lundi 21 août 2017

Project STS-31 - Spiralgalaxie (2016)

Alors que les plus chanceux ont pu contempler une éclipse de soleil, d'autres ont subi une éclipse de soleil due à une masse dense de nuages ...
Pas exaltant pour un mois d'août !
Alors il faut se consoler en regardant avec les oreilles de la musique spatiale, celle des galaxies en spirale.
Une musique enveloppante, aérienne, majestueuse, ample et à peine inquiétante pour ne pas dire mystérieuse.
Finalement le soleil c'est surfait !


samedi 19 août 2017

Emptyset - Eye II (2017)

Retour imminent des artificiers extrémistes du son: Emptyset !
Alors qu'ils s'étaient mis à la pop hardcore rêche et presque rythmée les voilà qui reviennent avec du post-rock, enfin presque ...
Ils ont vraisemblablement kidnappé une guitare puis ils l'ont soumise à de multiples et sadiques tortures pour en tirer des sons percussifs et hypnotiques, des voix (!!) qui semblent volées aux Swans font leur apparition incantatoire, l'électronique grésillante et sale est toujours présente.
Le résultat: une musique qui confine à la transe, au chamanisme, version actualisée de rituels étranges, anciens, oubliés et magnétiques ...


vendredi 18 août 2017

Wolfsheim - The Sparrows And The Nightingales (Ancient Methods 'Ode To The Night' Remix) (1991/2017)

1991 un groupe allemand à des idées musicales et le nez creux: ils vont faire une musique synthétique, froide et pop teintée de romantisme, de nostalgie, de mélancolie et vaguement chiant et totalement niais.
Caramba encore raté ! Ça à déjà été fait, ils n'ont que 10 ans de retard.
Mais ils s'en moquent et persistent, hélas ...
2017 n'en pouvant plus de subir ce morceau Ancient Methods décide de prendre les choses en main. Il passe les vocaux à la moulinette, déchiquette la mélodie, muscle le rythme et gonfle le tout aux stéroïdes. Finis les pleurnichards dépressifs, les chochottes tristes, place à la techno industrielle mécanique et saturée de bucheron moderne qui s'éclate le samedi soir dans une usine d'emboutissage !
Une ode à la nuit ...


jeudi 17 août 2017

Ability II - Pressure dub (1990)

10 minutes d'échos, de rebondissements, de voix réverbérées, de glissements acid, de flottaison variables, de calme planant, de soupape de sécurité face à un quotidien trop haletant.
Un paradoxe pour un "Pressure dub" qui permet de relâcher la pression.
Être un peu hors du temps et de la réalité ...


mercredi 16 août 2017

Omertà - Curagiù un ti piantà / Devenir liquide (2017)

Où il est question tout d'abord, d'une disparition mystérieuse en 1972, d'une histoire d'amour, de la Corse, de ses traditions ancestrales; puis d'une baignade qui se mue en double évanouissement. Le tout accompagné par une musique percussive envoutante dont la tension est rehaussée par une basse fluette, quelques effets de guitare et un orgue aussi fugace qu'hypnotique.
Cette aventure est narrée par une voix féminine, neutre même si on la sent impliquée provoquant un contraste important avec la musique, contraste renforcé par l'incohérence relative du texte raconté. Ce texte parait être tronqué, ou sans réelle cohérence, sorte de mélange entre une tentative d'oulipo et un cut-up aux gros ciseaux ...
Il fait forcement une chaleur estivale aveuglante et assourdissante propice aux divagation potentielle.

