vendredi 20 octobre 2017

Bicep - Glue (2017)

Après avoir exalté l'été avec son Aura, une montée jubilatoire et exutoire, Bicep remet la colle avec son Glue.
Un peu de breakbeat/jungle pour mettre doucement en jambe, quelques vocalises joyeusement tristes pour réchauffer l'automne, des nappes douces pour apaiser les âmes et laisser couler.

Retour en force en sensibilité sans sensiblerie de Bicep !


mercredi 18 octobre 2017

Vendredi Sur Mer - La femme à la peau bleue (2016)

Une fragrance entêtante des années 80 en demi ton pour fin de soirée fatiguée, un relent de femme aux cheveux oranges, un chanté parlé désinvolte assez sexy au final.Une rencontre éphémère, intense, sensuelle, lascive, ambiguë (enfin non, explicite en fait) et finalement un glissement sexuel le tout sous l'égide de Klein.
Visuellement c'est un plongeon dans un Giallo fantastique mâtiné de film érotique ...

Un charme trouble !


Dj Spooky That Subliminal Kid Vs. The Freight Elevator Quartet - Bring Me Mental Health (1999)

Recouvrer sa sanité mentale.
Vaste programme, toutefois pas certain que Dj Spooky soit le meilleur vecteur pour y parvenir ...
Accordons lui le bénéfice du doute !


lundi 16 octobre 2017

Stärker - Windswept (2016)

Et puis d'un coup sans que l'on ne sût pourquoi il y eut cet effondrement généralisé, ce collapsus total.
Ce fût bref, intense, irrémédiable et étrangement indolore ...
Le silence se fit, le noir se répandit, le néant advint, enfin !


dimanche 15 octobre 2017

Subliminal - Substance (2017)

Un voyage dans les glaciers arctiques lents et majestueux.
Le froid sec tenace, le soleil irradiant ses rayons en vain.
Les craquements de la glace, le bruit du vent et le clapotis incessant du reflux marin, seuls troubles possibles à la quiétude du lieu, sont remplacés par des nappes sonores synthétiques, des rythmes acérés et des vrombissements sourds.
Et c'est beau tout simplement !


Sonic Youth - Bull in the heather (1994)

Qu'il est agréable, parfois d'écouter une bluette sur l'amour éternel et incoercible.
Enfin presque ...

La distanciation et l'ironie comme souvent chez Sonic Youth ...


samedi 14 octobre 2017

Hifiklub - Ricolta (2017)

Alors en fait Hifiklub c'est des gens qui font de la musique et pas un club de gens qui vendent du matériel audio de haute qualité à des gens riches et un peu crédules.
De temps en temps ils vont en vacances en Corse à Pigna, qui est un joli village de Balagne où vit Toni Casalonga. Les gens de Hifiklub y font de la musique parce que c'est ce qu'ils aiment faire et qu'ils le font assez bien même si c'est pendant leurs vacances et en plus comme les choses sont bien faites il y a un auditorium avec une belle sonorité à Pigna, idéal pour enregistrer de la musique de qualité. Comme ils sont joueurs, ils invitent des autochtones mais pas uniquement et ça se passe bien.
Parmi les autochtones il y a Jérome Casalonga qui est le fils de Toni et qui chante avec une belle voix, chaude, profonde et Corse. Il y a aussi Jean-Marc Montera qui joue de la guitare avec élégance ainsi qu'André Jaume qui souffle avec délicatesse dans des instruments à vents sans pourtant être Corse. Il y a d'autres personnes qui ont l'air d'être bien.
Ricolta est le morceau que je préfère de leur album, il est lancinant, enivrant, un peu mystérieux sur les bords.
J'ai vraisemblablement trouvé mon album de l'automne et je me languis de le recevoir prestement.
Cet album est intitulé Infernu, enfer pour les non corsophones et les mal-comprenants; si c'est ça l'enfer, ce n'est pas si mal ...


mercredi 11 octobre 2017

The Cure - 10:15 saturday night (1979)

