-interprétation d'un classique de Sly Stone.
Le résultat est un groove vicieux et instantanément addictif; l'original est présent en toile de fond, par évocations fugaces mais la relecture l'emmène dans une autre dimension plus débridée et enjouée.


jeudi 27 novembre 2014

Samia Farah - Cool (original version) (1999)

Frais et classieux.
Un beau brin de voix enveloppé dans un écrin reggae/dub de bonne facture.
Pour la vidéo les 25 premières secondes sont pénibles après c'est beaucoup mieux.


mardi 25 novembre 2014

Detroit Grand Pubahs - After school special feat Miss Kittin (2000)

Le plus souvent les Detroit Grand Pubahs font dans l'electro-funk rigolarde, la booty bass décontractée du gland: c'est joyeux, ça ne vole pas haut et il y est question de culs, bref des godelureaux festifs que ces gars là.
Pourtant parfois le propos se fait plus grave comme sur ce After school special.
La musique est presque triste, les paroles sordides, déclamées d'un ton monocorde et impersonnel. La déchéance d'une fugueuse candide qui prise sous l'aile "bienveillante" d'un "bon samaritain" se retrouve à "gagner beaucoup d'argent sans travailler" ("earns a lot of cash without working") litote pour définir sa nouvelle condition de pute.
Ici une fiction mais souvent une sinistre réalité.


Antipop Consortium - Dystopian disco force (2001)

Je crois que le petits loulous d'Antipop Consortium ont un problème avec la disco.
Je veux bien que leur disco soit dystopique mais ils ont foiré leur coup.
Théoriquement la disco c'est la joie de danser jusqu'à plus soif sur une musique parfois légèrement teintée de sentimentalisme, de mélancolie et un peu maniérée cela en prenant des substances diverses et variées pour tenir le plus tard possible, c'est aussi la perspective de ne pas terminer la soirée seul après avoir effectué la danse de l'accouplement. Dans une dystopie la disco serait une danse de salon chiante pour vieilles personnes ayant perdu leur libido, leurs dents et leur joie de vivre, un truc super relou.
Et bien messieurs Antipop Consortium il va falloir revoir votre copie car votre Dystopian disco force est une escroquerie et n'a de dystopique que l'intitulé, vous faite de la disco du XXIème siècle, toujours dansante et donnant envie de rester jusqu'à pas d'heure sur le dancefloor (la piste de danse du XXIème siècle je précise pour les vieux qui me lisent) et de n'en partir qu'accompagné; sur ce point ce n'est pas gagné, votre morceau faisant se mouvoir de manière désordonnée, aléatoire et brouillonne les corps, finalement c'est peut-être ça la dystopie cachée ...


lundi 24 novembre 2014

Ozel Türkbas - Ozel's dance routine (Mr Thing re-edit) (2014)

Une sorte de prolongement du Uska Dara de Lonnie Sattin mais en plus break; en fait ce re-edit est basé sur un breakbeat assez monstrueux de l'original tout en gardant son orientalisme et en y ajoutant quelques fioritures.


dimanche 23 novembre 2014

Esthero - Breath from another (1998)

Le track bancal sur le papier, j'explique: dans un shaker mettez un peu de downtempo/trip-hop pour les arrangements, rajoutez un beat hip-hop assez lourd (mais pas tout le temps), de la drum & bass éthérée (en remplacement de celui hip-hop), déjà c'est compliqué à imaginer, une fois que vous y êtes arrivé imaginez mieux et incorporez alors une voix aérienne assez pop rêveuse, puis celle d'un MC hargneux et celle rapeuse d'une rappeuse, parsemez de quelques scratchs et d'un soupçon d'ambiance brésilienne.
Voilà le dilemme faire que cette mixture ne vire à l'infâme brouet et que la somme des éléments disparates sonne bien.
Les p'tits gars et les p'tites pépées d'Esthero y arrivent plutôt pas mal.


samedi 22 novembre 2014

Brian Gold - The way you move (2005)

Le principe des greensleeves rhythm album c'est un riddim avec toute une tripotée de jamaïcains qui viennent poser leur flow dessus avec plus ou moins de bonheur. Le plus souvent c'est concours de bite et de tour de poitrine pour les thématiques.
Musicalement c'est pompier et efficace; synthé appuyés, riffs de cuivres en rafale, rythmique primaire mais imparable. Le sieur Brian Gold raconte des choses palpitantes du genre: je t'aime, tu m'aimes, tu es la plus belle, je ne peux détacher mon regard de toi, putain t'as un beau cul, je te serai fidèle toute la vie pendant au moins une heure et autres niaiseries ... tu parles, il veut juste la choper rapidement histoire de ne pas terminer le soirée seul; mais j'aime bien son phrasé et ses intonations pour peu il semblerait sincère (enfin au moins aux yeux amourachés d'une greluche candide) .