Ps: mention spéciale pour le titre du morceau suivant qui inspire le respect par la longueur de son titre: musicalement il est moins percussif et plus aérien, pour les paroles c'est la même thématique, la même histoire mais  totalement différente ...


jeudi 10 août 2017

Monade - COT-002 (2017)

Du jazz bancal dans lequel subrepticement s’insinuent des vagues de parasites électroniques, brides de mélodies avortées, tentatives de rythmes bâtards.
De cette lenteur maitrisée, se dégage une ambiance enfantine, légèrement vénéneuse mais sereine en définitive.
C'est l'heure du songe ...


mardi 8 août 2017

Deep'a & Biri - Basic circle (2017)

Bien classés au concours de la pochette de disque laide, Deep'a & Biri parviennent également à se faire remarquer dans la catégorie "essence du passé mise au goût du jour".
Leur Basic circle suintant les effluves de la techno et la house de la fin des années 80 voire du début des années 90 mais guère plus.
Un motif mélodique répété ad libitum, une rythmique aux angles plus droit que carrés, une évolution infinitésimale ...
La machine à remonter le temps est lancée pour notre plus grand bonheur, celle à faire couler la nostalgie également, sans que cela ne sente le plagiat ou la resucée, juste un cercle basique comme annoncé.
Bien joué !


dimanche 6 août 2017

cv313 - Seconds to forever (reshape) (2014)

Capturer la fugacité de l'instant pour toujours.
Avec délicatesse, finesse, classe et acharnement ...


samedi 5 août 2017

Laurent Garnier - Crispy bacon (1997)

Y-a-t-il dans la vie quelque chose de mieux qu'écouter et regarder cuire du bacon croustillant dans une poêle (et en version longue s'il vous plait) ?
Non, bien entendu, c'est l'activité la plus ludique et palpitant au monde évidement !
Quelle question sotte ...


vendredi 4 août 2017

Spektr - The art to disappear (2016)

L'art de la disparition, ou comment s'évanouir, se volatiliser.
La méthode de Spektr semble bien rodée, déjà avec un nom rappelant le transparent et immatériel état du fantôme ils s'en approchent initialement. Mais ces roués lémures possèdent une technique bien plus élaborée et musicale.
Ils paraissent jouer du jazz, à peine inquiétant, vaguement étrange, puis sans prévenir ils passent d'un coup à du métal énervé, break de jazz, reprise furibarde option black métal, silence, sample de film, retour jazz, alternance de métal, de jazz, l'auditeur commence à être véritablement désorienté, il ne sait plus où donner de l'oreille, se tâte, s'interroge, tend l'oreille, tente de savoir ce qu'il écoute et alors qu'il retrouve enfin ses repères, s'aperçoit que la musique s'est arrêtée et que les musiciens sont partis.
L'auditeur se retrouve pantois et berné: Spektr à une fois de plus réussit son tour de disparition.
Ils ont réellement inventé l'art de la disparition musicale ...


mercredi 2 août 2017

Pleq & Philippe Lamy - Sans Titre Une (Christopher Bissonnette remix) (2017)

Voyage sur les rives des rêves intranquilles.
Une cartographie onirique de la fantasmagorie nocturne du quotidien, une rencontre avec ses habitants étranges, ses lieux abyssaux, ses langues inconnues, ses atmosphères lourdes, ses paysages tourmentés, ses cieux troubles.
Tout ce qui, enfouit profondément, peuple et hante l'inconscient et qui resurgit inopinément la nuit ...


Roni Size / Represent - Heroes / Heroes (Kruder long loose bossa) (1997)

Racé, aérien et énergique pour l'un; racé, aérien et lysergique pour l'autre.
Que demander de plus ?
Deux version d'un même titre, l'une originale, l'autre une relecture, une ré-interprétation libre.
Deux voyages différents, deux ambiances.
Un choix difficile si ce n'est impossible.
Mais pourquoi choisir ?



lundi 31 juillet 2017

I Tpame I Tvrame - Today (slowmotion) (2017)

Insidieuse, lente et sexuelle.
Voilà qui résume assez bien l'ambiance moite de ce morceau.
Comme l'odeur de l'après sexe, après un coït acharné, durant lequel les corps se sont mélangés, ont échangés leurs fluides, les ont goûtés et sont fourbus et suants. Ils gisent étendus, inertes, épuisés et poisseux par tant de jouissance et se repassent la scène au ralenti ...


