lundi 30 novembre 2015

Nick Cave & The Bad Seeds - Stagger Lee (1996)

De l'art de la tension contenue et comment la relâcher en énergie musicale, teintée de folie, au moment opportun.


Hanni El Khatib - Moonlight (2015)

Le garage hip-hop sans rap ça existe ?
Il semblerait.
Hanni El Khatib avec Moonlight essaye en tout cas de concilier les deux.
Rythmique entrainante et rugueuse, guitare pleurante et prenante, pour un mélange Cramps/Mobb Deep, ne manque que le psychopathe masqué au couteau pour parfaire le tableau !
Forcement s'il est question de lutter pour le clair de lune et d'entendre quelqu'un pleurer à son tour,  c'est que quelque chose de malsain se prépare, que le sanguinolent risque de poindre incessamment ...
El Khatib semble vouloir être le guide pour cette soirée qui ne sera vraisemblablement pas romantique quand bien même elle se déroulera sous un clair de lune; c'est plutôt une ambiance tripes à la lune et peeling au scalpel qui se dessine.


dimanche 29 novembre 2015

The Stranglers - Nice 'n' sleazy (1978)

Une batterie cinglante comme des coups de trique dispensés par une domina compulsive, des riffs de guitare coupants et dangereux comme des lames de rasoirs propulsés au hasard, une basse sèche comme le souffle chaud d'une explosion, la chant aboyé comme une éructation canine, du synthé incontrôlé et échevelé  comme un orgasme.
Le tout ramassé et tendu en à peine plus de 3 minutes; pas de répit, juste du tabassage intensif et autres maltraitances physiques: agréable et sordide.
Le pire c'est qu'on en redemande !


vendredi 27 novembre 2015

Massive Attack - Five man army (1991)

L'obscurité lumineuse, la complémentarité des antagonismes, voilà qui pourrait résumer Massive Attack.
Un coté sombre tant par les voix que par la musique, une ambiance pesante, une production sèche.
Mais également de la lumière par à nouveau les voix, en fait celle aérienne et juvénile d'Horace Andy, et de la chaleur et de la douceur grâce à cette basse profonde surnageant dans un océan d'échos.
Puis cette idée folle, alliant inconscience et panache d'une attaque massive avec une armée de cinq hommes réminiscence d'un western italien ...


mercredi 25 novembre 2015

Christopher Just - Jeff after four roses (1997)

Deux hypothèses:
  • Jeff aime beaucoup son fleuriste et lui achète des roses, quatre pour être précis et il en est tout chamboulé, c'est donc un bon psychopathe des familles.
  • Jeff aime le bourbon et particulièrement le Four Roses, malheureusement pour lui il ne tient pas bien l'alcool, bref: "tu t'es vu quand t'as bu" ...
Dans les deux cas Jeff est quand même un peu étrange il faut avouer.


lundi 23 novembre 2015

Dan Deacon - When I was done dying (2015)

Dans une dimension parallèle Dan Deacon est adulé dans le monde de la musique, chacun de ses morceaux est un hit en devenir qui inonde les radios, des millions de fans attendent hystériquement son nouveau son, rien qu'à l'évocation de son nom de femmes tombent spontanément enceinte, il guérit la mauvaise haleine par imposition des mains et réussit à résorber la dette grecque, c'est une sorte de  demi dieu, un David Pujadas sans perruque synthétique.
Dans notre monde Dan Deacon est un geek qui s'habille avec un goût personnel à faire pâlir un daltonien (ou alors personne ne l'a averti qu'il allait être filmé) totalement habité lorsqu'il vit ses chansons (qu'il cisèle avec minutie mélangeant habillement art de la pop naïve et psychédélisme de bon aloi le tout gorgé d'électronique subtile) et moqué par le vil gueux accroc à la putasserie ordinaire.


dimanche 22 novembre 2015

Ronny Jordan meets Dj Krush - The jackal (the illest mix) (1994)

De l'art de conter une rencontre dans un bar ...

