dimanche 25 juin 2017

DJ Soul Slinger - Abducted (U.F.O. Mix) (1995/1996)

Des aliens viennent sur Terre (sans permission,  ni passeport), kidnappent d'innocentes victimes qui n'en demandaient pas tant et se livrent à d'étranges expériences auditives aidés par les traitres Dj Spooky et Dj Soul Slinger, le premier torturant les méfaits du second.
Cela dit on se laisserait aisément enlever pour pouvoir aussi subir cette jungle bordélique et excitée.


samedi 24 juin 2017

Slowdive - Star roving (2017)

Paré pour un revival 90's !
Guitares énervées mais pas trop, spleen et mal-être existentiel, chant dépressif introspectif ...
Check list ok !


S. Fidelity - Freshmen (2017)

R'n'B aquatique, langoureux.
Il ne s'y passe pas grand chose mais on s'en fout, c'est calme et beau, il y a des mérous qui passent, des raies qui flânent, des oursins qui s'égayent que demander de plus ?
Une eau limpide et chaude, du sable fin, du soleil et une serviette pour se faire bronzer en sortant, c'est l'été !


mercredi 21 juin 2017

mardi 20 juin 2017

Pacific Blue - Industry (Rrose remix) (2011)

En route pour un trip!
Toujours tout droit, seuls tous les deux, pas un regard en arrière, direction demain et le bleu du pacifique comme but ultime et c'est déjà pas mal ...


dimanche 18 juin 2017

Bicep - Aura (2017)

Attention grosse claque en perspective !
Le truc à écouter cet été, qui sent bon l’hédonisme béat, l'insouciance totale et le rien à foutre.
C'est le titre qui s'écoute partout et n'importe quand; quand tu fais de la plongée, quand tu conduis ta caisse pour aller au taf, en soirée, sur la plage, quand tu fais de la spéléo, en te coupant les ongles, en ne faisant rien, avec des potes, tout seul, bourré, à jeun, avec ton chat, en dansant ...
Un gros rythme techno qui bastonne et des fioritures mélodiques, le tout qui progresse par étapes: une petite course, une montée, un plateau, une remontée, une explosion et une descente, un peu comme un trip à l'acid !
Du costaud ce Bicep (impossible ne pas la placer !)


samedi 17 juin 2017

vendredi 16 juin 2017

Agar Agar - I am that guy (2016)

Si la distanciation devait être un jour personnifiée par une musique I am that guy des Agar Agar serait un sérieux prétendant.
Une musique monotone, une chanteuse qui n'en n'est pas une mais qui semble plutôt parler de manière appuyée, lâchant parfois un gros mot pour montrer sa nonchalance, tout en en ayant rien à foutre et voilà le travail !
Par fois elle s’énerve et dit dans un souffle rebelle, véhément et anglais qu'elle est en feu, on peine à la croire  mais on se laisse embarquer dans l'histoire ...


mercredi 14 juin 2017

RZA as Bobby Digital - You can't stop me now (2008)

Ambiance pseudo western futuriste frelaté avec cette incertitude, cette hésitation, cette légère fêlure, ce balancement quasi imperceptible à l'origine du groove languide et poisseux de ce track.
Ensuite il y a deux versions: la courte à la rythmique plus appuyée et la longue avec cette intro épique (dite européenne) toute en finesse.
Un choix difficile ...




Bob Marley & The Wailers - Concrete jungle (1972/1992)

La version première, produite par Lee Perry en 1972, certes plus courte que celle parue sur l'album Catch a fire, mais aussi moins pop, plus rugueuse, plus brute de décoffrage, plus chaloupée.
Plus spirituelle aussi peut-être ...


lundi 12 juin 2017

Transllusion - Transmission of life (2001/2014)

Frénétique, pressé et incoercible.
L'expression d'une urgence, d'un besoin vital.
Une alarme qui sonne, un signal d'alerte incessant annonçant une prochaine échappée.
La précipitation, la course, la multitude, la promiscuité, la bousculade, la nécessité impérieuse d'être le premier, sans quoi c'est la fin (en fait même pas, ce sera juste une autre histoire) ...
La transmission de la vie quoi, reste à ne pas se tromper de chemin pour arriver à bon port !


