samedi 31 janvier 2015

#jesuischarlie













#jesuischarlie

"maintenant dans l'eau sale, 
elle traine sa bouche pâle 
au fond du caniveau 
où elle coule, où elle coule
où elle coule, où elle coule
la rivière de sang chaud" 


vendredi 30 janvier 2015

Savages - Shut up (2013)

Il est parfois des hasards cocasses.
Ce matin pour égayer mon périple routier  j'ai pris cet album de Savages, sombre, dynamique, ramassé et enlevé - bien que parfois une production un peu trop appliquée gâche un peu la voix.
Dans le même temps (enfin presque) je tombe sur un article, enfin un communiqué de l'attaché de presse, sur The Avener, "le dj qui aime vous faire crier" (écrivent-ils sans pouffer), sorte de nouveau super héros tricolore de la musique électronique, je n'exagère en rien l'article en question parle de "rencontre avec l'homme derrière le mythe"; aussi empressé que circonspect (oui l'article en question est tiré du célèbre hebdomadaire musical Le Point, réputé pour ses critiques musicales aussi underground qu'irrévérencieuses). Ne pouvant contenir l'impatience d'écouter l’œuvre de cet artiste qui avait échappé à ma sagacité et à ma pertinence légendaire, je cliquais fissa sur le lien lançant sa musique prêt à hurler au génie ... Bon le génie devait déjà être en RTT ou bien c'est un génie sans bouillir ... mais le titre proposé ressemblait plus à un remix mou du gland d'un titre bluesy qu'à la révélation électro de l'année.
Très sérieusement la journaliste assène "vos morceaux sont très dansant", à la place du gars je n'aurait pas apprécié que l'on se foute de ma gueule aussi frontalement, mais  rien, pas une once de rébellion, de gueulante, le gars placide répond: "j'adore danser ! C'est aussi essentiel pour moi que de manger, boire ou respirer. Et puis la base du métier de DJ, c'est quand même de faire danser les gens ! Même si ça s'est un peu perdu récemment..." vu le dynamisme du morceau je me rends compte que je viens de faire une découverte hautement scientifique et que je suis le seul à avoir remarqué ce phénomène unique: un salsifis peut danser !?
Bon le gars ne manque pas d'humour, en plus de ne faire que des remixes (qui feraient même rougir Moby de honte tant le gars ne fait quasiment rajouter un beat poussif et deux frêles effets des plus minimaux) mais son nom prête également à la moquerie. The Avener, comme un héros de BD, sorte de Avenger amputé du G, qui est supposé venir de l'anglais du XVIème siècle et signifier "palefrenier du roi" et que mangent les chevaux ? De l'avoine, de là à dire que the avener est un avoineur il n'y a qu'un pas que mes recherches en linguistique me permettent de franchir allègrement, un avoineur avoine et avoiner signifie entre autre frapper ce qui suppose de l'énergie, de la force et vues la puissance et l'énergie déployées par notre salsifis j'affirme que ce type à le sens de l'auto-dérision et du second degré aussi pardonnons-lui sa musique.
Donc le contraste entre les Savages et The Avener n'en fut que plus grand.



jeudi 29 janvier 2015

Drexciya - Unknown journey I (2011)

Martial, rigoureux et austère, pour ne pas dire janséniste, mais pourtant entêtant; sans oublier qu'un brin de fantaisie incongrue n'est jamais loin tel ce sample de roue de vélo tournant à vide véritable "gag" récurrent du morceau.


mercredi 28 janvier 2015

October - Euro dance hit (2007/2010)

Toi qui escomptais trouver ici du cérumen musical tu dois être déçu, point de hit du mois d'octobre en euro dance.
En même temps le fait qu'il n'y ait pas de S à "hit" aurait pu te mettre la puce à l'oreille, l'euro dance ne commet hélas pas qu'un seul "hit" (je mets des guillemets à hit pour pouvoir prendre le mot avec des pincettes) par mois; et puis, sérieusement qui écoute encore de l'euro dance depuis All that she wants ? Pourquoi pas  une chenille et un p'tit coup de Compagnie Créole pendant que tu y es ?
Donc pas d'October - on est en janvier, je veux bien commencer à perdre mes facultés intellectuelles j'arrive encore à lire une date sur un calendrier - pas d'euro ici - d'où tu as vu que les anglais étaient passé à l'euro ? -  ni de hit - je mets ta main à couper que ce titre n'a jamais été un hit -  ou de dance ici, enfin de la dance si mais dans une version altérée, mutante et bâtarde où le mouvement ne serait plus une finalité ni nécessairement un mode d'expression de la danse.