Voix sensuelle et chatoyante de Dana Bryant, guitare évanescente et feutrée de Ronny Jordan, remix inventif et décontracté de Dj Krush.
Trio de roublards construisant un écrin moelleux et sautillant, réceptacle idéal de fin de journée, prémices à une soirée débridée à base de champagne et de sexe !


vendredi 20 novembre 2015

Billy Idol - Wasteland (1993)

"No religion
No religion, no religion at all
No religion
No religion, no religion at all
No religion, no religion at all"



jeudi 19 novembre 2015

⊙ (L'Effondras) - Lemures (2015)

La tension monte, mais en prenant son temps.
Des guitares arachnides tissent leurs entrelacs délicats, des piaillements se laissent ouïr, un batteur respire.
Ça grésille, chuinte, vibre comme du Sonic Youth sous tranxene.
Et puis la révélation se fait: Lémures les âmes damnées de ceux qui ont péri tragiquement et qui sont condamnés à rester dans cet entre-deux ni mort ni vivants.
Les voilà autours de nous ...


mercredi 18 novembre 2015

Krs One - Can't stop won't stop (1997)

Où il est question d'un gars et de son p'tit business de vente de produits herbacés provoquant l’hilarité.
Le tout narré avec une verve stupéfiante.
Mis en musique par un autre blunted notoire: Dj Muggs de Cypress Hill ...
Un conte moderne et sombre du commerce souterrain.


mardi 17 novembre 2015

Bérurier Noir - Porcherie (1985)

"Le monde est une vraie porcherie
Les hommes se comportent com'des porcs
De l'élevage en batterie
A des milliers de tonnes de morts
Nous sommes à l'heure des fanatiques
Folie oppression scientifique
Nous sommes dans un état de jungle
Et partout c'est la loi du flingue
Prostitution organisée
Putréfaction gerbe et nausée
Le Tiers-Monde crève les porcs s'empiffrent
La tension monte, les GI's griffent
Massacrés dans les abattoirs
Brûlés dans les laboratoires
Parqués dans les citées-dortoir
Prisonniers derrière ton parloir
Et au Chili les suspects cuisent
Dans les fours du gouvernement
En Europe les rebelles croupissent
Dans les bunkers de l'isolement
Un homme qui éclate en morceaux
Dynamité par des bourreaux
Des singes conduits ... la démence
Beethov' devient ultra-violence
D'un côté l'système monétaire
De l'autre l'ombre militaire
Tout fini en réglement d'comptes
A coup de schlagues le sang inonde

Flic-Armée Porcherie
Apartheid Porcherie
Dst Porcherie
Et Le Pen Porcherie



Grouene grouene gronch
Grouic grom grouic
Grouinc grouinc..."


Vigilance, résistance et libre arbitre face au simplisme!


lundi 16 novembre 2015

Shackleton - Blood on my hands (2006)

"When I see the towers fall,
It cannot be denied,
That as a spectacle,
It is a realization of the mind. 


I'm standing on a mountaintop
And letting out a scream,
It's the language of the earth,
It is the language of the beasts. 


There's no point to look behind us,
We left the corpse behind,
As flesh is weak and forms break down.
They cannot last forever."


Réminiscences ... la même sorte de "spectacle" des années après, la même sidération, la même révolte  ...
Ici l'alliance de la douceur, de la tristesse, de la quiétude, de l'incompréhension, de l'horreur sous-jacente et puis cette note d'espoir, de combat.


dimanche 15 novembre 2015

The Clash - I'm not down (1979)

"I've been beat up, I've been thrown out
But I'm not down, I'm not down
I've been shown up, but I've grown up
And I'm not down, I'm not down"


 Fluctuat nec mergitur


samedi 14 novembre 2015

Arvo Pärt - Da Pacem domine

Recueillement.
Composé par Arvo Pärt initialement en hommage aux victime des attentats de Madrid du 11 mars 2004, mais ça devrait aller pour aujourd'hui aussi hélas ...