samedi 29 juillet 2017

Shiken Hanzo - Five kings of Wa (2017)

Précis, incisifs, vifs, les beats de Shiken Hanzo tranchent l'atmosphère lugubre, poisseuse et ténébreuse qu'il instille.
Reprenant les choses où Photek avait pu les laisser avec "Ni - Ten - Ichi - Ryu", dans la lignée sombre de Source Direct, la drum & bass de Shiken Hanzo s'enfonce dans le martial, sec et oppressant, avec un soupçon d'ambiance enfumée et cotonneuse à la Burial.
C'est l'heure de prendre la route pour un aller simple, acerbe, vers la tourmente et l'incertain ...


vendredi 28 juillet 2017

Polo & Pan - Canopée (2016/2017)

Léger et frais, sans prise de tête.
Un voyage en l'air, sur les cimes de la forêt tropicale, limite la tête dans les nuages, juste à passer un moment tranquille.
Une pérégrination agréable ...


jeudi 27 juillet 2017

Gojira - L'enfant sauvage (2012)

Rester fidèle à ses valeurs.
Refuser la corruption frénétique imposée par la société contemporaine, retourner à l'état de nature, un peu comme le préconisait Rousseau.
Une quête difficile et vaine ?
Surement ...


lundi 24 juillet 2017

Robotiko Rejekto - Rejekto (1987/2017)

La difficile condition du robot.
Un peu comme dans Blade Runner, incompris, rejeté, ne voulant que vivre sa vie, mais aussi un tyran potentiel, insensible, indestructible, immortel seulement sensible à la corrosion ...


Jungle - The heat (2014)

La personnification musicale de la langueur estivale, de l'esprit du farniente ...
Rythme moelleux, basse élastique, claviers paresseux, voix décontractée avec un fond de tristesse, petite vibe old school pour le quota réglementaire de nostalgie.
Du coup impossible de ne pas écouter cette voix qui demande de ramener la chaleur, il devient nécessaire de se laisser submerger par ses vagues successives et de succomber à l'inévitable indolence estivale ...


samedi 22 juillet 2017

Led Zeppelin - Trampled underfoot (1975/1990)

1975, une superbe année, non seulement Led Zeppelin sort un nouvel et pénultième album studio (faisant rosir de joie ses fans et même avoir des pollutions nocturnes aux plus jeunes et pubères d'entre-eux), mais d'ici pas très longtemps dans cette année un heureux évènement se produira, ouvrant la voix, des années après, à des divagations plus ou moins de bon ton.
Pour en revenir au plus musical des deux, encore que je suis sur d'avoir donné de la voix avec puissance (mais par forcement beaucoup d'harmonie), avec Trampled underfoot, Led Zeppelin s'essaie au jazz-funk-rock, enfin à sa façon.
Basse groovy et claviers tempérés pour John Paul Jones, guitare sobre un peu monomaniaque, pour du Zep', de Page,  batterie Bonzoesque comme d'habitude et chant pas véritablement funky pour Plant (mais est-ce étonnant ?)  ... L'ombre lointaine du Jeff Beck de Blow by blow plane, avec un relent très, très discret de Miles Davis période On the corner.
Bref une sorte de cavalcade frénétique où il est question de piétinement ...

jeudi 13 juillet 2017

Money Mark - Cry (1995)