dimanche 11 juin 2017

The Exaltics - My language (2015)

Le langages des Exaltics est, comment dire, assez inarticulé et plutôt métronomique et répétitif.
Pas de véritables mots, mais une grammaire qui se dégage.
Il est question d'ambiance, un prolongement de celles de Drexciya, futuristes, à la foi porteuses d'espoir, mais aussi d'inquiétudes diffuses.
De l'électro roborative, contemplative, onirique, sombre et un peu angoissante ...


jeudi 8 juin 2017

Captain Comatose - 100$ (french version) (2004)

Où il est question d'amours tarifés, un peu glauque, de relations perverses sur fond de house sexuelle.
Mais qui est la victime ...
Une seule manière de savoir, payer, payer, payer, encore plus ...


mercredi 7 juin 2017

Obergman - Tokamak (2017)

Martial et mécanique, un voyage dans les contrées cliniques et aseptisées avec un son ample, précis, froid.
Où quand le morbide devient fascinant ...


lundi 5 juin 2017

Dale Cooper Quartet & The Dictaphones - Tua Orviel courvite Isabelle (2017)

Twin Peaks revient donc rien d'étonnant à ce que le Dale Cooper Quartet & The Dictaphones refasse sont apparition.

Toujours avec leur doom jazz ambient sombre, lent et voluptueux.
Tout en soupirs, souffles et battements lents, sur fond de nappes sonores aériennes avec du "chant", discret, spectral mais chaud à deux voix parfois, ajoutant à l'ambiance mystérieuse et feutrée.
C'est une invitation aux préliminaires durables; ceux qui font monter doucement la pression et ajoutent une subtile tension érotique.

Une musique de nuit, forcement ...


Victor Davies - Brother (San Paolo mix) (2001)

Un truc à la cool, léger, frais comme une caïpirinha, enjôleur comme une plage Corse déserte au début du juin.
Un peu bossa nova, un peu balearic, un peu house, totalement parfait pour finaliser un lundi qui se prend pour un dimanche ...


dimanche 4 juin 2017

Khymeia - Morphing (2017)

D'abord un bruissement diffus qui se poursuit en cliquetis, comme une horloge un peu déglinguée qui se remettrait en marche après un longue période d'hibernation.
Le mécanisme est gourd, grippé, maladroit et hasardeux.
Mais petit à petit cela fonctionne correctement à nouveau, la mécanique se relance.
Toutefois une inquiétude surgit, à quoi cette machine peut-elle servir ?
Un pilonnement  régulier, une sorte de foret ensuite, ça creuse, ça fouille, ça triture, ça s'enfonce, ça racle ...
A mieux y réfléchir, il doit s'agir d'une sorte de sculpture, une transformation, une métamorphose; à mieux y réfléchir ce changement à lieu sur vous, on vous transforme, on vous change.
C'était donc ça ce morphing, un changement d'identité ...
Était-il seulement désiré ?


samedi 3 juin 2017

Biosphere - The petrified forest (2017)

Minéraliser le végétal, le pétrifier pour l'éternité.

C'est cette impression que restitue Biosphere avec sa musique, mais elle n'est pas autant désincarnée et morte que cela, il lui insuffle un peu de vie en injectant quelques dialogues originels du film auquel il se réfère.

Au final se crée une alchimie précaire toujours à la limite de l’asepsie sonore, la froideur clinique, subtilement contre-balancée par de discrètes touches d'humanité, même si souvent c'est pour exprimer un désir qui restera inassouvi, une volonté qui subsistera contrariée, une angoisse, un regret ... 