mardi 27 janvier 2015

Chaos Echœs - Tone of things to come (2012)

Lourd, poisseux, sombre, furibard parfois, nimbé de quelques respirations également, violent,  massif, plein, lent ou cavalcadant, presque psychédélique à certains moments, mais jamais là où on l'attend, Chaos Echœs sait surprendre son auditeur, tant mieux.



lundi 26 janvier 2015

Stereolab - Olv 26 (1996)

Horreur des crypto-marxistes en habit easy listening pop pervertissent notre jeunesse !
Pire peut-être des situationnistes!
Bref de la sale engeance beatnik gauchisante parasitaire et feignasse qui font rien qu'à faire de la musique au lieu de se livrer à des activités aussi palpitantes, lucratives et fendardes que l'analyse des benchmarks ou le nettoyage d'anus de chiens ou l'enculage de mouches.
En plus de déclamer, parfois en français en prime, des slogans abscons pour ne pas dire surréalistes, ils font une musique répétitive addictive subtil mélange de pulsation krautrock, de naïveté lounge 60's, d'expérimentation électronique.
En plus ils livrent ici une charge à peine masquée contre l'idée de paradis, leurre aliénant, chère aux culs bénis de toutes sortes
Agissons avant qu'il ne soit trop tard, esprit de Michel Sardou vient nous aider (euh, esprit et Michel Sardou, ça va être difficilement conciliable ...).


dimanche 25 janvier 2015

La Funk Mob - 21 degrees (2004)

Parfois les choses semblent simples, un beat basique, quelques notes de piano et 2 vocaux samplés, un brin de basse discret, un riff de guitare évanescent, le tout bien arrangé, sans fioritures ni effets de style tape à l’œil pour un résultat d'une grande douceur.


Salif Keita - Ana na ming (La Funk Mob remix) (2004)

Des éléments qui se mettent en place petit à petit, faisant monter une tension sous-jacente et contenue qui n'a aucune raison d'être tant la voix de Salif Keita l'annihile, mais qui cependant persiste grâce à la roublardise des 2 gars de La Funk Mob et puis il y a cette seconde magique où ils lâchent tout à 3'12" la frappe de batterie se fait plus forte et plus véloce, la guitare se sature: une explosion jubilatoire et relativement fugace avant un retour au calme.


samedi 24 janvier 2015

Tangerine Dream - Phaedra (1974)

Plutôt que de lire Phèdre de Racine j'aurais mieux fait d'en écouter la version de Tangerine Dream, j'en eus mieux apprécié les subtilités: angoisse sourde et menace diffuse mêlées à une luminosité obscure et à une accessibilité dédalesque toute en chausse-trappes et faux-semblants avant de s'apaiser dans un quasi requiem moderne.
Une escapade pré-ambiant/proto-techno.
Merci Edgar Froese ...


vendredi 23 janvier 2015

Sonic Youth - Schizophrenia (1987)

Du mélodieux (façon Sonic Youth), de l’agression sonique, du mélancolique, de l'exalté, une voix d'homme, une voix de femme, du calme, de la furie, des ruptures, de la lucidité, de la désabusion, pas de logique (ou bien une logique de l'improvisation) ... oui il est bien question de schizophrénie à tous niveaux.


jeudi 22 janvier 2015

Minos Pour Main Basse (Sur La Ville) - Le patron est devenu fou ! (1997)

Tournerie* giratoire rotative (et multi-pléonasmique) à effet addictif, simple mais très efficace.
Un patron sympathique pour une fois, mais 'faudrait pas qu'il s'exonère de sa tournée !