Tout n'a pas été facile dans la vie de Money Mark.
Sa naissance déjà, après un travail de 22h57 sa mère le met au monde puis s'aperçoit que ce n'est pas le bon, fait jouer la garantie, le retourne au magasin et récupère le modèle qu'elle avait commandé.
Son enfance ensuite, ainé d'une fratrie d'une seul enfant, il est aussi le cadet et le benjamin, autant dire qu'il a du mal à trouver sa place.
A l'école ça se passe mal, Mark est muet, ce qui fait qu'en récitation il se paye des taules, ses camarades se moquent de lui et lui peignent les oreilles en vert violet et ce n'est pas très joli.
Durant l'adolescence rien ne s'arrange, Mark qui est très distrait se rend enfin compte qu'il lui manque une jambe (il a enfin une explication à ses résultats pitoyables au 100m haie), bricoleur il s'en construit une en béton armé, passons sur le coté peu pratique d'une telle jambe.
Usant de corruption et de moyens peu louables il parvient à intégrer les Beastie Boys comme clavier, c'est le premier succès de sa vie. Mais il n'est pas payé, pour survivre il récupère des capsules de bière qu'il fait fondre en lingots et tente ensuite de les vendre pour faire fortune, en vain (mais fallait-il le souligner).
En 1990 la chance lui sourit enfin (elle devait toutefois être un peu édentée) il trouve un vieux Casio Sk1 ayant rendu l'âme et un tournevis, n'hésitant pas une seconde il ouvre aussitôt un magasin de réparation de claviers, le fameux "Mark's keyboard repair", c'est un échec, situé au fin fond de la jungle mexicaine les clients sont rares. Mais en revanche il a du temps, il décide de produire son premier album, il le réalise entièrement à la bouche et l'enregistre dans sa tête, l'électricité est rare dans la jungle mexicaine.
Début 1993, il vend un rein et sa couille gauche, rentre aux États Unis, loue un studio, s'y précipite pour enregistrer son album et se rend compte qu'il a loué un studio d'habitation et non d'enregistrement. Fauché mais plein de bonne volonté il vend en 1994, un autre rein, loue un studio d'enregistrement, enregistre son album. Heureux il ouvre une bouteille de champagne pour fêter cette réussite, mais celle-ci trop secouée gicle partout provoquant un court-circuit prélude à un incendie monstrueux où les précieuses bandes contenant son album périssent. Mark, au fond du trou, songe à commettre d'irrémédiable: le suicide. Il tente le suicide aux suppositoires laxatifs effervescents: une catastrophe horrible, des chiottes ravagés, un appartement à repeindre, des voisins excédés par "le bruit et l'odeur" 20 kilos de perdus mais pas de mort ...
Il se ressaisit alors, vend un troisième rein, réenregistre une fois de plus son album et le sort en 1995, après 35 ans de galères.
On comprend mieux pourquoi son titre le plus connu est Cry, il y a de quoi ...


mardi 11 juillet 2017

Cypress Hill - I ain't goin' out like that (1993)

Association du lugubre et du funky, un peu la marque de fabrique des Cypress Hill.
De l'affrontement et de la baston en perspective, de la castagne pour sur, mais avec bonne humeur et allégresse.
Toujours cette hésitation entre la farce et le sordide sans jamais sombrer dans le ridicule ou la grotesque.
C'est pas tout ça mais il y a encore quelques cadavres dont il faut se débarrasser ...


lundi 10 juillet 2017

Seven Dub - Château rouge (1998)

Partir à la découverte d'un quartier chamarré de Paris: Château rouge
Hormis des produits exotiques, des vendeurs à la sauvette on y trouve aussi des prostituées et de la drogue, mais on peut s'y balader sans risque, le plus souvent.
J'ai un copain qui y a habité assez longtemps, on a bien fait chier ses voisins en écoutant de la musique très dissonante à volume très élevé, comme on était sympa on les invitaient.
Le problème principal était la situation en étage élevé corrélée à l'absence d'ascenseur, c'était aussi son avantage offrant ainsi une vue assez dégagée sur Paris.
Mais j'imagine que vous vous en foutez un peu ...


jeudi 6 juillet 2017

Aksak Maboul - Saure gurke (1977)

Confrontés à des choix cruciaux, les Aksak Maboul ne savent pas choisir.
Ils décident par conséquent de mélanger, l'esprit free jazz, l'expérimentation électronique, les racines percussives africaines et une touche enfantine.
Alors qu'il aurait pu en ressortir une mélasse indigeste et lourde, le groupe réussit le tour de force alchimique de tout intégrer sans dénaturer.
Un titre court, aérien et enjoué sorte de comptine pour enfants sur fond de percussion synthétiques proto techno nageant entre deux eaux, toujours élégant et racé.


