lundi 11 décembre 2017

Frédéric Galliano - Plis infinis No.3 (1997)

Une respiration de l'esprit, le moment salutaire pour mettre le cerveau sur pause; entre méditation zen électronique et free jazz ambiant.
Finalement, des plis infinis à peine plus longs qu'une vague hésitation ...


dimanche 10 décembre 2017

Noir Boy Georges - Messin plutôt que français (2014)

Dans la série des explorations joyeuses des villes de province de l'Est de la France, il y avait eu Saint-Dizier la rieuse et Sedan la joviale.
Metz être semble aussi une destination de premier choix question ambiance festive.
Les godelureaux de Scorpion Violente en sont originaires tout comme les accueillants Plastobéton, voilà qui pose un peu le cadre et qui provoque l'envie ...
Alors que propose Noir Boy Georges ?
Du bonheur, bien entendu !
Au programme: une boite à rythme détraquée, un synthé maison qui sonne comme un klaxon mal accordé et un gars qui déverse son optimisme, parfois il y a un solo qui vient égayer le tout.
Selon Noir Boy Georges l'avenir à Metz c'est devenir un clochard drogué survivant sous les ponts de la ville et buvant de la 8.6.
C'est fout l'optimisme qui se dégage de cette chanson, personnellement ça m'a donné une folle envie d'aller passer mes prochaines vacances à Metz, si en plus il pouvait faire moche et froid ce serait le pied !


vendredi 8 décembre 2017

Filastine - Juniper (remix of Y la Bamba) (2012)

Une ritournelle semblant surgir du passé qui serait passée à la moulinette d'un filtre moderne, la broyant, la concassant, la relisant.
Mais préservant sa substantifique moelle, son esprit originel.
L'essence même de l’œuvre de Filastine, cette juxtaposition de quelque chose de simple et d'ancien vu au travers du prisme destructeur/créateur de la modernité débridée.
L'émotion préservée dans la frénésie ...


mercredi 6 décembre 2017

African Head Charge - Beri version (1982/2016)

Quelque part entre divagations dub, errements de funk mutant  et tentatives contenues de jazz à la cool, le compagnon des fins de soirées d'abus, du trop de tout.
Le moment où se laisser aller devient une nécessité impérieuse ...


mardi 5 décembre 2017

Super Parquet - Le libertin/M'en revenant des noces (2015)

Alors qu'on les imaginerait en concurrents féroces de Premibel, Leroy Merlin, Lapeyre et autres magasins spécialisés dans la vente de revêtements de sol en lames de bois, les lascars de Super Parquet font de la musique, une activité beaucoup moins lucrative.
C'est gâcher !
Et ils font quoi comme musique ?
Selon leurs dires: de la bourrée psychédélique ...
Késako, la bourrée psychédélique ?
C'est très simple la bourrée psychédélique c'est un peu Giscard jouant de l'accordéon dans sa maison de retraite, comme au bon vieux temps, mais complètement défoncé au LSD, au Cantal entre-deux et à la potée auvergnate.
En un mot perché et très haut
Sur le papier ça semble très étrange je l'admets.
Concrètement l'alliance improbable c'est d'un drone à la roue à vielle électrique, d'une sorte de cornemuse hypnotique, d'un banjo monomaniaque, de putains d'effets électronique et d'un bon gros beat qui tabasse, le tout accompagné par des ritournelles traditionnelles chantées.
Ça envoie du lourd, ça part loin, une bonne dose d'énergie en perspective, de la transe musicale musicale ...

PS: M'en revenant des noce est une version de l'enfantin à la claire fontaine en version brindezingue ...



Soul Square - Live & uncut (2010)

Hip-hop luxuriant, gorgé de soul, de jazz, de scratch, samplant quelques classiques.
Instrumental sautillant et joyeux en à peine moins de 4 minutes, du pur bonheur sur platine.
Donc, "just listen to this" !


dimanche 3 décembre 2017

Lou Reed - Walk on the wild side (1972)

C'est l'heure de la pop jazzy de Lou Reed; de prime abord c'est doucereux, chaleureux, moelleux, capiteux.
On s'endormirait presque dans ce confort feutré propice à une sieste post-prandiale conséquence d'un repas familial dominical trop copieux, trop arrosé.
Mais quelque chose vient titiller le cerveau ensuqué, ralenti par les excès.
Derrière des dehors bonhommes tonton Lou est quand même en train de parler de travesti, de fellation, de prostitution et de drogue, sa pop jazzy est farcie au vice, à la luxure et à la débauche.
Alors prêt pour un tour vers la wild side ?
Peut-être que la sieste va virer orgie crapuleuse ...


