jeudi 31 mars 2016

Squarepusher - Plaistow flex out (2001)

Une ambiance de bar sordide et enfumé où un groupe de neurasthéniques s'escrimerait à jouer un mélange louche de free jazz bancal et  de hip-hop instrumental déglingué et poisseux.

Une navigation en eaux troubles chargées de codéine.


mercredi 30 mars 2016

Ulver - ATGCLVLSSCAP (2016)

Paysages sonores aux confins de l'ambient où le plus souvent traine une pointe d'inquiétude indicible.
Répétitivité des motifs afin de fasciner l'auditeur, de l'embarquer dans leur monde grâce à de lentes et imparables montées musicales suivies d'explosions cathartiques, jouissives, ou pas.
Ambiances diverses et envoutantes, variété au sens noble.
Une fois de plus Ulver ne sont pas totalement où ils étaient attendus mais plus là où ils n'étaient pas espérés.
Petite craquerie ...


lundi 28 mars 2016

Nancy Sinatra & Lee Hazlewood - Some velvet morning (1968)

Où il est question de sexe tout le temps
D'ailleurs Lee l'avoue tout de go ...
"Des matins de velours il est droit", rigide quoi,ce qui facilite grandement l'ouverture de la porte (petite ou grande l'histoire ne le précise pas), oui il est peut probable que Lee parle de serrurerie matinale.
Et puis l'autre Nancy, alors que Lee est limite en rut et chaud comme la braise, dressé comme une colonne grecque, lui dit "regarde-nous mais ne nous touche pas", allez hop coco tu te la mets sur l'oreille et tu la fumeras plus tard ...
Du coup tu comprends que le Lee il ne soit "straight" que parfois face à la versatilité grecque ...


samedi 26 mars 2016

Frank Black - Los Angeles (1993)

1993, Frank Black l'a mauvaise, les Pixies viennent de voler en éclat à son initiative, Kim Deal cartonne avec son boulet de canon, il l'a mauvaise.
Dans un premier temps déprimé il consomme frénétiquement de la glace chocolat-melon basilic, jusqu'à 5 litres par repas alors que ce n'est vraiment pas bon. Il prend du bide ...
La musique le lasse, il envisage sérieusement une reconversion dans les claquettes, puis se voit vendre des lacets bleus dans un magasin du Minnesota !
Un relent d'orgueil le pousse à se remettre à la musique, il vit à Los Angeles quoi pas n'importe où, ça y est il tient son idée: Los Angeles, terre de contrastes, la vie douce d'un coté, mais aussi la violence rampante, il mélange tout cela dans le titre éponyme.
C'est reparti !


jeudi 24 mars 2016

Leon Parker - Peaceful dream (1998)

L'impression de flotter dans un écrin de sérénité, bercé par le souffle léger, chaud et enveloppant d'une brise estivale, transporté par des percussions suaves, enchanté par des voix graciles et "onomatopantes".
Une rêverie éveillée ...


lundi 21 mars 2016

John Zorn's Gnostic Trio - The night of Enitharmon's joy (2013)

Troisième volume du Gnostic Trio chapeauté par John Zorn, qui après la gnose et les mystères se penche sur William Blake et sa mythologie fantastique et fantasmée.
C'est Enitharmon qui est de sortie sorte d’Émanation de la création dans son Panthéon, déesse de la lune, indépendante et à la sexualité affirmée.
Une vision plutôt surprenante vue l'époque.
Aussi ses nuits sont enlevées, voluptueuses, animées et pleines de joies diverses et variées que l'on vous laisse deviner.


vendredi 18 mars 2016

Morphine - Super sex (1995)

Des clopes, de l'alcool, des taxis, des hôtels, du sexe, des pépées ...
Voilà le programme de Morphine !
La tension de l' "electric super sex" au rythme progressif comme des coups de boutoirs, à la basse glissante et lubrique et aux sax en palliatifs de cris orgasmique.
Reste un président, véritable raton laveur de cette chanson, qui est super sexy et qui lui aussi a droit à son super sexe.
Déglingué comme du Bukowski !


mardi 15 mars 2016

Smoke City - Devil mood (1997)

La luxuriance de la jungle musicale brésilienne fantasmée au travers du prisme acid jazz/downtempo anglais.
A cela il faut ajouter une touche d'exotisme, en sus du brésilien et de l'anglais, l'utilisation du français, diabolique de sensualité perverse.
Un climat moite et dénudé propice à ...


dimanche 13 mars 2016

Gary Clail & On-U Sound System - These things are worth fighting for (1993)

Un peu de dub industriel, tourmenté et rugueux, version On-U Sound quoi de mieux pour un démarrage en douceur ?
En plus Gary Clail qui exhorte à la lutte pour des choses qui en valent la peine comme l'égalité face à la justice, la dignité ...
"Call me naive but I hope, I hope, I hope"


samedi 12 mars 2016

Donald Byrd - Love's So Far Away (2016)