mercredi 5 juillet 2017

DEFCE - What we were when I died (2014)

Si la techno hardcore et ses beats ultra speedés avait un peu plus de nuances et savaient se mettre, parfois, en retrait et se parer d'atours sombres et vénéneux, DEFCE n'aurait aucune raison d'exister.
Un marteau pilon principal qui concasse à 185 bpm, dixit DEFCE eux-même, mais tout en nuance sachant se faire oublier, serpentant avec d'autres rythmes décrivant des arabesques mais toujours présent. S'ajoute une vibration sombre qui zèbre le morceau, le marquant de son sceau lugubre et par dessus, ou dessous (on ne sait trop), des tentatives avortées de policer cette ensemble brut, de le polir en vain.
Il subsiste toujours ce sentiment de décrépitude, cette impression de cataclysme imminent, cette certitude d'avoir touché le fond et d'être condamné à errer dans cet enfer mécanique, dissonant, fétide, moite et crasseux, où le péché semble une rédemption.


lundi 3 juillet 2017

Cybotron - Clear (1983)

La ligne musicale claire.
Élégante, élancée, minimale, musicale toutefois, répétitive un peu, robotique aussi. Une continuation d'un mouvement initié par Kraftwerk
C'était le son du futur de l'époque ...


dimanche 2 juillet 2017

Nils Peter Molvaer - Vilderness 1 (2000)

Le calme et la tempête.
L'âme de Miles Davis qui rôde par brides, l'esprit de Roni Size qui vient battre.
Toujours cette hésitation entre le jazz et la drum & bass, ce grand écart improbable mais jouissif.
Alors que cet assemblage aurait pu rester stérile, ne déboucher que sur du pénible et chiant, il en ressort une synergie entre agressivité et douceur.
L'énergie  canalisé de l'un et la vigueur foisonnante de l'autre se complètent, s'alternent et s'amplifient.
Un moment presque hors du temps dont on ressort le souffle court mais serein.


Denzel Curry - Zenith (feat Joey Bada$$) (2016)

D'un abord léger, rafraichissant et néanmoins bondissant, avec son refrain "catchy", sa musique facile, le Zenith de Denzel Curry semble voué à devenir un hit estival qui s'écoute indolemment en sirotant un verre après une journée de plage ou une après midi passée à lézarder au bord d'une piscine.
Il serait dommage de ne s'arrêter que la et de ne pas écouter un poil plus les paroles (plus celles de Curry que celles de Bada$$, celui-ci étant assez dans l'ego-trip), plus profondes qu'elles ne paraissent.


mercredi 28 juin 2017

Ital Tek - Sanctum (2016)

Comme une chronique de l’intranquillité, avec quelques moment lumineux noyés, plombés par de la noirceur, de la pesanteur, de l’oppression.
Toujours ce sentiment diffus que quelque chose se trame et va survenir.
Autant abandonner l'espoir, au moins pas de déception possible ...


Microlith - Dance with me (2016)

"La nostalgie camarade ..."
Microlith propose une invitation à la danse, un danse froide diaphane, nostalgique.
Malgré le titre c'est plutôt une danse solitaire, introvertie.
Peut-être ne s'agit-il pas d'une invitation mais plutôt d'une supplique, un geste d'ouverture, une demande de salut ...

lundi 26 juin 2017

Buzzcocks - A different kind of tension (1979)

Où il est question d'injonctions contradictoires qui si on en tenait compte confineraient à la schizophrénie.
Mais n'est-ce point le quotidien en fait ?
Et si on envoyait chier tout ça ?


dimanche 25 juin 2017

DJ Soul Slinger - Abducted (U.F.O. Mix) (1995/1996)

Des aliens viennent sur Terre (sans permission,  ni passeport), kidnappent d'innocentes victimes qui n'en demandaient pas tant et se livrent à d'étranges expériences auditives aidés par les traitres Dj Spooky et Dj Soul Slinger, le premier torturant les méfaits du second.
Cela dit on se laisserait aisément enlever pour pouvoir aussi subir cette jungle bordélique et excitée.


samedi 24 juin 2017

Slowdive - Star roving (2017)

Paré pour un revival 90's !
Guitares énervées mais pas trop, spleen et mal-être existentiel, chant dépressif introspectif ...
Check list ok !