vendredi 1 décembre 2017

Miles Davis - Ascenseur pour l'échafaud (1958)

Paris, la nuit, le calme apparent, la brume qui s'épand, le mystère qui se répand, la bruine qui s'infiltre, le froid qui transit.
Un voiture circule, semblant glisser, flotter même, lentement, errant sans but si ce n'est rouler pour atteindre l'aube.
Comme ça, c'est tout ...


mercredi 29 novembre 2017

Sádon & Treha Sektori - Shadow (2017)

L'ombre ...
Entre refuge et menace, toujours un peu mystérieuse, souvent profonde, parfois légère.
Ici elle est fluide, subreptice et chargée d'une paradoxalement inquiétante sérénité ...


mardi 28 novembre 2017

Mohamed Lamouri - A (Tgoul maaraft) (?/2016)

Le métro parisien, souvent un moment inoubliable, pour sa promiscuité (c'est le premier endroit au monde où j'ai vu qu'on pouvait tenir à plus de 10 sur 1m2), pour ses senteurs aussi raffinées qu'un pet de putois, pour sa convivialité (forcement quand on est aussi proche ça crée du lien), en un mot et pour reprendre ceux opportuns de NKM: "des moments de grâce" (peut-être a-t-elle voulu dire de graisse ?).
Mais l'un des  charmes pas véritablement discrets, du métro ce sont ses musiciens. Généralement un musicien du métro c'est un ancien tortionnaire qui s'est recyclé, ou un sadique qui n'a pas honte, c'est des gens qui font regretter de ne pas pouvoir écouter du Michel Sardou ou du Justin Bieber, c'est dire ...
Et puis il y a des exceptions (il faut bien confirmer la règle) comme Mohamed Lamouri, qui le synthé déglingué, la boite à rythme et la voix bancale réussissent, sans qu'on n'en comprenne le sens réel de ses paroles, à nous enjôler, à nous emmener dans leur univers, sensible, triste, d'un coup la tristesse d'une rupture, solitude, la misère et les affres du monde sont palpables et présents.
On a mal avec lui, on pleure, on compatit ...
Des moments de grâce, finalement ce n'était pas si faux ...


dimanche 26 novembre 2017

Coil - Another brown world/Baby food (1993/2017)

Un nouveau vieux Coil qui ressort chez les têtes chercheuses de Sub Rosa voilà de quoi égayer un week-end finissant.
Comme toujours avec Coil c'est une exploration de l'incertain inconscient, c'est une oscillation entre d'un coté la quiétude et le confort et d'un autre coté le danger et la découverte.
Mystique, mystérieux, chaud, primal, animal, imprévisible et hypnotique.
Une chasse au trésor ...


samedi 25 novembre 2017

Luminis - Spectral arc (1996)

La musique lancinante d'une procession ancienne qui aurait survécu aux affres du temps qui passe et qui, extraordinairement douée, aurait su s'y adapter et muter.
Agrégeant différentes époques, différents styles.
On y retrouve des percussions qui paraissent orientales, quelque chose qui ressemble à des cordes médiévales frottées, un relent de vibraphone volé au jazz planant et de vagues effluves d'électronique downtempo.
Autant dire que cet assemblage hétéroclite est de prime abord peu ragoutant.
Néanmoins une alchimie se crée et le voyageur/auditeur chemine lentement sur les sentiers musicaux étrangement accompagné ...


vendredi 24 novembre 2017

Octo Octa - On your lips (2017)

Débuter le week end en trans, mais sans précipitation.
En prenant son temps, en appréciant les courbes et les circonvolutions de cette deep house lentement sexy ...



jeudi 23 novembre 2017

Hailu Mergia - Sewnetuwa (1985/2013)

Le temps d'une rêverie, un inattendu voyage entre éthio-jazz et expérimentation électronique tout en douceur, le frère caché improbable des bricoleurs de Scratch-Pet-Land.
Un accompagnement idéal vers les bras de Morphée ...


mercredi 22 novembre 2017

Burial - Pre dawn (2017)

Dans la série c'est qui que rev'là je demande Burial, à peine plus de 2 mois après avoir sorti un nouvel Ep, Burial récidive.
Un peu dans la même veine d'ailleurs, à savoir tendance dancefloor mais version Burial, c'est à dire nimbé d'une aura floue, donc une forte réminiscence techno rave 90's, brute de décoffrage et un peu basique, des parasites, des grésillements et de la réverbération en accompagnement.
Et un final un peu spleenien, on ne se renie pas ...