*pour les esprit chagrins et pointilleux qui ne manqueront pas de railler l'auteur, tournerie (tout en bas de page ...)


mercredi 21 janvier 2015

Massive Attack - Spying glass (1994)

Massive Attack réussit le challenge, à savoir préserver la fragilité et la sensibilité d'Horace Andy sur l'original de ce titre tout en gommant les claviers fluets et parfois poussifs; mieux ils réussissent à garder la profondeur de basse de l'original et à l'amplifier même y ajoutant une pulsation hypnotique véritable effet de vague, flux et reflux qui emporte l'auditeur loin en lui.


mardi 20 janvier 2015

Axiom Funk - If 6 was 9 (1995)

Bon si 6 était 9, que deviendrait π (3.14 et des poussières), j'ne parle même pas du nombre d'or (φ soit 1.61 et des brouettes) et de tout ce qui en découle ... bref tout partirait en couille assez rapidement, sauf que la distance entre un point a et un point b resterait physiquement identique ...
Sinon au départ c'est un titre d'Hendrix magnifié ici, catapulté dans l'espace et dérivant depuis vers des parties inconnues de l'univers, porté par les délires à la basse et à la voix de Bootsy Collins, propulsé par une guitare stellaire et un rythme immuable le tout avec à la fois douceur et envoutement.


lundi 19 janvier 2015

Napalm Death - Success ? (1986)

Compact c'est le premier mot qui vient à l'écoute de Napalm Death.
En effet rares sont les morceaux qui dépassent la minute trente, mais aussi compact à cause de la musique, ramassée et dense, exécutée rapidement en apnée, batterie mitrailleuse, basse marteau piqueur, guitare scie sauteuse et pas de quartiers.
Le second mot qui vient à l'esprit c'est Donald. C'est certains les gars de Napalm Death ont recruté comme chanteur Donald (sa "voix naturelle" est parfaitement reconnaissable vers 12-13 secondes, à 42-43 secondes et à 1 minute), l’irascible canard de Disney, ils l'ont gavé de stéroïdes puis pour le vénère un peu plus, lui foutre la haine, ils dont du faire des trucs pas clairs avec Daisy ou Riri Fifi et Loulou ont du prendre cher ...
Des fous furieux quoi !


dimanche 18 janvier 2015

samedi 17 janvier 2015

Rollins Band - Blues jam (1992)

L'animal Henry Rollins en action.
Imaginez le bougre sur scène, en short, sueur et tatouages dehors, vociférant, hurlant, haranguant, tous muscles tendus, ramassé, prêt à bondir sur son public tel un fauve de concert.
Pour le canaliser: un forgeron en guise de batteur, à la frappe lourde, puissante et lente et également un psychopathe maniaque de la corde acérée et précise à la basse.
Pour l'exciter, mais le faut-il, un dompteur dont le fouet est remplacé par une guitare versatile, cinglante souvent, presque chatoyante parfois, toujours affutée.
Pour faire monter la pression Rollins aborde ses thématiques de l'aliénation de l'individu, de l'oppression mentale par un pouvoir invisible, indéfini et innommable, coercitif, invasif et hostile; tout l'art de Rollins étant réside en ce numéro de funambule toujours sur le point de sombrer dans la paranoïa pathétique mais se rattrapant au dernier moment.


vendredi 16 janvier 2015

Earth - Angels of darkness, demons of light I (2011)

Au départ Earth n'était que bruit, tumulte, fracas et fureur. Inspirateur de Sunn O))) notamment.
Puis Dylan Carlson, tête pensante du groupe et seul rescapé de la formation originelle, évolua.
De son passé il garda le bourdonnement, qu'il apaisa le mâtinant de country désertique, de blues rouillé, il y ajoutera par la suite un violoncelle pour parfaire son œuvre et renforcer son coté unique.
Le résultat est lent, introspectif, oscillant entre inquiétude diffuse et plénitude somnolente, à la croisée de tout, ne menant à rien mais y allant inexorablement.


jeudi 15 janvier 2015

Biochip C - Super vagina (1998)

Bon vagina, même en étant une tanche en anglais on voit ce que ça recouvre.
Mais super vagina qu'est donc ? Plusieurs interprétations sont possibles:
  • Un vagin géant.
  • Un vagin avec une cape rouge et doté de supers pouvoirs.
Dans ces deux cas la femme qui est à l'extrémité du vagin va être un peu gênée
  • Vagin signifie en latin fourreau, donc super vagina pourrait-être un fourreau géant, mais pour y mettre quelle épée ?
  • Vagina est le nom de différentes villes en Russie, ont-elles des visées expansionnistes, leur but est-il de devenir des mégapoles d'où le super Vagina ?
  • Je vous épargnerai les suggestions faites par mon moteur de recherche quand j'y tape vagina et super vagina (bon juste pour l'exemple il y est question d'odeur, de préservation de la jeunesse dudit organe, de sites interdits aux mineurs et d'un gars qui en a clos l'entrée à la superglue !!).
Donc Mr Biochip C livre en pâture un titre musical sans en donner l'explication, mais qu'est-ce que c'est que ce travail trop hâtif, pour ne pas dire bâclé !