Monotonie, ennui, affliction, attente et relent de révolte.
Est-ce bien utile ?
Pas certain !
Vain ?
Peut-être !
Mais ce n'est pas très important ...


lundi 9 octobre 2017

Pierre Henry - Maléfices Générique (Thème de Myriam) (1962/2013)

Alors c'est Pierre Henry qui un jour compose la musique d'un film "d'horreur".
Autant tuer tout de suite le suspense: ça ne fout pas trop les chocottes !
C'est plutôt calme, introspectif et minimaliste et court.
Une sorte de rêverie ventue où une voix féminine susurre une mélodie, reprise (doucement) par des cordes; à la fin il y a une tentative de faire peur avec des cuivres et un piano dissonant, c'est un peu raté ...


dimanche 8 octobre 2017

Elisabeth Dixon - Limit experience (2017)

Elisabeth Dixon a des dons de prescience, ce n'est pas possible autrement.
Sinon comment aurait-elle su que mon dimanche allait être gris, maussade, brumeux, frisquet et un peu monotone, automnal en un mot ?
Et surtout comment aurait-elle su que sa musique allait parfaitement coller à ce dimanche ?
Monotone, grise ...
Une telle adéquation ne peut être le fruit du hasard, elle a un don c'est certain !

Et c'est un peu inquiétant aussi ...


vendredi 6 octobre 2017

Svarte Greiner - The boat was my friend (2006/2017)

Il est des amitiés étranges, d'aucuns se lient d'amitié avec des gens, d'autres avec un bateau.
Étrange de prime abord, mais pourquoi pas, après pour la conversation, la rigolade, boire un coup ou épancher un chagrin d'amour, un bateau n'est peut-être pas l'ami idéal ...
Quoique celui-ci soit assez porté sur l'introspection et encore plus sur la contemplation soupirante, feutrée, nostalgique et lente du temps qui s'écoule.


mercredi 4 octobre 2017

Dj Different - Manhattan drive (2017)

Un vent de deep house à l'ancienne, chaleureuse, entrainante, sensuelle nimbée de vocaux soulful.
Simple et sophistiqué en même temps.
Un seul bémol toutefois, il manque une envolée, un exutoire, une explosion permettant de relâcher la tension.


lundi 2 octobre 2017

Dj Krush - Only the strong survive (feat Cl Smooth) (1995)

Une expérience zen, avec une flute qu'on ne retrouve guère qu'en bande son d'un spa pseudo asiatique et qui fait regretter les pubs Obao, qui tournerait mal et verrait d'un coup toute la sérénité s'évaporer, plombée par un relent de hip-hop New Yorkais.
Plus d'ambiance méditative et place à la lutte pour la survie, le retour  de la vie du quartier ...


dimanche 1 octobre 2017

Trepanenringritualen - V∴V∴V (2017)

C'est l'automne, les journées raccourcissent, l'humidité et le froid s'installent, parfois le matin le brouillard est de retour.
Les psychopathes et autres serial killers eux sont en pleine forme, revigorés par les conditions climatiques, ils ressortent, revivent; ceux qu'ils rencontrent moins ...
Avec Kainskult ils ont trouvé leur bande son idéale.
C'est oppressant, malsain, poisseux, lent et insidieux.


mercredi 27 septembre 2017

Pole - Tanzen (1998)

Attention les loulous, ça va guincher dur !
Le démon de la danse est de retour et il prend la forme de Pole pour nous pervertir ...
Enfin peut-être, éventuellement, car c'est pas encore totalement gagné cette affaire de démon de la danse.
Ou alors il faut s'entendre avec Pole sur la définition de "danse", parce que là il y a maldonne.
Rythmiquement c'est pas tendu du slip, c'est plutôt tendu du spliff, enfin tendu façon de parler l'ambiance est cotonneuse, grésillante et chargée d'échos et d'infrabasses lointaines.
Donc question danse l'apogée de cette fièvre du samedi soir sera un dodelinement de la tête voire en cas de frénésie un doigt qui bouge nonchalamment.
C'est ce qui fait le charme irrépressible de la musique de Pole, cette économie de moyens, cette frugalité du son, cette retenue dans la démonstration.
Et au final c'est envoutant ...