mardi 21 novembre 2017

François X - Rachael (2017)

Dans un monde dystopique, l'album de François X, Irregular Passion, serait une bande son de Blade runner, que ce soit le premier ou celui 2049.
Avec en point d'orgue ce Raquael hommage au personnage éponyme du film.
Retro futuriste, distant, froid mais aussi sensuel et intriguant comme Raquael.


mercredi 15 novembre 2017

Radius - Etherscape (1994-1999/2017)

Une errance onirique dans les paysages éthérés de Radius, cotonneux, embrumés, troubles, sourds, désertiques et faussement monotones et tristes.

Un bonheur de s'y perdre ...


lundi 13 novembre 2017

Dictaphone - 105.4 (2017)

L’élégance feutrée et discrète de Dictaphone est de retour et c'est aussi inespéré que jubilatoire.
Cinq ans de patience, d'impatience plutôt, depuis le trop rare et scandaleusement édition limitée, mais somptueux "Poems from a rooftop", c'est long !
Toujours ce mariage subtil entre douceur jazz, expérimentation classique et rythmique doucement électronique.
Tout en retenue, en délicatesse, en raffinement, nimbant d'une aura sépia ce qui l'entoure, à la fois nostalgique, rêveur et sensuel, ce premier extrait ne permet que de languir dans l'attente de l'album entier.
Bientôt ...


dimanche 12 novembre 2017

Godflesh - Be God (2017)

Rien de tel qu'un petit Godflesh pour aborder la fin de l'automne et le début de l'hiver dans la joie et la bonne humeur !
Nos deux larrons n'ont pas leur pareil pour égayer les longues soirées monotones et froides de cette période.
Écouter un nouveau Godflesh c'est un peu comme si au lieu de emmitoufler dans une couverture moelleuse on s'immolait au napalm pour se réchauffer après s'être frictionné au tabasco ...

Que propose Godflesh avec sa nouvelle livraison ?
Un peu d'omnipotence: devenir dieu, comme ça en toute simplicité.
Autant se l'avouer tout de suite la déité selon c'est pas la joie; ambiance malsaine et lourde, tout est vermoulu, rouillé, souillé, dégradé, rabaissé, mangé par la vermine, ruisselant de merde; le dieu de ce lieu ne croit plus en lui-même.
Il est mal barré ...


mercredi 8 novembre 2017

Prurient - Through the window (2013)

Il se passe des choses dehors, souvent.
On les observe, on les épie, parfois, par la fenêtre.
Est-il nécessaire de les raconter ensuite ?
Ne vaut-il pas mieux les garder pour soi, comme des histoires secrètes et futiles, quelque peut étranges parfois, incongrues aussi exceptionnellement.
Des tranches de vie vues au travers d'une lucarne, du voyeurisme également ...


Current 93 - Maldoror est mort (1983)

Sur les traces de Lautréamont ...
Un requiem d'un type nouveau où la vénération du laid, de l'infâme et du malfaisant sont une célébration d'un défunt disparu ...


lundi 6 novembre 2017

Baxter Dury - Miami (2017)

Oh putain, il est bien perché le fiston Dury !
Un gars qui se prend pour:
  • une salamandre, 
  • un homme saucisse, 
  • un tycoon de la navigation plein de promesses et de sperme, 
  • Morgan Freeman,
  • la ville de Miami
Et qui envoie tout le monde chier !
Le tout déclamé avec morgue, calme et classe. Un poil cintré non ?
En contrepoint à cette voix posée, une douce voix féminine, envoutante, vaporeuse , irréelle presque.
Comme écrin de ces deux voix une musique élastique et funky, à la basse pneumatique et aux claviers enjôleur.
Une sorte de féérie improbable ...


dimanche 5 novembre 2017

Chaos Echœs - Interzone VII: Unfathomable (Drifting on Land and Water) (2017)

Un petit tour dans l'interzone de Chaos Echœs, le septième pour être précis et le plus long également.
Ils tentent l'impossible cette fois-ci: aller au fond de l'insondable.
Donc une plongée profonde, lente, faussement sereine, difficile, où la pression se fait de plus en plus ressentir au fur et à mesure que l'on descend.
Les ténèbres emplissent tout, la lumière se meurt, l'angoisse se répand, les crissements et crépitements se multiplie, l'impalpable rôde et puis le but est atteint.
Le cœur de l'insondable, le milieu du néant, un magma primal informe ...