De La Soul - The magic number (1989)

"Everybody wants to be a deejay
Everybody wants to be an emcee
But being speakers are the best"

Les affres de l'époque, déjà en 1989, la volonté de la recherche du quart d'heure de gloire de certains ...
Et puis la distanciation, l'humour et le talent d'autres. 


vendredi 2 juin 2017

Ian Pooley - Venasque (2000)

C'est l'histoire d'un Allemand qui n'a pas trop de chance.
Il vient en France peut-être pour y passer d'agréables et reposantes vacances et pas de chance il se retrouve, par un malencontreux hasard,  enfermé dans sa chambre d'hôtel avec pour seule compagnie ineffable station de radio "Rire et Chansons" qui partage son antenne entre comiques rarement drôles et musiques rarement bonnes.
Alors que d'aucuns seraient devenus fous après avoir entendu des heures et des heures de Bigard et Lagaff entrecoupés par les "Démons de minuit" et du Christophe Maé, Ian voit en cette malchance une contrainte quasi oulipienne et réussit à tirer la substantifique moelle d'un sketch d'Elie et Dieudonné et d'une chanson de Michel Jonasz.
Le résultat est improbable et loufoque: un sample qui sonne presque comme un forró brésilien alors que pas du tout en fait, Elie qui serine, de manière un peu monomaniaque, "je suis seul dans cette maison" et "Amandine".
Le pire c'est que c'est bien vu et diablement entraînant.


jeudi 1 juin 2017

Finlay Quaye - Supreme I preme (1997)

Se laisser porter par ce rythme et cette voix tout simplement.
5 minutes de bonheur, c'est toujours ça de pris ...


mardi 30 mai 2017

Sherwood & Pinch - Run them away (2015)

L'alliance de Sherwood et Pinch c'est celle du dub anglais des années 80 jusqu'à nos jours et celle du meilleur du dubstep (celui aventureux, sombre et dépouillé).
Aucun des deux ne tire la couverture à lui mais tous les deux réussissent à exprimer leurs spécificités musicales, leur patte.
Un écrin conciliant douceur et noirceur, légèreté et profondeur, mélodie et abrasion juste pour mettre en valeur la voix fragile et intense de Bim Sherman.


lundi 29 mai 2017

Unknown Artist - Untitled (B1) (2017)

Un artiste inconnu produit un track sans titre ...
Le mystère est épais et perdurera, d'autant que le label sur lequel est paru ce opus n'est pas des plus prolixes avec une titre au compteur ...
Musicalement de la deep house avec une arrière saveur funky/jazzy à la Moodymann ou à la Nick Holder.


dimanche 28 mai 2017

dDamage - Pull the plug (2006)

De la rythmique concassée, broyée, de la mélodie désintégrée.
C'est un peu crade et brutal, le bon goût ne s'y est pas trop attardé la pitié est absente et c'est tant mieux.
Une sorte de pendant musical aux aventures déjantées, alcoolisées, violentes et vampiresques du Bourbon Kid.
Au niveau des paroles essentiellement une exhortation à enlever le plug, sans préciser d'où !
Je vous laisse le choix ...

Ps: sinon un des les frères Hanak écrit de chouettes livres sur le rap.


samedi 27 mai 2017

Willie Lindo - Midnight (1978/2013)

Bien qu'encore accablé par la chaleur torride, malgré l'heure tardive, et abruti par la consommation excessive, mais justifiée, de piña colada un sursaut de bon sens commande à mon cerveau de faire un geste salvateur.
Lancer le morceau qui comblera de félicité ce moment parfait, la musique bienfaitrice qui arrive juste avant le léger souffle d'air rafraichissant.
Paradisiaque, éthéré, fluide; un bon dub coulant tout seul avec sa basse ronde et sa rythmique chaloupée, ses susurrements sensuels et son contrepoint de guitare.
Alors il ne faut que se laisser porter et s'oublier ...


vendredi 26 mai 2017

Kenny Dope - Get on down (1994)

Une certaine idée de la classe !
La panoplie de samples qui vont bien (Minnie Ripperton et Method Man entre autres, le grand écart improbable qui envoie du lourd ...).
Petit moment d'apesanteur à kiffer en toute simplicité ...


jeudi 25 mai 2017

Amon Tobin - Marine machines (2000)

Les profondeurs sous-marines recèlent quelques joyaux.
Des poissons étranges, bardés de piquants, luminescents, aux bouches géantes et dentées et à la laideur fascinante; des calmars géants tapis dans les profondeurs, des méduses pétrifiantes.
Puis il y a des surprises, des machines marines qui ne semblent pas avoir été fabriquées par l'homme.
Elles se déplacent avec élégance, gracilité et fluidité, elles ne semblent avoir aucun autre but que leurs mouvements.
Il ne faut que les observer et surtout pas tenter de les attraper sans quoi elles se transforment instantanément en terribles et redoutables engins de combat prêts à semer la désolation et à causer blessures ou mort.
D'où viennent-elles, qui les a créées et pourquoi ?
Autant de questions qui resteront sans réponse ...