vendredi 21 novembre 2014

Dj Wally - I must be mad now (2001)

Une ambiance fantomatique, morbide est tissée par Dj Wally sur ce titre.
Bruits angoissants, cliquetis divers, cris, grincements et autres sons indéterminés, une phrase revient en boucle "I must be mad now" et nous alerte sur la santé mentale plutôt vacillante de son auteur; un beat rachitique et sec vient se greffer sur ce canevas sonore. Vers le milieu du titre le pauvre bougre semble avoir définitivement sombré dans l'aliénation et se met à hululer/pleurer semblant perdu nocturnement dans un marais inhospitalier des Bayous entouré par une faune hostile. C'est alors que surgit soudainement un orchestre de reggae (déglingué l'orchestre il ne faudrait pas s'attendre à un truc clean non plus) afin d'égayer la déchéance de notre protagoniste. Parenthèse de courte durée, il sera vite à nouveau tourmenté par ses démons ...


jeudi 20 novembre 2014

Gang Starr - Full clip (1999)

Que dire à part que ça déchire tout, qu'il y a tout ce qui fait l'archétype du hip-hop (il devrait servir de mètre étalon) dedans, du bon beat bien fat, une basse qui arrache, des scratchs malicieux, du sample de bon aloi et un putain de rapper !
'faut être sourd pour ne pas aimer (et encore ...)!


Sub Focus - Splash feat Coco (Rusko remix) 2010

Aujourd'hui c'est pop dubstep, arpèges un poil pompiers, beat lourds, wobble bass et voix presque délicate.
C'est un peu comme le Mc Do, ce n'est pas trop nourrissant mais ça reste sur l'estomac, c'est un peu gras et sucré, assez insipide en vrai et pourtant on y retourne voire on y prend du plaisir (un peu coupable certes).
Pas trop souvent malgré tout !


Lucien N Luciano - La dance des enfants (2004)

Éloge de la lenteur et de la contemplation.
Minimaximalisme hypnorgasmique calme et gracieux.
Le rêve de tout parent: avoir des enfant qui dansent aussi calmement ...


mercredi 19 novembre 2014

Portishead - Mysterons (1994)

Parfois il y a des évidences, comme écouter Mysterions de Portishead par temps de brouillard, c'est une obligation, mentionnée lors de l'achat du disque.


mardi 18 novembre 2014

Grant Phabao & The Jays - African man (Grant Phabao swing remix) (2009/2013)

Au départ des voix de reggae et la musique qui va avec, chaloupée.
Puis arrive un remixeur qui trouve qu'il peut changer totalement le morceau ce qu'il fait en deux coup de cuillère à pot et beaucoup de talent.
Notre African man se retrouve paré d'une batterie élastique, d'un piano tempéré, d'une guitare sautillante et d'une basse jazz de bon aloi, un bel habillage qui constitue un élégant costume qui met en valeur notre homme, lui conférant plus de coffre et de profondeur; de la haute couture du remix.


Guts - Man funk feat Leron Thomas (2014)

Guts le débonnaire et barbu auteur de des compilations, invitant au farniente estival, Beach Digging, est de retour avec un nouvel album.
Gorgé de soul, de funk, et de hip-hop ça claque de partout, ça groove bien, classieux et relax.
En plus cerise sur le gâteau un magnifique double vinyle gatefold superbement illustré ...

lundi 17 novembre 2014

Pilooski - The wizard edit (2009/2013)

Des chiens aboient, la caravane passe, les violons violonnent, les percussions percutent, l'acid ronge et monte.
Un voyage dans une rave party orientale un poil kitch mais la magie de l'orient opère.


dimanche 16 novembre 2014

Bran Van 3000 - Drinking in LA (1997)

Une pochette de mauvais goût (n'a-t-on pas idée de montrer Pan-Pan le lapin en train de sentir l'anus de Bambi ? Ces gens ne respectent-ils donc rien ! (perso j'adore l'image irrespectueuse)).
Un clip bricolo/branleur gentiment distancié et second degré avec des spationautes de l'improbable.
Musicalement c'est comment ?
Un peu à l'image du reste une vision décontractée du hip-hop, un gars qui rappe comme une savate , des chœurs moelleux et dégoulinants à souhait, une musique de  j'me réveille la gueule dans le cul un dimanche matin et un bon rythme pas violent mais suffisant pour éviter une soudaine narcolepsie, des paroles qui évoquent la perte de temps et la lose ("But we did nothing, absolutely buttkiss that day")
Un truc indispensable quoi !