samedi 4 novembre 2017

Gilbert Deflez/Jacky Chalard - La collecte de coeurs (1974/2010)

Des meurtres mystérieux et abominables.
Les victimes retrouvées mortes le cœur  arraché avec soin.
Pourquoi, qui, comment ?
Autant de questions sans réponses ...
La peur se répand, il faut réagir, prendre des mesures, rapides et efficaces, certes !
Mais la vérité est plus sordide et affreuse, tapie au sein même des hautes instances policières.
Un homme plénipotentiaire à qui l'on reproche de ne pas avoir de cœur  s'en procure, avec avidité, aidé par ses sombres sbires ...
L'horreur n'est pas prête de cesser, maintenant vous aussi vous savez, vous êtes donc en danger.
Bonne chance ...


vendredi 3 novembre 2017

Torben Unit Band - Free (Get yourself together) (2017)

Bienvenue dans un monde où l'ombre tutélaire du In A Silent Way de Miles Davis plane.
Barré, bigarré et nimbé d'une aura mystérieuse et envoutante.


jeudi 2 novembre 2017

Everydayz - Crêpes crapuleuses (2014)

Qu'est-ce donc qu'une crêpe crapuleuse ?
Il y avait dans la famille crapuleux/crapuleuse le crime, la sieste, soit les versants sordides et débauchés; il faut compter maintenant sur la crêpe.
Donc il va falloir imaginer une crêpe qui se complait dans la débauche vulgaire et pullule dans la malhonnêteté vile, ça va être difficile.
Personnellement j'ai du mal à visualiser une crêpe qui excelle dans le porno graveleux et baigne dans le foutre ou une crêpe génie du crime, du meurtre et de l'arnaque détroussant la veuve et l'orphelin ou dépassant Fantomas, Émile Louis  ou Bernard Madoff, ceci même avec une imagination débordante.
Je vois plutôt la crêpe crapuleuse vautrée dans du sucre et du beurre fondu se pavanant avec de la chantilly, buvant du cidre jusqu'à plus soif et riant par avance du cholestérol et du diabète qu'elle va me refiler ...


mercredi 1 novembre 2017

samedi 28 octobre 2017

Father Murphy/Jarboe - Truth or consequences (2017)

Une sorte de musique solennelle des temps modernes, avec un fond bruitiste au commencement, puis rapidement la cérémonie débute, profonde et calme.
Cependant un doute subsiste quant à son but.
Il y a indéniablement du recueillement, du sacré, de la ferveur.
Mais que vénèrent-ils, à qui s'adresse ces suppliques ?
Faut-il le savoir ...


AB2088 - TX0 (2017)

De l'électro qui tente de faire croire que c'est du dubstep ...
Et qui y arrive.
Minimal mais magnétique !


jeudi 26 octobre 2017

Chaton - Poésies (2017)

Généralement le chaton est plus enclin à pisser sur les canapés, à faire ses griffes sur les fringues des humains qu'il tolère dans son entourage et à se lécher les couilles, du fait de son insolente souplesse, qu'à écrire et composer des chansons.Celui-ci est encore plus étrange, il tente un crossover (réussi) entre R'&'B soft, dub doux et pop ouatée pour le fond musical; il écrit de la poésie avec sensiblerie et maitrise l'autotune voilant avec grâce sa voix fluette, au point de réconcilier l'auditeur avec cet effet trop souvent utilisé pour cacher la médiocrité baveuse de ses utilisateurs ...


mercredi 25 octobre 2017

El P - Accidents don't happen (2002)

"If you want a vision of the future...imagine a boot stamping on a human face." 
 Juste un peu de patience, ça arrive ...

mardi 24 octobre 2017

Pierre Bastien & Eddie Ladoire - Phantom dance #0 (2017)

C'est pas facile la vie de fantôme, avant tout il faut faire le zouave recouvert d'un drap à la blancheur douteuse, également dans des lieux lugubres, froids et inamicaux; mais aussi, et l'on oublie un peu trop souvent ce détail, travailler en horaires décalés, de nuit, sans week end ... En plus c'est mal payé, mal considéré comme métier et la retraite est une vague utopie. Le seul avantage c'est la sécurité de l'emploi.
C'est un poil limité ! Enfin il y a aussi la joie de faire peur aux imbéciles, ça n'a pas de prix ...
Alors ce n'est pas trop demander que de pouvoir faire la fête une fois dans l'année, une orgie démoniaque.
Durant laquelle tous les fantômes se réuniraient lors d'une gigantesque danse.
La danse fantôme comme on la nommerait !
Hypnotique, envoutante, lugubre, habitée et étrangement charnelle ...