vendredi 22 septembre 2017

Four Tet - Two thousand and seventeen (2017)

Un vendredi soir, au calme et dans la simplicité, après le tumulte fébrile du quotidien.
L'oubli et le lâcher prise ...


mardi 19 septembre 2017

Queens Of The Stone Age - No one knows (2002)

Où il est question de pilule à avaler, de traversée du désert, de paradis souriant, d'incertitude et de cerf vengeur, le tout mené avec nervosité exaltation ...
Qui sait ?


dimanche 17 septembre 2017

Etienne Daho - Le grand sommeil (Sweetlight remix) (2006)

Certes Etienne Daho a autant de voix qu'une huitre souffrant d'enrouement et le morceau a l'énergie d'un gastéropode paralytique, mais le bougre n'est pas antipathique.
Surtout qu'il est ici remixé et sévèrement !
Il subit une correction l'Etienne, une bastonnade, une rossée.
La fadeur d'endive de l'original se métamorphose en tournerie house, furieuse machine enjôleuse qui invite à l'abandon ...


samedi 16 septembre 2017

Doppelgangaz - If it wasn't for the cloak (2017)

Le retour de gars les plus cools du hip-hop.
Du bon son qui fait poum poum tchak, une basse qui se dandine, des p'tits samples qui vont bien et des gars qui rappent avec talent sans se prendre la tête.
La recette des Doppelgangaz, toujours aussi imparable ...


vendredi 15 septembre 2017

Elegi - Hvor Her Er Ødselig (2017)

Elegi aime conter des histoires, il le fait non pas avec des mots mais sous forme de pastilles sonores.
Avec "Hvor Her Er Ødselig"  son vocabulaire musical est précis, détaillé, tout en finesse, en respiration et en nuances.
Elegi n'a qu'un seul défaut c'est que ses histoires sont effrayantes et lugubres.
C'est pour cela qu'on les aime ...


jeudi 14 septembre 2017

Burial - Rodent (2017)

Burial version dancefloor.
Ambiance trouble, vaporeuse, un relent de son dubstep des origines, un rythme plus techno, chaloupé, pour une danse lasse et un peu vaine de fin de nuit; et puis toujours cet art très particulier de travailler les voix, de façonner à partir de samples un chant désincarné, impersonnel et pourtant sensible et sensuel.
Se laisser emporter ...


mercredi 13 septembre 2017

Rorcal - La femme sans tête (2015)

Un triptyque alternant ambiances calmes mais pesantes et ambiances pesantes mais plus énervées et rageuses.
Et une question: qui est cette femme sans tête (et comment fait-elle pour vivre) ?
D'autant que la pochette laisse à penser que non seulement elle n'a ni tête mais pas plus de mains ou de jambes.
Alors serions-nous en présence de la femme invisible ?
Peut-être, en tout cas invisible mais pas silencieuse !


lundi 11 septembre 2017

Yves Simon - Juliette (Plaisir de France remix) (2010)

Yves Simon, chanteur, musicien et écrivain français, pas encore mort, est plutôt sympathique.
Il a composé "J'ai rêvé New York" qui n'était pas trop mal et "Au pays des merveilles de Juliet" qui tenait la route, ainsi que "Diabolo menthe" (mais parce que moi aussi j'ai un peu sévi au lycée Jules Ferry); il a surement composé d'autres chansons biens mais celles-là me suffisent.
Alors que l'original était une sorte de folk vitaminé un peu nostalgique, la relecture qu'en fait Plaisir de France l'emmène dans une autre dimension plus barrée.
Rythme renforcé, edit psychédélique, répétitif et fascinant , puis pour conclure une touche acid qui définitivement emporte le morceau dans un ailleurs qui généralement n'est accessible qu'à grand renfort de drogues fortes.