Eagles Of Death Metal - Save a prayer (2015)

Toi le fanatique endoctriné, je djihadiste de pacotille, la brute décérébrée
Profite de la pochette, goûte la musique, c'est cadeau et de bon cœur ! 
Un "idolâtre dans une fête de la perversité" pour reprendre les mots du communiqué imbécile de tes maîtres.
Ni dieu ni maître c'est mieux, mais ça implique de réfléchir ... ça risque d'être ardu pour toi je n'en doute pas.
#Bataclan


vendredi 13 novembre 2015

Aphex Twin - Ventolin (salbutamol mix) (1995)

L'asthme est une réaction inflammatoire se traduisant par un bronchospasme et une hyperactivité bronchique, en gros quand il a une crise d'asthme le patient étouffe.
A quoi reconnait-on un asthmatique ?
En temps normal l'asthmatique a l'air commun, voire ahuri parfois, c'est seulement en cas de crise qu'il devient source de rigolade alors qu'il monte les escaliers, rougeaud et suffoquant.
Que faut-il faire face à une personne qui fait une crise sévère d'asthme ?
Normalement il faudrait lui refiler son bronchodilatateur d'action rapide, souvent du salbutamol ... en vrai il ne faut rien faire car les asthmatiques sont des casse-couilles qui ne prennent jamais leur traitement de fond (pour ceux qui en ont un) et par conséquent ils ne font rien qu'à creuser le trou de la sécu, pensant que leur asthme est contrôlé et qu'ils vont bien alors que leur respiration sibilante et lourde laisse plutôt penser qu'ils essaient de gagner un concours d'imitation de Dark Vador.
Toutefois en cette journée internationale de la gentillesse il sera toléré de donner à l'asthmatique en crise qui la réclame sa Ventoline, mais comme nous sommes joueurs nous lui fournirons ce magnifique mais parfois dissonant et rugueux Ventolin Ep d'Aphex Twin en espérant que l'effet placébo fonctionne ...
Tous les rougeauds suffoquant sont-ils asthmatiques ?
Non, déjà il faut distinguer l'asthmatique du bronchopneumopathe chronique et à l’œil nu c'est ardu, ensuite les alcooliques et certains pervers peuvent présenter les même symptômes, les premiers après absorption massive d'alcool, les seconds à la vue de jambes, mains et oreilles de femmes, aussi faut-il laisser aux spécialistes l'art de repérer les vrais spécimens.


jeudi 12 novembre 2015

Erik Truffaz / Murcof - Mexico (2008)

Une peinture à quatre mains, voila à quoi me fait penser cette collaboration. D'un coté Murcof qui s'occupe du paysage, de l'autre Truffaz qui vient ajouter les détails, c'est une vision un peu globale, les rôles ne sont pas aussi clairement et aussi simplement définis.
Le jeu de Truffaz oscille entre Miles Davis et Jon Hassell, un jeu de trompette dépouillé tout en finesse et en subtilité (et en effets variés: écho, delay, wah wah ...) qui s'accorde parfaitement aux paysages sonores électroniques, eux aussi tout en retenue, de Murcof.
Erik Truffaz: trompette, voix.
Murcof: autres sons.
Trois morceaux:
Al mediodia, la mi-journée, quand la chaleur commence à devenir suffocante. Un rythme lent qui commence un peu comme du Ennio Moricone, avec la scène du "duel" à trois ( dans le Bon la Brute et le Truand) et la mélodie de la montre à gousset; puis peu à peu la vie prend forme, l'animation se fait, avant que le soleil de plomb ne calme les ardeurs.
Good news from the desert, ce titre commence par un drone (une parabole du désert vaste et répétitif ?), viennent se greffer des échos de trompette mutante, puis pièce par pièce la rythmique rentre dans le morceau, la trompette devient guitare jusqu'à un point de rupture vers 8'20" prélude à une fin apaisée.
Avant l'aube, un titre frais et humide, comme avant le lever du soleil, quand en été (j'ai arbitrairement décidé que se titre se passait en été) il subsiste un peu de rosée. Tout est calme, encore endormi. Puis peu à peu, lentement, c'est le commencement de la journée, le soleil se lève serein,  à Mexico, bientôt la ville va s'animer.




mercredi 11 novembre 2015

The Underachievers - Allusions (2015)

Le retour des deux hallucinés de New York !
Aujourd'hui ils font le coup du remake de Las Vegas parano, aussi trippés fortement chargés mais version hip-hop.
Ces gars là sont des pourvoyeurs de bonne dope aussi bien visuelle qu'auditive, ne manquent que les chauves souris et le lapin ...
Parfait pour un dimanche après midi !