lundi 23 octobre 2017

VC-118A - Sepia (2015)

Aucun doute n'est plus permis, il est de retour, gris, froid et humide: l'automne.
Rien ne sert de lutter, le combat est inégal et perdu d'avance.
Quitte à subir les affres des temps sombres et gelés autant que cela se passe en douceur.
En l’occurrence de l'électro sépia, c'est à dire un peu surannée, légèrement passée et de couleur presque chaude, toute en variations de bruns.
Comme un baume pour l'oreille, réconfortant, familier mais un peu vain ...


vendredi 20 octobre 2017

Bicep - Glue (2017)

Après avoir exalté l'été avec son Aura, une montée jubilatoire et exutoire, Bicep remet la colle avec son Glue.
Un peu de breakbeat/jungle pour mettre doucement en jambe, quelques vocalises joyeusement tristes pour réchauffer l'automne, des nappes douces pour apaiser les âmes et laisser couler.

Retour en force en sensibilité sans sensiblerie de Bicep !


mercredi 18 octobre 2017

Vendredi Sur Mer - La femme à la peau bleue (2016)

Une fragrance entêtante des années 80 en demi ton pour fin de soirée fatiguée, un relent de femme aux cheveux oranges, un chanté parlé désinvolte assez sexy au final.Une rencontre éphémère, intense, sensuelle, lascive, ambiguë (enfin non, explicite en fait) et finalement un glissement sexuel le tout sous l'égide de Klein.
Visuellement c'est un plongeon dans un Giallo fantastique mâtiné de film érotique ...

Un charme trouble !


Dj Spooky That Subliminal Kid Vs. The Freight Elevator Quartet - Bring Me Mental Health (1999)

Recouvrer sa sanité mentale.
Vaste programme, toutefois pas certain que Dj Spooky soit le meilleur vecteur pour y parvenir ...
Accordons lui le bénéfice du doute !


lundi 16 octobre 2017

Stärker - Windswept (2016)

Et puis d'un coup sans que l'on ne sût pourquoi il y eut cet effondrement généralisé, ce collapsus total.
Ce fût bref, intense, irrémédiable et étrangement indolore ...
Le silence se fit, le noir se répandit, le néant advint, enfin !


dimanche 15 octobre 2017

Subliminal - Substance (2017)

Un voyage dans les glaciers arctiques lents et majestueux.
Le froid sec tenace, le soleil irradiant ses rayons en vain.
Les craquements de la glace, le bruit du vent et le clapotis incessant du reflux marin, seuls troubles possibles à la quiétude du lieu, sont remplacés par des nappes sonores synthétiques, des rythmes acérés et des vrombissements sourds.
Et c'est beau tout simplement !


Sonic Youth - Bull in the heather (1994)

Qu'il est agréable, parfois d'écouter une bluette sur l'amour éternel et incoercible.
Enfin presque ...

La distanciation et l'ironie comme souvent chez Sonic Youth ...


samedi 14 octobre 2017

Hifiklub - Ricolta (2017)

Alors en fait Hifiklub c'est des gens qui font de la musique et pas un club de gens qui vendent du matériel audio de haute qualité à des gens riches et un peu crédules.
De temps en temps ils vont en vacances en Corse à Pigna, qui est un joli village de Balagne où vit Toni Casalonga. Les gens de Hifiklub y font de la musique parce que c'est ce qu'ils aiment faire et qu'ils le font assez bien même si c'est pendant leurs vacances et en plus comme les choses sont bien faites il y a un auditorium avec une belle sonorité à Pigna, idéal pour enregistrer de la musique de qualité. Comme ils sont joueurs, ils invitent des autochtones mais pas uniquement et ça se passe bien.
Parmi les autochtones il y a Jérome Casalonga qui est le fils de Toni et qui chante avec une belle voix, chaude, profonde et Corse. Il y a aussi Jean-Marc Montera qui joue de la guitare avec élégance ainsi qu'André Jaume qui souffle avec délicatesse dans des instruments à vents sans pourtant être Corse. Il y a d'autres personnes qui ont l'air d'être bien.
Ricolta est le morceau que je préfère de leur album, il est lancinant, enivrant, un peu mystérieux sur les bords.
J'ai vraisemblablement trouvé mon album de l'automne et je me languis de le recevoir prestement.
Cet album est intitulé Infernu, enfer pour les non corsophones et les mal-comprenants; si c'est ça l'enfer, ce n'est pas si mal ...