Toute personne ayant des suggestions est la bienvenue.


mercredi 14 janvier 2015

Casey - Apprends à t'taire (2010)

C'est même pas bête et méchant, c'est tout simplement exutoire, un cri du cœur contre la médiocrité, la bêtise et la prétention de quelques auto-proclamés artistes velléitaires sans talent.
"Hein, hein, tu veux chanter, hein c'est un projet qui est sûr ça, t'es sûr de toi sur c't'affaire ?
Pourquoi par exemple t’irais pas plutôt t’empaler sur une poutre !
Ou te pendre a un pylône ... ou j’sais pas parle à une porte.
Ou, ou, chante vas-y chante, mais ferme la bouche..
Ouais chante en fermant la bouche j’te promets,
c’est possible j’l’ai fais une fois c’était il y a longtemps mais vas-y fais, fais ..."

Sans parler de la vidéo avec ses psychopathes sympathiques, sortes de justiciers immanents et immoraux.
En sachant que c'est là le titre le plus joyeux et léger de l'album ... un peu comme La Canaille.


mardi 13 janvier 2015

Bérurier Noir - Bucherons (1983/1984)

Où l'on parle des problèmes de reconversion professionnelle.
Aujourd'hui une catégorie socio-professionnelle peu souvent évoquée: les bucherons.
Si l'on en croit les anthropo-sociologues de Bérurier Noir, les bucherons se caractérisent par une laideur, croissante avec l'âge, des barbes de 4 mètres (toutefois l'on peu douter de cette dernière observation, une barbe de 4 mètres semblant peu compatible avec la coupe de bois en toute sécurité) et une appétence pour la marche en forêt; leur activités principales, outre la marche, consistent à marcher sur les plantes avec de grosses chaussures et à couper du bois avec haches et tronçonneuses. Leur manifestations festives et joyeuses se caractérisent par des danses rituelles après la coupe de bois.
Dépendants de leur milieu pour la pérennité de leur activité, le bucheron est parfois suffisamment con pour couper la totalité des arbres, il se retrouve alors désœuvré et se morfond un temps dans son coin, il vit alors de ses allocations chômage.
C'est alors que son pimpant conseiller Pôle Emploi lui retrouve une possibilité de reconversion lui permettant d'utiliser sa force, son courage et son ancien matériel: "faire de la viande". Hélas, le bucheron est un grand enthousiaste qui ne ménage pas sa peine, ni son entrain pour faire de la viande aussi un jour, à nouveau, la matière première vient à manquer. Las, le bucheron ne veut pas reprendre une nouvelle fois le chemin de la reconversion professionnelle, qui risque de n'être qu'éphémère. Aussi se met-il à rechercher de nouvelles sources de matière première, cela au grand dam des ses congénères n'étant pas dans la même branche d'activité ...


lundi 12 janvier 2015

Andrea Parker feat Dj Godfather - Bounce that ass (2002)

Que se passe-t-il quand la techno aussi glaciale qu'expérimentale d'Andrea Parker rencontre la booty bass torride de Dj Godfather ?
Doit-on redouter une froideur du cul ?
Le résultat est ... étrange, certes le sautillant lubrique de Dj Godfather est présent, l'engagement à remuer son cul ou ses seins reste son leitmotiv, mais Andrea Parker le désincarne, le robotise, le délibidinise, l'enfouissant sous nombre de couches de réverbérations, échos, stridences et basses.
La dualité mise en musique d'Eros et Thanatos.


samedi 10 janvier 2015

Emptyset - Trawsfynydd Nuclear Power Station (Snowdonia, Wales 17.12.12) (2013)

Toujours cette ambivalence entre agression sonore et plénitude due à la saturation chez Emptyset, c'est ce qui fait son charme !
Un son quasi solide tellement il est dense, du coup nos deux comparses peuvent à loisir le sculpter.
Ici histoire de complexifier les choses ils décident d'enregistrer dans des lieux avec une signature acoustique forte afin de renforcer leurs œuvres, de leurs donner une forme unique.


vendredi 9 janvier 2015

Morphine - Sharks (1995)

C'est pas parce qu'il y a des requins dans l'eau qu'on va s'arrêter de nager !
Même pas peur (bon je confesse qu'avec ma cotte de mailles et ma combinaison en kevlar la natation est un peu plus ardue) !
En plus je pisse dans l'eau rien que pour les embêter !
Ah mais !