Arthur Lee - Everybody's gotta live (1972)

"Everybody's gotta live and everybody's gonna die"
C'est peut-être parce qu'on est un 11 novembre mais il me revient une anecdote sur la Première Guerre Mondiale.
Les différents belligérants se mettaient joyeusement sur la gueule, jusque là c'est normal; mais au sein de la même armée des rivalités entre les unités existaient.
Comme par exemple dans l'armée allemande entre les lanciers, les Ulhans et les nouveaux arrivés les aviateurs avec à leur tête Von Richthofen un ancien Ulhan passé "à l'ennemi".
Les Ulhans se voyaient un peu comme des chevaliers teutoniques modernes allant pourfendre l'ennemi à la pointe de la lance montés sur leurs destriers. Les aviateurs les voyait plus comme des lourdeaux inutiles qui essayaient de gagner le concours de la brochette géante de cuisses de grenouilles en jouant à "je saute dans la tranchée boueuse avec mon canasson".
Les aviateurs se percevaient comme des précurseurs d'une guerre "moderne", efficaces et redoutables, fondants sur leurs victimes tels des aigles impitoyables. Pour les Ulhans ils n'étaient que de gracieuses danseuses qui prenaient les gens de hauts, des gars qui dézinguaient des soldats sans trop prendre de risques, des planqués.
Cette rivalité était telle que leurs "chefs" respectifs, Von Richthofen, dit le "Baron Rouge" (un qualificatif que certains historiens peu pertinents attribuent à son communisme et son daltonisme, j'en ris encore) et Hermann Wurst auf der Brot, dit le hot dog (le chien chaud pour les non anglophones) en rapport pour son amour de la levrette, décidèrent de réunir leurs unités et de leur faire un discours de cohésion.
Von Richthofen fut le premier à prendre la parole, ces premiers mots furent "En tant qu'aviateur je suis fier d'avoir comme soutien au sol les Ulhans car vous êtes les meilleurs soldats, une troupe d'élite ..." Il continua son discours insistant sur la fierté de mourir pour la nation de terminer en chair à saucisse sauce gaz moutarde et autres conneries mais sous les vivats des troupes réunies.
Hermann fut impressionné par tant d’éloquence et décida de reprendre son accroche.
Il commença ainsi: "Mon cher Manfred, en tant qu'Ulhan je suis fier ..."
Forcement ça jeta comme un froid ...


mardi 10 novembre 2015

Ulan Bator - Céphalopode (1997)

Alors qu'une heure indue était déjà dépassée dans une soirée où je me trouvais et que le choix crucial de la musique se posait, deux groupes s'affrontaient: ceux qui, inconsolables depuis la mort de Lady Di suite à son paris gagné de voir ce qui entre sa tête et un pilier du pont de l'Alma était le plus résistant en cas de choc impromptu, voulaient Elton John avec Candle in the wind et ceux qui ne juraient que par Firestarter des Prodigy.
Bien que mon cœur penchait plus pour la décadence électronique testostéronée anglaise dans une optique d'œcuménisme je proposais Ulan Bator.
D'un coup la dispute cessa et les quolibets fusèrent: "T'as vu il écoute encore Albator à son âge, non mais quel demeuré !"
Je répliquais que l'onanisme frénétique du à un célibat prolongé avait altéré sa fonction auditive et que je n'avais pas évoqué le capitaine corsaire mais parlé d'Ulan Bator. Je rajoutais qu'il était à la portée du premier mongol venu de savoir de quoi il retournait. J'eus alors droit à un sermon bien pensant sur l'acceptation de la différence ... Ce à quoi je déclarais que c'était faire offense aux mongols et aux mongoliens que de les confondre et que même un céphalopode connaissait la différence entre les deux et saurait peut-être placer Ulan Bator sur une carte car il s'agissait avant tout d'une ville et non pas d'un corsaire de l'espace (je me suis un peu avancé sur ce coup là). Puis d'un bon je me levais et mis la plage deux du disque d'Ulan Bator: Céphalopode justement !