mercredi 11 octobre 2017

The Cure - 10:15 saturday night (1979)

Monotonie, ennui, affliction, attente et relent de révolte.
Est-ce bien utile ?
Pas certain !
Vain ?
Peut-être !
Mais ce n'est pas très important ...


lundi 9 octobre 2017

Pierre Henry - Maléfices Générique (Thème de Myriam) (1962/2013)

Alors c'est Pierre Henry qui un jour compose la musique d'un film "d'horreur".
Autant tuer tout de suite le suspense: ça ne fout pas trop les chocottes !
C'est plutôt calme, introspectif et minimaliste et court.
Une sorte de rêverie ventue où une voix féminine susurre une mélodie, reprise (doucement) par des cordes; à la fin il y a une tentative de faire peur avec des cuivres et un piano dissonant, c'est un peu raté ...


dimanche 8 octobre 2017

Elisabeth Dixon - Limit experience (2017)

Elisabeth Dixon a des dons de prescience, ce n'est pas possible autrement.
Sinon comment aurait-elle su que mon dimanche allait être gris, maussade, brumeux, frisquet et un peu monotone, automnal en un mot ?
Et surtout comment aurait-elle su que sa musique allait parfaitement coller à ce dimanche ?
Monotone, grise ...
Une telle adéquation ne peut être le fruit du hasard, elle a un don c'est certain !

Et c'est un peu inquiétant aussi ...


vendredi 6 octobre 2017

Svarte Greiner - The boat was my friend (2006/2017)

Il est des amitiés étranges, d'aucuns se lient d'amitié avec des gens, d'autres avec un bateau.
Étrange de prime abord, mais pourquoi pas, après pour la conversation, la rigolade, boire un coup ou épancher un chagrin d'amour, un bateau n'est peut-être pas l'ami idéal ...
Quoique celui-ci soit assez porté sur l'introspection et encore plus sur la contemplation soupirante, feutrée, nostalgique et lente du temps qui s'écoule.


mercredi 4 octobre 2017

Dj Different - Manhattan drive (2017)

Un vent de deep house à l'ancienne, chaleureuse, entrainante, sensuelle nimbée de vocaux soulful.
Simple et sophistiqué en même temps.
Un seul bémol toutefois, il manque une envolée, un exutoire, une explosion permettant de relâcher la tension.


lundi 2 octobre 2017

Dj Krush - Only the strong survive (feat Cl Smooth) (1995)

Une expérience zen, avec une flute qu'on ne retrouve guère qu'en bande son d'un spa pseudo asiatique et qui fait regretter les pubs Obao, qui tournerait mal et verrait d'un coup toute la sérénité s'évaporer, plombée par un relent de hip-hop New Yorkais.
Plus d'ambiance méditative et place à la lutte pour la survie, le retour  de la vie du quartier ...


dimanche 1 octobre 2017

Trepanenringritualen - V∴V∴V (2017)

C'est l'automne, les journées raccourcissent, l'humidité et le froid s'installent, parfois le matin le brouillard est de retour.
Les psychopathes et autres serial killers eux sont en pleine forme, revigorés par les conditions climatiques, ils ressortent, revivent; ceux qu'ils rencontrent moins ...
Avec Kainskult ils ont trouvé leur bande son idéale.
C'est oppressant, malsain, poisseux, lent et insidieux.


mercredi 27 septembre 2017

Pole - Tanzen (1998)

Attention les loulous, ça va guincher dur !
Le démon de la danse est de retour et il prend la forme de Pole pour nous pervertir ...
Enfin peut-être, éventuellement, car c'est pas encore totalement gagné cette affaire de démon de la danse.
Ou alors il faut s'entendre avec Pole sur la définition de "danse", parce que là il y a maldonne.
Rythmiquement c'est pas tendu du slip, c'est plutôt tendu du spliff, enfin tendu façon de parler l'ambiance est cotonneuse, grésillante et chargée d'échos et d'infrabasses lointaines.
Donc question danse l'apogée de cette fièvre du samedi soir sera un dodelinement de la tête voire en cas de frénésie un doigt qui bouge nonchalamment.
C'est ce qui fait le charme irrépressible de la musique de Pole, cette économie de moyens, cette frugalité du son, cette retenue dans la démonstration.
Et au final c'est envoutant ...