S. Fidelity - Freshmen (2017)

R'n'B aquatique, langoureux.
Il ne s'y passe pas grand chose mais on s'en fout, c'est calme et beau, il y a des mérous qui passent, des raies qui flânent, des oursins qui s'égayent que demander de plus ?
Une eau limpide et chaude, du sable fin, du soleil et une serviette pour se faire bronzer en sortant, c'est l'été !


mercredi 21 juin 2017

mardi 20 juin 2017

Pacific Blue - Industry (Rrose remix) (2011)

En route pour un trip!
Toujours tout droit, seuls tous les deux, pas un regard en arrière, direction demain et le bleu du pacifique comme but ultime et c'est déjà pas mal ...


dimanche 18 juin 2017

Bicep - Aura (2017)

Attention grosse claque en perspective !
Le truc à écouter cet été, qui sent bon l’hédonisme béat, l'insouciance totale et le rien à foutre.
C'est le titre qui s'écoute partout et n'importe quand; quand tu fais de la plongée, quand tu conduis ta caisse pour aller au taf, en soirée, sur la plage, quand tu fais de la spéléo, en te coupant les ongles, en ne faisant rien, avec des potes, tout seul, bourré, à jeun, avec ton chat, en dansant ...
Un gros rythme techno qui bastonne et des fioritures mélodiques, le tout qui progresse par étapes: une petite course, une montée, un plateau, une remontée, une explosion et une descente, un peu comme un trip à l'acid !
Du costaud ce Bicep (impossible ne pas la placer !)


samedi 17 juin 2017

vendredi 16 juin 2017

Agar Agar - I am that guy (2016)

Si la distanciation devait être un jour personnifiée par une musique I am that guy des Agar Agar serait un sérieux prétendant.
Une musique monotone, une chanteuse qui n'en n'est pas une mais qui semble plutôt parler de manière appuyée, lâchant parfois un gros mot pour montrer sa nonchalance, tout en en ayant rien à foutre et voilà le travail !
Par fois elle s’énerve et dit dans un souffle rebelle, véhément et anglais qu'elle est en feu, on peine à la croire  mais on se laisse embarquer dans l'histoire ...


mercredi 14 juin 2017

RZA as Bobby Digital - You can't stop me now (2008)

Ambiance pseudo western futuriste frelaté avec cette incertitude, cette hésitation, cette légère fêlure, ce balancement quasi imperceptible à l'origine du groove languide et poisseux de ce track.
Ensuite il y a deux versions: la courte à la rythmique plus appuyée et la longue avec cette intro épique (dite européenne) toute en finesse.
Un choix difficile ...




Bob Marley & The Wailers - Concrete jungle (1972/1992)

La version première, produite par Lee Perry en 1972, certes plus courte que celle parue sur l'album Catch a fire, mais aussi moins pop, plus rugueuse, plus brute de décoffrage, plus chaloupée.
Plus spirituelle aussi peut-être ...


lundi 12 juin 2017

Transllusion - Transmission of life (2001/2014)

Frénétique, pressé et incoercible.
L'expression d'une urgence, d'un besoin vital.
Une alarme qui sonne, un signal d'alerte incessant annonçant une prochaine échappée.
La précipitation, la course, la multitude, la promiscuité, la bousculade, la nécessité impérieuse d'être le premier, sans quoi c'est la fin (en fait même pas, ce sera juste une autre histoire) ...
La transmission de la vie quoi, reste à ne pas se tromper de chemin pour arriver à bon port !