lundi 9 novembre 2015

Brame - Basses terres (2015)

Ce doit être le dérèglement climatique mais cette année le Brame se fait plus tardif.
Cela fait même deux ans et demi que le dernier avait eu lieu, La nuit, les charrues ... j'en frissonne encore.
Au programme la ruralité, les travaux des champs, les bêtes sauvages, les friches et l'inconnu.
Alors que la rouille habitait La nuit, les charrues ..., c'est la terre lourde, sale et collante qui s'incruste dans les doigts usés des travailleurs des Basses terres qui est à l'honneur ici.
Une ambiance rustique/mystique à la Earth  en version française et originale (ce n'est pas du plagiat, de la relecture, c'est une identité propre et forte).
Tout d'abord déboule un étrange Sanglier, à la fois furie primitive hurlante, dissonante et également monstre mécanique imperturbable répétitif.
On se dit que les relents de blues du précédent album sont oubliés et qu'une paradoxale musique industrielle rurale se met en place. Fausse piste, Des (contres) feux sont allumés, le blues revient en puissance, sale, déluré, sexuel, hurlé, archaïque et lancinant avec une vrai rythmique tellurique qui le martèle.
Arrive en cette terre hostile un étrangé, calme comme un Paris Texas, mais le gars n'est pas du genre à s'en laisser raconter et est prompt à sortir les crocs et les riffs acérés, nul doute qu'il s'intègrera dans cette communauté de culs terreux, c'est un des leurs, il ne faut pas se fier à son aspect calme.
La Fourche, normalement cet outil sert à retourner la terre, à mouvoir la paille voire le fumier; celle-ci semble avoir des usages plus belliqueux, primitifs et menaçants.
Les Friches, sorte de pendant du Démolitions du précédent album, sauf qu'ici on ne détruit pas on attend que le temps fasse son œuvre, que le délitement se passe, que la poussière s'insinue, que la corrosion  érode, que la pourriture s'installe.
Friche rurale ou urbaine, blues ou industriel ...


dimanche 8 novembre 2015

Symmetry - Behind the wheel (2012)

Symmetry, soit une bonne partie du label Italians Do It Better, propose la bande son d'un film imaginaire.
Pas de tromperie sur la marchandise, tout est dévoilé dès le titre de l'album.
Behind the wheel: pas de resucée du titre de Depeche Mode, le même titre mais pas la même ambiance.
Ici la paternité est plutôt à rechercher chez John Carpenter et ses thèmes minimalistes, répétitifs et envoutants, dans l'italo-disco et ses ambiances éthérées, lentes et langoureuses.
Une inquiétudes diffuse et claustrophobique, comme évoluant dans une machine viciée qui se ponctue par un rai de lumière salvateur, étrange échappatoire en forme de bouffée d'air pur.
Une parenthèse se referme, quelle sera la suite ?


samedi 7 novembre 2015

Suprême NTM - Qu'est ce qu'on attend (1995)

Osons le réformisme radical par la combustion vengeresse !

Une sorte de brûlot avec force instru' et tuerie lyricale.

(La version non censurée en second)



Kode 9 & The Spaceape - Kingstown (2006)

Dans un univers dystopique proche Kode 9 & Spaceape sont les troubadours d'une musique décrivant un monde pré-post-apocalyptique.
Un monde urbain, minéral, déshumanisé, suffocant et oppressant.
Un monde bâti sur un paradoxe, l'alliance d'une modernité scientifique rationaliste et hygiéniste toute puissante et d'un archaïsme mystique, souterrain rustique qui le régente.
Forcement la décadence, le pourrissement sont son quotidien et la déliquescence œuvre afin que sa chute se produise vite.
Mais s'agit-il véritablement d'un univers alternatif ?