dimanche 10 septembre 2017

Lustmord - The ambivalent abyss (2001/2013)

L'ivresse des profondeurs c'est ce que propose Lustmord.
Mais la descente vers l'abysse n'est pas sans risque.
Le véhicule, un sous marin, est exposé à beaucoup de pression et l'avarie guette, sans compter que se guider est mal aisé dans ce noir absolu et oppressant, le risque est là, la menace tapie.
Déjà il y a l'odeur dans le sous marin, mélange d'eau croupie, de sueur rance, de pisse stagnante et d'ozone due au matériel électrique omniprésent. Puis il y a cette moiteur de l'air vicié, mal recyclé.
Un étouffement permanent,  une claustrophobie généralisée, une pesanteur insidieuse.
La solitude, l'enfermement, être libre dans une prison en quelque sorte.
Enfin ce bruit perpétuel, la ventilation, les moteurs, les craquements, les vibrations, jamais de calme, de silence. Et puis tous ces bruits extérieurs, des frottements, des chocs. L'esprit qui se met à imaginer des choses, difformes, monstrueuses, hostiles; la raison qui s'altère, la folie qui guette.
Une pression de chaque instant, tant intérieure qu'extérieure.
Le noir total enveloppant, la profondeur, l'isolement.
Un peu comme un mort en sursis dans un cercueil voué à une chute lente puis à l'oubli ...


Bim Sherman - It must be a dream (remix) (1996)

Oscillation entre la réalité floue et le rêve intangible.
Une hésitation sur l'état, veille ou sommeil, difficile à dire les deux s'intriquent, se superposent; l'état sera donc second, indéfinissable.
Simplement lent, langoureux, enveloppant, suave et chaud.
Comme un cocon de bien être, une parenthèse de félicité.


samedi 9 septembre 2017

Rubin Steiner - Easy tune (1999)

Alors on dirait que les Beastie Boys, Cypress Hill et House Of Pain auraient décidé de se réunir et de faire une parodie de Las Vegas Parano.
Il en résulte un abus de drogues, d'alcool, de codéine, de camomille, de raton laveur et de protoxyde d'azote, heureusement ils ont eu la présence d'esprit d'enregistrer le résultat de cette rencontre hip-hop de la défonce...
Niveau rap ça ne vole pas haut, on est à la limite du concours d'onomatopées et de pets de bouche.
Au niveau musical, c'est simple, sautillant, jovial, frais, brinquebalant, foutraque et efficace.
Easy tune, c'était annoncé !
Toujours à la limite, ténue, du foutage de gueule, du n'importe quoi mais sans jamais choir.


vendredi 8 septembre 2017

Sven Kacirek - Kayamba tuc tuc (Lawrence edit) (2017)

Un peu comme le pendant Africain du Pulse tiré de Music for 18 musicians de Steve Reich; mais en encore plus minimal et plus lent. Mais tout aussi hypnotique.
La répétition, la multiplication, l'évolution d'une simple phrase musicale, qui s'agrémente peu à peu de nouveaux motifs, tout aussi simple et minimaux eux aussi.
Finalement c'est sur une sorte de symphonie luxuriante, enthousiaste et pleine de vie que se clos ce titre.


mercredi 6 septembre 2017

DSM - Nowruz (2017)

Le label Cold Spring propose une immersion dans "la musique iranienne contemporaine".
Forcement compte tenu de leur pedigree c'est orienté drone, dark ambient et musique ésotérique.
DSM pour sa part convie l'auditeur à ce qui s'apparente à une méditation, un bourdonnement, des frémissements en guise de mélodie, le tintement métallique d'une petite cloche comme métronome et parfois le fantôme d'un ney. L'impression d'être dans une cérémonie mystique des Nizârites pourtant disparus depuis le moyen âge.
En fait non, absolument pas, un moment de conscience, révèle la réalité, ce sont des djinns qui tentent de nous abuser, de nous fourvoyer pour nous entrainer dans leur folie.
Oui car en définitive il est question de folie: DSM aurait dû alerter car c'est l'acronyme de "Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders" soit Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux.