mercredi 24 mai 2017

The Truth - Truth Theme (Original Vocal Mix) (1996)

Où il est question d'une recherche impérieuse (et vraisemblablement vaine) perdue dans un dédale d'effets dub ...
Et si elle était ailleurs !
Subjuguant toutefois. 


lundi 22 mai 2017

Nas/Suprême NTM - Affirmative Action (Saint Denis Style Remix)

Une envie de Nas et une autre concomitante de NTM, bon sang mais c'est bien sur !
Affirmative Action (Saint Denis Style Remix) soit la rencontre des 3.
On garde l'instru et on met les flows originaux plus ceux des 2 lascars du NTM.
Et puis tout va bien, ça envoie du lourd !


dimanche 21 mai 2017

Kza - Let's go (2014)

Un edit d'un morceau obscur par le japonais Kza.
Ça donne un track torride qui semble tout droit sorti de chez Moodymann, sample entêtant, vocaux rentre dedans, rythme prenant.
Comme un odeur de fiesta jusqu'à très tôt ...


Simon Says - Late at night (2003)

De prime abord ça ne paie pas de mine, ça semble simple, facile.
Puis la ritournelle rentre dans la tête, ses brides de nostalgie subreptices, sa basse qui sous ses airs de ne pas y toucher est confortable, son piano faussement triste, cette voix monocorde mais prenante.
Cette invitation posée à danser, danser, danser et à simplement écouter de la musique; comment ne pas succomber ...


samedi 20 mai 2017

Aeroplane - We can't fly (2010)

"We can't fly", voici une chanson que les manchots (les oiseaux pas les gens sans bras) auraient écrite s'ils savaient écrire des paroles et composer de la musique.
Mais non ce sont des feignasses qui préfèrent se prélasser sur la banquise plutôt que d'aller apprendre à écrire et à composer alors bien fait pour eux s'ils ne peuvent pas voler !
Certes c'est un peu con d'être un oiseau et de devoir s'user les pattes sur le sol, mais à eux de faire des efforts, de se dépasser ou d'inventer l'avion, la montgolfière, la fusée voire la catapulte ...


Mano Negra - Indios de Barcelona (1988)

Toujours frais, joyeux et sautillant !
Il y est question de drôles d'indiens et de movida (en quelque sorte) ...


vendredi 19 mai 2017

Peaches - Fuck the pain away (2000)

Minimaliste, engagé, punk quoi !
En mode électro râpeux, bricolé vite fait bien fait: une boite à rythme, une ligne de basse synthétique,  des déclamations féministes et basta; pas de place pour des fioritures du genre mélodie, arrangements et production léchée.

Inutile !
Et si t'es pas content c'est pareil ...


mercredi 17 mai 2017

Hystérie - Chape de plomb (2017)

Une certaine idée de l'époque, noire, crade, brutale, sans trop d'espoir !

Un peu comme du Béru sous penthotal: ralenti, brouillon, sale, binaire mais dans l'urgence ...

Un instantané mal cadré, mal exposé et pourtant parlant !


mardi 16 mai 2017

Vîrus x Jehan-Rictus - Prière (2017)

Du lourd !
De quoi rabattre le caquet de 99% des gars qui pensent "peser dans le game du rap", d'un point de vue lyrics y a pas photo, ça enterre tout, ça déchire tout !
Hardcore, sans évoquer les "biatchs", sans montrer un cul en string, sans un flingue, sans violence (et pourtant c'est du du parpaing dans la gueule).
Novateur, mutin, poétique et noir, le rap rêvé, par un p'tit jeune né en 1867 qui à trente ans (en 1897 pour ceux qui suivent) envoie un brulot d'argot poétique et anarchiste.
Démontage en règle de la société de l'époque qui déjà brime l'individu, le soumet à la norme, lui impose l'ancêtre du Macronisme ("le docteur qui va euthanasier les acquis sociaux avec ses ordonnances").
Allez pour la route quelques extraits:

Aussi vrai, c’ que j’ les ai dans l’ nez,
Ces muffs qui, sous le nom d’ « concurrence »,
Ont créé eun’ sourc’ de souffrances
Un genr’ légal d’assassiner ! (...)