samedi 15 novembre 2014

Supersilent - 5 (2001)

Pour un groupe de musique s'appeler Supersilent c'est comme s'appeler Avenir pour un sidérurgiste Lorrain ou chasteté pour Rocco : un non-sens; si tu veux être super silencieux tu fais du mime pas de la musique !
Toutefois leur nom n'est pas usurpé tant tant ils laissent place au silence, à la respiration, au vide dans leurs créations/improvisations.
Climats éthérés, paysages lunaires, tensions subtiles, accès soudains de brutalité parsèment l'album, parfois le fantôme d'un Miles Davis période In A Silent Way (quel hasard !) s'y perd.


El Rego & Ses Commandos - Se na min (2011)

Dans la série les grooves imparables je voudrai le grand oncle d'Afrique ses orgues foisonnants, sa basse millimétrée, sa batterie martiale et sa guitare cristalline, ses cuivres discrets, sans oublier cette voix enjouée.
Un commando prêt pour des opérations de danses clandestines et des fiestas infernales et furtives.


Bonga - Mona ki ngi xica (1972)

Il serait fâcheux de confondre Bonga, le musicien angolais, avec les bonga bonga de l'italien Silvio.
Chacun des deux recherche une pénétration en profondeur, mais l'un vise l'âme et l'autre le sordide.
Par conséquent biffons Silvio d'un vif trait et consacrons-nous à Bonga.
Bonga et son Mona ki ngi xica c'est de la chaleur auditive, du bien être en musique. C'est des paroles dont quand bien même on ne comprend pas le sens parlent à l'âme, évoquent la tristesse et gravité.
Des paroles intuitivement introspectives, qui invitent à s'arrêter, à prendre le temps, à réfléchir, à rêver, à profiter de l'instant.


vendredi 14 novembre 2014

Plan B - Ill manors (2012)

Le plus souvent je ne suis pas fan de hip-hop anglais parce que:
  1. C'est pas vraiment du hip-hop, du coup il y a tromperie sur la marchandise.
  2. Les gars rappent mal.
  3. Les instrus sont pas terribles.
  4. C'est porté au pinacle pour pas grand chose.
Plan B réussit-il mieux que ses compatriotes ?
Musicalement il y a de la matière; l'instru est percutant et s'apparente à une cavalcade effrénée et incendiaire.
Le gars rappe véritablement, de manière anglaise mais c'est du rap et avec du sens.
Je ne sais pas s'il a été porté au pinacle (en fait si) mais il est un minimum doué donc ça l'fait.
Bon est-ce du hip-hop ? Presque mais pas totalement, c'est un peu bâtard mais le morceau est quand même de bonne facture.


jeudi 13 novembre 2014

Bohren Und Der Club Of Gore - Zombies never die (blues) (2011)

Cette fois-ci c'est la fin, nous sommes cuits !
Non seulement contents de proliférer un peu partout et de dégouliner n'importe comment, ces satanés zombies ne meurent pas, nous voilà dans de beaux draps.
Je reste sceptique cependant, pas plus tard qu'hier, juste pour vérifier cette incroyable information, je suis allé en taquiner un avec ma tronçonneuse et mon coupe-coupe de compétition.
Et bien après avoir réduit mon cobaye à l'état de steak tartare géant, l'avoir ensuite bien enveloppé puis mis au frigo (j'ai un très grand frigo, on n'est jamais trop prévoyant) j'ai attendu toute la nuit ... en vain !
Que dalle, peau de balle, nada, il n'a pas bougé d'un iota, ni même montré le plus petit signe d’amélioration de son état général.
Je crois qu'on essaye de nous affoler pour rien, si ça se trouve, une bonne épidémie de gastro et une grippe carabinée et les zombies se disloquent tout seuls.
Ces zombies c'est surfait, c'est rien que des petites natures !

Westside Connection - The gansta, the killa & the dope dealer (1996)

Du lourd, 783 kilos à eux 3, mais non c'est pas ça c'est surtout les flows de Mack 10 et Ice Cube, sans oublier le gars avec un nom de chiottes WC qui écrasent tout ce qui dépasse, appuyés par un beat rouleau compresseur des fois qu'il y ait un truc qui dépasse encore et puis un sample bien vicieux du "Hurt" de Nine Inch Nails.
C'est pas que je m'ennuie mais j'ai mon bon, ma brute et mon truand modernes à écouter !


mercredi 12 novembre 2014

Alpha Blondy - Jah Houphouet Boigny nous parle (1987)

Un dub de la mort qui tue et assassine avec le featuring improbable de "Jah Houphouet Boigny".
10'37" d'hypnose fascinatoire portée par une rythmique indolente et la voix du "Sage" et communiste (du moins à cette époque) de" Côte d'Ivoire" qui conte l'histoire et puis cette explosion à 10'06".
C'est pas pour faire mon difficile mais il manque au moins 5 minutes d'impro instrumentale, c'est quoi ce travail bâclé Mr Blondy !