Alors éloge de la folie ...


mardi 5 septembre 2017

E.R.P. - Lodestone (2017)

Le p'tit gars d'E.R.P. revient avec de l'électro à la fois rugueuse et enjôleuse, aérienne et sombre en même temps.
bienvenue à retro-futur land, le pays de demain qui fleure bon hier.
Un monde meilleur, une illusion, une chimère ...


samedi 2 septembre 2017

Nosaj Thing - All Points Back To U (feat. Steve Spacek) (2017)

Brumeux et nostalgique, maniéré mais classieux.
De la techno à visibilité limitée, plongeant dans une sorte de brouillard musical à vitesse élevée, le souffle court, appuyée par un chant discret, sensible, narrant une relation finie et regrettée et un peu monomaniaque.

Pourquoi, comment en est-on arrivé là, autant de questions légitimes qui resteront sans réponse ...


vendredi 1 septembre 2017

Coil - A cold cell in Bangkok (2008/2017)

L’association du tourmenté et du féérique.
La voix onirique de Jhonn Balance, à la fois douce, hypnotisante et hantée qui emporte l'auditeur dans son monde.
En soutient la musique de Peter Christopherson, subtil assemblage de sonorités calmes, envoutantes mais également parcourue de grésillements dérangeants, de vibrations telluriques provoquant une gêne indicible.
Toujours cette hésitation entre deux mondes, l'un contemplatif, l'autre anxieux et fébrile, opposés et irréconciliables ...


Tools You Can Trust - Working & shopping (Peel session) (1983/2015)

La tension incoercible, l'urgence impérieuse suintent de ce titre vif, acéré et sur le fil.
Il faut que ça sorte, vite et tant pis si c'est un peu brouillon, pas totalement peaufiné.
Et pour quoi cette précipitation, cet empressement ?
Pour consommer, acheter, amasser, exister de manière artificielle, à moins que ce ne soit pour dénoncer, se rebeller et cracher à la gueule...
Choisis ton camp camarade !


dimanche 27 août 2017

La Tène - La tardive (2017)

L'art de la ritournelle, répétitive, enivrante, magnétique qui fait perdre la notion du temps de l'espace.
Une réminiscence du passé, médiévale et futuriste à la fois, bruyante et mélodique concomitamment  , un bourdonnement qui crée la confusion et le calme en même temps ...


samedi 26 août 2017

Periskop - North (2016)

C'est toujours un peu angoissant le Nord !
Je ne parle pas du nord de la France, mais du vrai Nord celui aux terres froides, dures, recouvertes de neige ou de glace, hanté par des vents glaciaux et plongé une bonne partie de l'année dans une semi-obscurité hostile.
Celui où le moindre nouveau bruit diffus peut représenter une menace, celui aux forêts noires lugubres en hiver, celui où le surnaturel semble si palpable, si proche et si réel, si troublant.
Un lieu où l'on se sent isolé, éloigné de tout, vulnérable, fragile, à la merci de l'indicible terrifiant, un lieu où son pire ennemi n'est autre que son imagination, toujours féconde, prête à envisager mille tourments et catastrophes au moindre souffle nouveau.
Mais est-ce réellement l'imagination qui projette la peur ou bien est-ce une réalité que l'on préfèrerait ne pas voir, taire car trop épouvantable et insoutenable.
Et si ...


vendredi 25 août 2017

ZGTO - Off dat (2017)

Des mélodies anémiques sur un squelette dégingandé de rythme, le tout fumeux, brumeux, impalpable; là-dessus un Mc vient poser son flow dépressif, désabusé d'oiseau de mauvaise augure pour une tentative de trap/hip-hop/ghetto music lente pour neurasthénique en convalescence.