J’ai fait tous les méquiers d’esclave,
C’pendant j’ai jamais pu gagner
Ma boustifaille et mon loyer,
À présent, m’ v’là, j’ suis eune épave. (...)


 J’ai l’ poil tern’ des bêt’s mal nourries,
La dèch’ m’a fait la gueul’ flétrie,
Ma jeuness’ reste étiolée...
J’ pourrai jamais m’en consoler,

Mêm’ si qu’un jour j’ tournais au riche,
Par un effet de vot’ bonté,
Ce jour-là, j’ f’rai mett’ eun’ affiche :
« On cherche à vendre un cœur gâté. » (...)


J’ suis l’ fils des vill’s, non d’ mon village,
Si j’ai des envies, des besoins,
C’est la faute aux grands magasins,
À leurs ménifiqu’s étalages. (...)


L’Homme est pas fait pour la misère
Et contrarier ses Beaux Désirs,
Ni pour qu’ ses frangins l’ forc’nt à faire
Des cravails noirs et sans plaisir.

Car y s’enferm’ dans des usines
Des quarante et des cinquante ans,
Dans des bureaux, des officines,
Alors qu’ les cieux sont miroitants.

Oh ! mon Guieu ! Si vous existez,
Donnez-nous la moell’ d’être libres
Et d’ remett’ tout en équilibre,
Suivant la grâce et la bonté ! (...)


J’ suis su’ la Terr’, c’est pour y vivre,
J’ai des poumons pour respirer,
Des yeux pour voir, non pour pleurer,
Un cerveau pour lir’ tous les livres,

Un estomac pour l’ satisfaire,
Un cœur pour aimer, non haïr,
Des mains pour cueillir le plaisir
Et pas turbiner pour mes frères !

Soupé des faiseurs de systèmes,
Des économiss’s « distingués »,
Des f’seurs de lois qui batt’nt la flemme
(Tout’ loi étrangle eun’ liberté !)

Soupé des Rois, soupé des Maîtres,
Des Parlements, des Pap’s, des Prêtres.
(Et comm’ j’ai pas d’aut’ bien qu’ ma peau,
Il est tout choisi mon drapeau !)

Soupé des vill’s, des royaumes
Où la Misèr’ fait ses monômes,
Soupé de c’ qu’est civilisé
Car c’est l’ malheur organisé !

Nos pèr’s ont assez cravaillé
Et bien assez égorgillé !
L’Homm’ de not’ temps faut qu’y s’ arr’pose
Et qu’ l’Existence lui tourne en rose.

Oh ! mon Guieu, si vous existez,
Donnez-nous la forc’ d’être libres
Et que mes souhaits s’accomplissent,

Car au Printemps, saison qu’ vous faites
Alorss que la Vie est en fête,
Y s’rait p’-têt ben bon d’être eun’ bête
Ou riche et surtout bien aimé.


Le tout magnifiquement scandé par Vîrus et mis en musique par Banane

Un vent de révolte précurseur et salutaire ...


Cypress Hill - Tequila sunrise (1998)

Indolent et lancinant, une projection directe vers un Mexique de contrebande avec mariachis de pacotille, tequila frelatée, sombreros démesurés  et folklore pour touristes.
On est tellement dans le trip qu'on attend les verres sales, Zorro et Clint Eastwood ...
Il n'y a pas à dire la tequila des Cypress elle est forte et retourne bien la tête.
Allez tournée générale !


dimanche 14 mai 2017

Catherine Ribeiro + Alpes - Dingue (1971)

Entêtant, jubilatoire, habité et barré: une guitare et une voix (mais quelle voix) et c'est tout.
Au programme: la folie qui façonne un monde nouveau.
Cela peut faire peur, quelle serait sa cohérence, sa finalité, y trouverions-nous nos repères ? Serait-ce grave ?
Au fond serait-il pire et/ou plus fou que le notre ?
Le doute est permis !
Et si c'était mieux ...