dimanche 11 juin 2017

The Exaltics - My language (2015)

Le langages des Exaltics est, comment dire, assez inarticulé et plutôt métronomique et répétitif.
Pas de véritables mots, mais une grammaire qui se dégage.
Il est question d'ambiance, un prolongement de celles de Drexciya, futuristes, à la foi porteuses d'espoir, mais aussi d'inquiétudes diffuses.
De l'électro roborative, contemplative, onirique, sombre et un peu angoissante ...


jeudi 8 juin 2017

Captain Comatose - 100$ (french version) (2004)

Où il est question d'amours tarifés, un peu glauque, de relations perverses sur fond de house sexuelle.
Mais qui est la victime ...
Une seule manière de savoir, payer, payer, payer, encore plus ...


mercredi 7 juin 2017

Obergman - Tokamak (2017)

Martial et mécanique, un voyage dans les contrées cliniques et aseptisées avec un son ample, précis, froid.
Où quand le morbide devient fascinant ...


lundi 5 juin 2017

Dale Cooper Quartet & The Dictaphones - Tua Orviel courvite Isabelle (2017)

Twin Peaks revient donc rien d'étonnant à ce que le Dale Cooper Quartet & The Dictaphones refasse sont apparition.

Toujours avec leur doom jazz ambient sombre, lent et voluptueux.
Tout en soupirs, souffles et battements lents, sur fond de nappes sonores aériennes avec du "chant", discret, spectral mais chaud à deux voix parfois, ajoutant à l'ambiance mystérieuse et feutrée.
C'est une invitation aux préliminaires durables; ceux qui font monter doucement la pression et ajoutent une subtile tension érotique.

Une musique de nuit, forcement ...


Victor Davies - Brother (San Paolo mix) (2001)

Un truc à la cool, léger, frais comme une caïpirinha, enjôleur comme une plage Corse déserte au début du juin.
Un peu bossa nova, un peu balearic, un peu house, totalement parfait pour finaliser un lundi qui se prend pour un dimanche ...


dimanche 4 juin 2017

Khymeia - Morphing (2017)

D'abord un bruissement diffus qui se poursuit en cliquetis, comme une horloge un peu déglinguée qui se remettrait en marche après un longue période d'hibernation.
Le mécanisme est gourd, grippé, maladroit et hasardeux.
Mais petit à petit cela fonctionne correctement à nouveau, la mécanique se relance.
Toutefois une inquiétude surgit, à quoi cette machine peut-elle servir ?
Un pilonnement  régulier, une sorte de foret ensuite, ça creuse, ça fouille, ça triture, ça s'enfonce, ça racle ...
A mieux y réfléchir, il doit s'agir d'une sorte de sculpture, une transformation, une métamorphose; à mieux y réfléchir ce changement à lieu sur vous, on vous transforme, on vous change.
C'était donc ça ce morphing, un changement d'identité ...
Était-il seulement désiré ?


samedi 3 juin 2017

Biosphere - The petrified forest (2017)

Minéraliser le végétal, le pétrifier pour l'éternité.

C'est cette impression que restitue Biosphere avec sa musique, mais elle n'est pas autant désincarnée et morte que cela, il lui insuffle un peu de vie en injectant quelques dialogues originels du film auquel il se réfère.

Au final se crée une alchimie précaire toujours à la limite de l’asepsie sonore, la froideur clinique, subtilement contre-balancée par de discrètes touches d'humanité, même si souvent c'est pour exprimer un désir qui restera inassouvi, une volonté qui subsistera contrariée, une angoisse, un regret ... 





De La Soul - The magic number (1989)

"Everybody wants to be a deejay
Everybody wants to be an emcee
But being speakers are the best"

Les affres de l'époque, déjà en 1989, la volonté de la recherche du quart d'heure de gloire de certains ...
Et puis la distanciation, l'humour et le talent d'autres.