La joie d'avoir de la peine ...


jeudi 24 août 2017

mercredi 23 août 2017

E.R.P. - Ancient lights (2016)

Les lumières du passé lointain qui nous arrivent seulement maintenant.
Minimales, rythmées et un peu nostalgiques de leur splendeur perdue ...


lundi 21 août 2017

Project STS-31 - Spiralgalaxie (2016)

Alors que les plus chanceux ont pu contempler une éclipse de soleil, d'autres ont subi une éclipse de soleil due à une masse dense de nuages ...
Pas exaltant pour un mois d'août !
Alors il faut se consoler en regardant avec les oreilles de la musique spatiale, celle des galaxies en spirale.
Une musique enveloppante, aérienne, majestueuse, ample et à peine inquiétante pour ne pas dire mystérieuse.
Finalement le soleil c'est surfait !


samedi 19 août 2017

Emptyset - Eye II (2017)

Retour imminent des artificiers extrémistes du son: Emptyset !
Alors qu'ils s'étaient mis à la pop hardcore rêche et presque rythmée les voilà qui reviennent avec du post-rock, enfin presque ...
Ils ont vraisemblablement kidnappé une guitare puis ils l'ont soumise à de multiples et sadiques tortures pour en tirer des sons percussifs et hypnotiques, des voix (!!) qui semblent volées aux Swans font leur apparition incantatoire, l'électronique grésillante et sale est toujours présente.
Le résultat: une musique qui confine à la transe, au chamanisme, version actualisée de rituels étranges, anciens, oubliés et magnétiques ...


vendredi 18 août 2017

Wolfsheim - The Sparrows And The Nightingales (Ancient Methods 'Ode To The Night' Remix) (1991/2017)

1991 un groupe allemand à des idées musicales et le nez creux: ils vont faire une musique synthétique, froide et pop teintée de romantisme, de nostalgie, de mélancolie et vaguement chiant et totalement niais.
Caramba encore raté ! Ça à déjà été fait, ils n'ont que 10 ans de retard.
Mais ils s'en moquent et persistent, hélas ...
2017 n'en pouvant plus de subir ce morceau Ancient Methods décide de prendre les choses en main. Il passe les vocaux à la moulinette, déchiquette la mélodie, muscle le rythme et gonfle le tout aux stéroïdes. Finis les pleurnichards dépressifs, les chochottes tristes, place à la techno industrielle mécanique et saturée de bucheron moderne qui s'éclate le samedi soir dans une usine d'emboutissage !
Une ode à la nuit ...


jeudi 17 août 2017

Ability II - Pressure dub (1990)

10 minutes d'échos, de rebondissements, de voix réverbérées, de glissements acid, de flottaison variables, de calme planant, de soupape de sécurité face à un quotidien trop haletant.
Un paradoxe pour un "Pressure dub" qui permet de relâcher la pression.
Être un peu hors du temps et de la réalité ...


mercredi 16 août 2017

Omertà - Curagiù un ti piantà / Devenir liquide (2017)

Où il est question tout d'abord, d'une disparition mystérieuse en 1972, d'une histoire d'amour, de la Corse, de ses traditions ancestrales; puis d'une baignade qui se mue en double évanouissement. Le tout accompagné par une musique percussive envoutante dont la tension est rehaussée par une basse fluette, quelques effets de guitare et un orgue aussi fugace qu'hypnotique.
Cette aventure est narrée par une voix féminine, neutre même si on la sent impliquée provoquant un contraste important avec la musique, contraste renforcé par l'incohérence relative du texte raconté. Ce texte parait être tronqué, ou sans réelle cohérence, sorte de mélange entre une tentative d'oulipo et un cut-up aux gros ciseaux ...
Il fait forcement une chaleur estivale aveuglante et assourdissante propice aux divagation potentielle.