vendredi 12 mai 2017

Blake Baxter - The world is acid (2015)

De la techno, de Détroit, à l'ancienne, un rythme immuable, un accord répété inlassablement, un soupçon de mélodie qui pourrait avoir été volé à Kraftwerk, des circonvolutions acid toutes en finesse pour emmener l'auditeur loin dans une tonalité sombre ...


lundi 8 mai 2017

Miossec - On était tellement de gauche (1997)

Où il est question des illusions perdues, des renoncements, de la bassesse quotidienne.
Et si on retendait le poing, parce que finalement on n'a plus rien à perdre ...
"Ça ne serait pas arrivé si on s'était battu"


jeudi 4 mai 2017

Treha Sektori - Acermeh (2016)

Chez Treha Sektori on suppure, pas vraiment la joie de vivre c'est certain mais plutôt l'angoisse, l'introspection maladive, le tourment morbide, la noirceur et l’avilissement.
Point de lumière ni d'espoir, ce sont l'obscurité et l'affliction qui règnent en maitresses tout au long de cet album, lent et pesant, au mieux peut-on espérer une plainte, un gémissement, égarés, perdus dans un canevas de drones plombés.
Un chant guttural de désolation, funèbre et gris sera vu comme une consolation de l'âme, une pulsation sera perçue comme des coups, libérateurs montrant que le corps n'est pas mort, qu'il ressent encore.
Mais pourquoi continuer, s'acharner ...


mercredi 3 mai 2017

The Doppelgangaz - Rapamycin (2017)

Avec décontraction et élégance les 2 lascars de Doppelgangaz font leur retour.
Toujours cette marque de fabrique, de hip-hop à l'ancienne, ce groove suave faussement bancal, ces petites ruptures respiratoires, ce flow faussement désinvolte, empli d'humour.
Alors c'est le moment de se laisser aller, de lâcher prise et de profiter de l'instant ...


lundi 1 mai 2017

Brain Damage - Sterile (feat Black Sifichi) (2006)

Envoutant, mystique, trouble et grave.
La voix chaude, profonde, expressive et légèrement inquiétante de Black Sifichi, alliée au dub orientalisant, hypnotique, lancinant et légèrement inquiétant des Brain Damage.
Le résultat: un voyage dans des contrées de l'âge ancien du futur, perdues mais jamais explorées ni même habitées ou découvertes.
Un lieu inconnu, immatériel, mais pourtant palpable et familier.


samedi 29 avril 2017

Orphan Swords - Asmoday (Black rain remix) (2017)

Rugueux et dissonant mais aussi rageur et psychotique, voici ce que proposent les Orphan Swords.
Autant oublier tout espoir de rédemption, de lumière, de meilleur, ce serait vain et non avenu.
C'est sans appel !


mardi 25 avril 2017

Jan Jelinek - Moiré (Piano & Organ) (2001)

Une ode à la lenteur et à la contemplation.
Écouter ce morceau de Jan Jelinek c'est un peu comme regarder couler lentement une goutte sur une vitre, totalement inutile mais vite captivant.
Oscillant entre minimalisme et maximalisme, changeant entre profondeur et légèreté, le tout nimbé d'un voile mystérieux, diaphane et sourd.
Il convient pour mieux appréhender ce titre de se rappeler de la définition de moiré: un effet de contraste changeant avec la déformation d'un objet, indépendamment des effets d'ombre; tout est résumé.


lundi 24 avril 2017

La Caution - Souvent (2001)

Entre poésie rude et chronique sale et désabusée la Caution raconte sa banlieue, ses espoirs, son quotidien, ses révoltes, ses résignations, sa médiocrité, sa splendeur, sa fulgurance verbale, sa décrépitude.
Ça pue la bière éventée, le shit dans les cages d'escaliers merdeuses et défoncées, on s'y fait un peu chier, il y a le chômage,  les usines qui ferment, les keufs qui rodent pour mater du sauvageon en goguette, le désœuvrement, les combines pour survivre.
Le rire aussi, les potes, les bons moments, trop rares, les embrouilles plus fréquentes.
Pas beaucoup d'amour ...
Il y a aussi cette image, qui résume tout, aussi puissante et rageuse que triste: "les rêves se rouillent"; tout est dit et résumé en quatre mots.