Java - Sex, accordéon et alcool (2000)

Au programme du jour: jeux de mots laids, calembours bons et approximations linguistiques hilarantes. Le tout appuyé par des beats hip-hop et un putain d'accordéon !
Pas de risque d'indigestion cependant, le met proposé passe tout seul.
C'est pas tout ça mais il faut que je prenne mon "astérohash" pour rouler un "fulgurojoint" avec "Luke Sky et Johnny Walker" et on boira un mélange de "Dark Valstar" et de "Cuty Sharktreck"...


Plastobéton - Eté 83

Plastobéton c'est un peu du Suicide lo-fi, si, si c'est possible !
Bref c'est cradingue, brut, mal enregistré, de mauvais goût, saturé, bordélique, punk électro,  Messin.
C'est comme une ode aux héros perdus de la Lorraine, tels Francis Haulme !

Comment ne pas en vouloir ?

Perso, j'envisage une installation en Lorraine pour pouvoir écouter ces douces mélopées en visitant des friches industrielles lors de week-ends pluvieux et gris de novembre en sirotant une Valstar rouge.
Naan ! C'est pour rire, le week-end c'est fête c'est Valstar verte !

C'est dispo chez Eurochoc production et/ou chez  tanzprocesz


lundi 10 novembre 2014

dimanche 9 novembre 2014

Black Sabbath - Planet caravan (1970)

Black Sabbath, le nom est lâché, les belles-mères tremblent, craignant l'arrivée soudaine de Belzébuth suivi de hordes barbares prêts à mettre à sac leur salon !
Pourtant pas de crainte à avoir ici, les inventeurs du heavy metal ont revêtu leurs atours d'agneau pour ce titre, guitare enjôleuse, percussions timides, basse caressante, voix filtrée.
Ambiance calme, douce, rêveuse presque entre deux déflagrations guitaristiques.
Un ovni dans ce pesant disque de métal.


H_Foundation - Slayin' the dragon (2003)

Un peu chelou, un peu dub, un peu vaseux, un peu jazzeux, H_Foundation sera le compagnon idéal des matinées oisives où le seul but est le grand rien.


samedi 8 novembre 2014

Mister Modo & Ugly Mac Beer - Diggin' in the crates (feat F.Stokes) (2011)

Du hip-hop à l'ancienne, fait à la main par des artisans.
Ça  fait poum poum tchak ! Y a du sample  de cuivres et cordes qui envoie bien du pâté , un couillon qui maltraite un tourne disques, un gars qui rappe en ricain pour la street crédibilité, un double hommage à J Dilla, bref check list track hip-hop hit underground O.K.


Thomas Fersen - Le chat botté (2003)

Il est des scandales que l'on ne dénonce pas !
Le chat botté de Thomas Fersen est l'un d'entre eux.
De prime abord cette chanson semble décrire le quotidien d'un boutiquier besogneux, tenancier d'une échoppe de souliers qui prend son pied en chaussant ceux des autres; un fétichiste qui satisfait ses penchants durant son travail.
Mais attachons-nous à étudier les paroles plus en détail.
Que voyons-nous alors ?
Une chose qui en tant que muletier professionnel m'horrifie. Non seulement ce Thomas Fersen est fétichiste des pieds mais en plus ce bougre est zoophile plus que pervers !
Ce pauvre type revêt des mules de peaux de serpent ou de crocodile, puis sans la moindre honte il copule avec; il l'avoue, s'en vante même. Car comment comprendre ses paroles:
"On ne veut plus les quitter
Quand on les enfile
Essayer c'est adopter
Les mules en reptile."

Un véritable scandale que l'on tait par couardise, il est temps que cela cesse !