Ps: mention spéciale pour le titre du morceau suivant qui inspire le respect par la longueur de son titre: musicalement il est moins percussif et plus aérien, pour les paroles c'est la même thématique, la même histoire mais  totalement différente ...


jeudi 10 août 2017

Monade - COT-002 (2017)

Du jazz bancal dans lequel subrepticement s’insinuent des vagues de parasites électroniques, brides de mélodies avortées, tentatives de rythmes bâtards.
De cette lenteur maitrisée, se dégage une ambiance enfantine, légèrement vénéneuse mais sereine en définitive.
C'est l'heure du songe ...


mardi 8 août 2017

Deep'a & Biri - Basic circle (2017)

Bien classés au concours de la pochette de disque laide, Deep'a & Biri parviennent également à se faire remarquer dans la catégorie "essence du passé mise au goût du jour".
Leur Basic circle suintant les effluves de la techno et la house de la fin des années 80 voire du début des années 90 mais guère plus.
Un motif mélodique répété ad libitum, une rythmique aux angles plus droit que carrés, une évolution infinitésimale ...
La machine à remonter le temps est lancée pour notre plus grand bonheur, celle à faire couler la nostalgie également, sans que cela ne sente le plagiat ou la resucée, juste un cercle basique comme annoncé.
Bien joué !


dimanche 6 août 2017

cv313 - Seconds to forever (reshape) (2014)

Capturer la fugacité de l'instant pour toujours.
Avec délicatesse, finesse, classe et acharnement ...


samedi 5 août 2017

Laurent Garnier - Crispy bacon (1997)

Y-a-t-il dans la vie quelque chose de mieux qu'écouter et regarder cuire du bacon croustillant dans une poêle (et en version longue s'il vous plait) ?
Non, bien entendu, c'est l'activité la plus ludique et palpitant au monde évidement !
Quelle question sotte ...


vendredi 4 août 2017

Spektr - The art to disappear (2016)

L'art de la disparition, ou comment s'évanouir, se volatiliser.
La méthode de Spektr semble bien rodée, déjà avec un nom rappelant le transparent et immatériel état du fantôme ils s'en approchent initialement. Mais ces roués lémures possèdent une technique bien plus élaborée et musicale.
Ils paraissent jouer du jazz, à peine inquiétant, vaguement étrange, puis sans prévenir ils passent d'un coup à du métal énervé, break de jazz, reprise furibarde option black métal, silence, sample de film, retour jazz, alternance de métal, de jazz, l'auditeur commence à être véritablement désorienté, il ne sait plus où donner de l'oreille, se tâte, s'interroge, tend l'oreille, tente de savoir ce qu'il écoute et alors qu'il retrouve enfin ses repères, s'aperçoit que la musique s'est arrêtée et que les musiciens sont partis.
L'auditeur se retrouve pantois et berné: Spektr à une fois de plus réussit son tour de disparition.
Ils ont réellement inventé l'art de la disparition musicale ...


mercredi 2 août 2017

Pleq & Philippe Lamy - Sans Titre Une (Christopher Bissonnette remix) (2017)

Voyage sur les rives des rêves intranquilles.
Une cartographie onirique de la fantasmagorie nocturne du quotidien, une rencontre avec ses habitants étranges, ses lieux abyssaux, ses langues inconnues, ses atmosphères lourdes, ses paysages tourmentés, ses cieux troubles.
Tout ce qui, enfouit profondément, peuple et hante l'inconscient et qui resurgit inopinément la nuit ...


Roni Size / Represent - Heroes / Heroes (Kruder long loose bossa) (1997)

Racé, aérien et énergique pour l'un; racé, aérien et lysergique pour l'autre.
Que demander de plus ?
Deux version d'un même titre, l'une originale, l'autre une relecture, une ré-interprétation libre.
Deux voyages différents, deux ambiances.
Un choix difficile si ce n'est impossible.
Mais pourquoi choisir ?



lundi 31 juillet 2017

I Tpame I Tvrame - Today (slowmotion) (2017)

Insidieuse, lente et sexuelle.
Voilà qui résume assez bien l'ambiance moite de ce morceau.
Comme l'odeur de l'après sexe, après un coït acharné, durant lequel les corps se sont mélangés, ont échangés leurs fluides, les ont goûtés et sont fourbus et suants. Ils gisent étendus, inertes, épuisés et poisseux par tant de jouissance et se repassent la scène au ralenti ...