dimanche 23 avril 2017

Elektroklänge - Tanz 3 - Danse mécanique (2016)

Robotique, saccadée, impersonnelle, froide et distanciée: c'est la Danse mécanique.
Son but n'est pas tant de procurer un sentiment d'ivresse, d'abandon voire de catharsis que de provoquer par des mouvements répétitifs, synchrones et rythmiques
  • une perte mesurée et définie de calories
  • éventuellement un spectacle esthétique
Adieu la danse pour le plaisir, l'époque n'est plus à ça. Il faut optimiser ses activités, rentabiliser son temps, évaluer l’intérêt de chaque action et mettre en place des actions correctrices si la profitabilité n'est pas au rendez-vous.
Aussi quoi de mieux qu'une musique métronomique, une mélodie synthétique et une voix désincarnée; pas d'affect, pas d'implication émotionnelle, uniquement de la rationalité.
Cependant malgré cette apparente froideur et cette rationalité extrême, cette musique robotique est constellée de failles, de faiblesses et d'hésitations, minimes et discrètes, qui viennent contrecarrer le projet initial et le vouent à sa perte car vicié de l'intérieur.
Le collapse n'est pas loin, la futilité revient insidieusement ébranler la belle mécanique.


samedi 22 avril 2017

Mendelson - La dette (2017)

Mendelson magnifie le Viet Vet d'Alan Vega.
Plus qu'une reprise il s'agit d'une réinterprétation, une réincarnation même.
Une tension musicale tournoyante, lancinante qui illustre tour à tour les tourments du vétéran, sa douleur tant physique que mentale, mais également la schizophrénie de la république qui l'a envoyé combattre et qui quand il revient le rejette car il lui renvoie au visage ce qu'elle voudrait oublier.
Tout est violence contenue, proche de la rupture, de l'explosion ...
L'amour est une possible rédemption, mais trop fugace hélas, la réalité vient heurter de plein fouet le vétéran, un bête accident.
Un dernier coup de boutoir qui fait vaciller et choir.
La spirale de la déchéance et de la folie reprend, l’hallucination devient sa réalité, l'échappatoire: un cri final entre révolte et résignation.
Beau, lugubre, habité, triste et puissant.


vendredi 21 avril 2017

Oren Ambarchi - Moving violation (2006)

En fait il fait nuit et chaud.
Et puis on se sent bien, on est en train de rêver.
Tout est apaisé et moelleux.
C'est déjà pas mal ...


mercredi 19 avril 2017

Jacques Dutronc - L'opportuniste (1968)

Bientôt la réponse !
Mais en attendant qui faut-il croire ?
Le prophétique et sirupeux Tino Rossi qui dès 1938, visionnaire, annonce que Marinella (plage bien plus idyllique que la fille du borgne fasciste)...
Les Clash qui avec leur album Sandinista prévoyaient la percée fulgurante (et l'espoir du retour d'une vraie gauche) de Mélenchon.
Beck avec son Loser, comment ne pas y voir la débâcle à venir d'Hamon.
Le débonnaire et terroriste auditif Carlos et son allégorie de Poutou avec Big bisous ...
Jacques Dutronc qui par deux fois dans sa discographie évoque avec acuité deux autres candidats à l'élection présidentielle: Fillon avec Savez-vous planquer vos sous, précédemment évoqué dans un autre contexte ici et Macron l'homme au profil et au programme variable en fonction de son interlocuteur via L'opportuniste.
Dans l'absolu ils sont 4 à pouvoir prétendre poser leur séant sur le trône de la République.
Partout on vend du Macron/Le Pen en duel final ...
Mais on risque de l'avoir profond dans le Fillon pendant 5 ans (un gars malhonnête, roué, à la limite du psychopathe, du genre pilote entêté de la Germanwings, qui donne des leçons de morale).
Fillon président c'est un peu Guy Georges ministre du droit des femmes ...

On est passé à côté du bonheur