Le Chat botté by Thomas Fersen on Grooveshark

vendredi 7 novembre 2014

Foxaphonk - Sois donc sex (1996)

Un rythme qui claque classe, une mélodie à faire swinguer Stephen Hawking, des paroles simples et funky, c'est le commencement du cool, j'vais faire péter les Stan Smith, sortir le 3/4 en cuir pour faire mon kéké cool has been total !
Passe la vodka orange et fais vrombir le moteur de la 205 !


jeudi 6 novembre 2014

Jimi Tenor - Can't stay with you baby (1996)

Avec Can't stay with you baby, Jimi Tenor délivre une électro-pop song mélancolique teintée d'une ambiance jazz et en plus c'est vachement classieux.
Nappes planantes, rythme cool mais prenant, basse enveloppante, voix de crooner puceau du meilleur effet, riff d'orgue catchy et solo de sax pour ceux qui aiment. A cela il faut ajouter une bonne dose de cynisme, de distanciation et d'ironie dans les paroles (ça sent le gars qu'a tiré son coup et qui veut rentrer chez sa régulière pour ne pas finir occis sous les coups de rouleau à pâtisserie et qui par conséquent trouve un prétexte à la con pour se barrer en loucedé).
Le résultat: le track vénéneux indispensable et addictif.
Le reste de l'album arrache aussi sa peau du cul (Outta space barré, Downtown noir jazz, Sugar daddy froid et pervers, Never say it loud sensuel, Tesla est-ce là, Caravan épileptique, Wiping out flamboyant, Shore hotel sans plus,  Nobody's perfect retour du jazz perdu, Atlantis majestueux ! A découvrir absolument pour adultes et adolescents !


mercredi 5 novembre 2014

Morning, Noon, Night - Time (1977)

14h32, les 2 branleurs Starsky et Hutch ont enfin fini leur dure journée de labeur (ils ont dressé 3 PV pour défaut de ticket de stationnement, un  peu racketté Huggy pour qu'il leur lâche quelques biffetons, fait les marioles avec leur caisse pour épater la serveuse du Steakopoivr'); au volant de leur Grand Torino, ils filent à une allure indécente vers leur bar favori afin d'écluser quelques demis de leur autoradio s'échappe une musique joyeuse et insouciante mélange de funk désinvolte, de disco molle du gland le tout si captivant  qu'ils ont bien du renverser quelques vioques traversant imprudemment sur les passages piétons, on s'en fout c'est l'heure du cool !


Gonjasufi - Ancestors (dreamtime) (Mark Pritchard remix) (2010)

Le titre initial de Gonjasufi est déjà bien barré, possédé, enfumé (produit par un Flying Lotus au mieux de sa forme), Mark Pritchard garde à peu près tout cela mais y rajoute une bonne couche de solennité qui emmène le titre  pas loin d'une musique de péplum décadent dans lequel des rastas allumés combattraient à mains nues des huitres parées de cuirasses rutilantes et armées de glaives courts, dans lequel des romaines vêtues de toges en papier de verre oindraient d'huile de petit pois des boules de billard, dans lequel Clint Eastwood, Blondin quoi, ferait une brève apparition sur la fin déguisé en nain de jardin.


mardi 4 novembre 2014

Kromestar - In 2 minds (2013)

Un ovni basé sur un beat hip-hop assez alangui (et rehaussé de quelques claquement de mains et/ou de doigts)  avec une grosse vibration basse reposante, des nappes aériennes et des chœurs/voix qui semblent échappés du Blue Monday de New Order. Ami du mid tempo ouaté voici ton titre du jour.


lundi 3 novembre 2014

Photek - The Hidden camera (1996)

Une inquiétude sourde et diffuse, un sentiment d’oppression indistinct voilà ce qui se dégage de ce Hidden camera.
Cela est augmenté par le visuel de la pochette, un écran de contrôle pour paranoïaque en mal de voyeurisme.
Musicalement c'est comme si un orchestre de jazz mutant composé de psychopathes jouait chacun dans son coin et que l'ensemble sonnait cohérent: un improvisateur métronomique à la batterie, un bassiste monomaniaque qui joue trois notes et s'occupe aussi du piano (3 notes également), un flippé aux claviers et nappes angoissantes, un cliquetis de briquet type Zippo ou un pistolet qu'on arme va savoir avec les paranos et enfin parfois une sorte de cris indéfini.


dimanche 2 novembre 2014

Aphex Twin - 1-01 Cliffs (1994)

Où il est question de synesthésie, de rêve éveillé et de "se trouver à l'intérieur d'une centrale électrique sous acide", soit ce qu'il faut pour qu'un quidam moyen puisse passer un dimanche tranquille avec un ami auditif cotonneux , c'est vachement plus sympa que de roter son Kiri en pouffant d'ennui devant Drucker ...


samedi 1 novembre 2014

The Juan MacLean - Tito's way (Lindstrom & Prins Thomas remix) (2005)

Lindstrom & Prins Thomas projettent le titre de Juan MacLean ailleurs dans la dimension disco barré pour longtemps (11 minutes), ne conservant que les vocaux leur adjoignant une solide et hypnotique rythmique agrémentée de fioritures mélodiques synthétiques.