Comme un souffle de printemps avant l'heure, léger, frais, sautillant et entrainant.
Un bonbon pour les oreilles.


vendredi 11 mars 2016

The Body - Shelter is illusory (2016)

The Body se lance dans la musique de club !
Enfin à leur manière, le rythme est juste plus carré et plus accentué que d'habitude proche d'une pulsation 4/4 house ou techno, les guitares restent plombées et lâchent leur déluge de riffs puissants et destructeurs, le "chant" reste toujours proche du hululement et de la torture.
Puis arrive l'inattendu, tout d'abord un chant féminin clair et charpenté celui de Maralie Armstrong, leur "diva des dancings", moment de lumière pailleté, puis ensuite des vraies nappes de synthé qui égrènent quelques accords (l'électronique avait déjà fait son apparition lors de leur collaboration avec The Haxan Cloak), nous laissant extatiques sur le dancefloor d'un club metal/dance futuriste ...


jeudi 10 mars 2016

Miles Davis - Mystery (1992)

Une trompette indolente fait retentir parcimonieusement, paresseusement presque, ses notes, nimbées de brume et de trouble.
Des vibrations sourdes et enveloppantes bruissent, une batterie robotique tourne en boucle avec pour effet de créer une sensation étrange, apaisante.
Quelques claviers synthétiques renforcent cette impression d'irréel, d'hors du temps.
Le mystère selon Miles Davis ...


mercredi 9 mars 2016

Mahmoud Ahmed - Erè mèla mèla/Mètché nèw (1975/1999)

La langueur joyeuse du groove éthiopien, sa mélancolie gaie, la fascination auditive qu'il exerce, le bonheur d'être triste.
Répétitif par sa basse et sa rythmique, hypnotique et serpentant grâce à ses cuivres, sans compter les intonations quasi incantatoires de la voix de Mahmoud Ahmed.
Reste la poésie de sa déclaration à un amour perdu.
Alors que d'aucuns se contentent de "je t'aimais, tu m'aimais, c'était beau" voire de "j'te kiffais, t'étais trop bonne", Mahmoud fait dans le haut de gamme de la métaphore amoureuse, admirez:
"Pas question de m’aventurer dans une autre histoire d’amour.
Quelle place pourrais-je laisser à une autre ?
J’ai beau consulter tous les médecins, cela ne sert à rien
Ma maladie c’est toi puisque tu n’es jamais près de moi
Quand j’ai trop faim, je grignote n’importe quoi
Mais pour moi, me rassasier c’est me nourrir de ton amour"
Voilà pour Erè mèla mèla, pour Mètché nèw c'est de la même teneur: 
"Quand ? Aujourd’hui ou demain ?
Quand serons-nous les yeux dans les yeux ?
J’ai des céréales en abondance mais je reste affamé
Car ma faim est la faim de tes lèvres
Tu obsèdes mon esprit jour et nuit et je meurs
De ton absence."Quand une musique foncièrement triste agit comme un pansement de l'âme que demander de plus ?


lundi 7 mars 2016

Bertrand Burgalat - Aux Cyclades électronique (2000)

Si l'insouciance était une musique ce serait Aux Cyclades électronique de Bertrand Burgalat.
Une musique estivale, légère, chatoyante, ondulatoire, simple et sophistiquée en même temps, d'où poindrait parfois un soupçon d'inquiétude diffuse mais passagère.
Une musique qui incite à l'abandon, au lâcher prise et dont on regrette la fin, toujours trop hâtive.


dimanche 6 mars 2016

Autechre - known(1) (2010)

Alors c'est les Autechre parangons d'une électronique souvent expérimentale et bruitiste qui s'essaient à une vision moderne de la musique d'inspiration baroque.
Présenté comme cela ce n'est pas des plus attrayants !
Néanmoins à l'écoute leur électronique se fait presque organique et mélodieuse et le fantôme de Purcell parait rôder dans leurs disques durs ...
Cette atmosphère bucolico-romantique est heureusement contrariée par quelques dissonances bienvenues rappelant le pedigree du groupe mais ce n'est pas aussi marquant et marqué que d'habitude.


Dj Traxx - Navigating the Nile by night (1999/2000)

Une divagation nocturne sur le Nil, se laisser porter par le courant, convoquer l'esprit des pharaons défunts, s'oublier dans la chaleur moite, s'enivrer de percussions et de flutes, succomber à la langueur indolente du clapotis, s'esbaudir de quelques espagnolades guitaristiques, se faire piquer par les moustiques qui  pullulent, nombreux et avides de sang ...