jeudi 8 janvier 2015

Groundation - Praising (2004)

Un peu d'apaisement salutaire, des voix investies de spiritualité, des basses profondes, une batterie et des percussions qui claquent, des cuivres chaleureux et un orgue tantôt cajoleur tantôt menaçant.
Une respiration bienvenue !


mardi 6 janvier 2015

Volga Select - The unconditional discipline of the bastard prince (2002)

Volga Select c'est l'association entre Ivan Smagghe (éphémère membre de Blackstrobe et Dj rigoureux) et Marc Collin (membre d'innombrables projets et groupes dont le plus fameux et le plus lucratif est Nouvelle Vague).
C'est une bastonnade martiale de 7 minutes menée tambour battant par une basse impérieuse et une rythmique implacable que viennent parfois traverser quelques riffs de synthés acidifiés et quelques stridences. Ne comptes pas faire le mariole avec une p'tite choré' chihuahaesque la mise à l'amende est immédiate: amputation des pieds, on n'est pas là pour rire !
Discipline sans condition qu'il a dit le prince bâtard ! 


lundi 5 janvier 2015

Handsome Boy Modeling School - Sunshine (2000)

Une sorte de all star band de semi inconnus, le gars le plus connu est Prince Paul (mais aussi Money Mark le claviériste allumé des Beastie Boys, Josh Hayden de Spain, Paula Fraser de Tarnation, Dan The Automator de lui-même et aussi Sean Lennon de personne ne parlerait de moi si mon père n'était un Beatles mort, ils sont de plus en plus nombreux à l'être).
Et le résultat ?
Une ballade hip-hop où le morose est traversé de bouffées d'espérance (en même temps Dan The Automator est un récidiviste des projets de ce type).


dimanche 4 janvier 2015

Saåad - Deep/Float (2014)

Deep/Float, pas véritablement besoin d'aller plus loin que le titre de l'album de Saåad pour résumer leur musique, même si cela passe sous silence la sensation d'immersion, de calme, de puissance et d'enveloppement que son écoute provoque; sans parler de sa minéralité et de sa paradoxale distance et froideur qui créent un point douloureux exquis.


Cosmo Vitelli - Party day (2000)

En voyant la pochette du disque, je me suis demandé si j'avais véritablement envie d'assister à cette party, c'est je ne l'ai jamais précisé mais si vous organisez une soirée géronto-gay et SM mi-beauf mi cuir, inutile de m'inviter, bien mal au cul ne profite jamais, ce n'est pas que je sois contre mais les orgies, partouzes et autres bacchanales, pourquoi pas, mais franchement plus de 2 participants et c'est le bordel !
Après cette digression concernant le visuel il serait temps de revenir à l'essentiel: la musique.
Et là Cosmo assure comme un Dieu, un électro hip-hop irrésistible aux sonorités old school mais terriblement entrainantes, une voix de rappeur de contrebande, des breaks bien sentis, une petite bombe à fragmentation gesticulatoire de party day; le bonheur quoi !


vendredi 2 janvier 2015

Photek - Rings around Saturn (1998)

Et du coté de Saturne quelle est la musique en vogue ?
Si l'on en croit notre explorateur du jour Photek c'est la drum & bass fortement influencée par le jazz/free jazz de Lonnie Liston Smith et Pharoah Sanders (il sample l'Astral travelling du second qui est une reprise d'un morceau du premier) qui est en vogue sur Saturne.
Forcement aérien et affuté, j'vais me refaire un p'tit tour d'anneaux et je reviens.


jeudi 1 janvier 2015

Galaxy 2 Galaxy - Jupiter jazz (2005)

Rien de tel qu'un voyage spatial pour débuter l'année.
Une exploration des spécialités musicales de chaque planète de notre système solaire et au delà même.
Premier arrêt Jupiter, première spécialité le jazz.
Sans se tromper on peut affirmer que sur Jupiter ils ont une vision très personnelle du jazz, faisant l'impasse sur tout ce qui sur notre planète en constitue l'histoire. Le jazz de Jupiter ressemble bizarrement à notre techno dans son versant le plus groovy et jazz-funk (enfin c'est la seule accroche avec le jazz que j'ai pu trouver ...).
En route pour de nouvelles aventures, à nous l'espace !