dimanche 31 décembre 2017

Aphex Twin - Jynweythek (2001)

Alors que vient l'heure de dormir, Aphex Twin arrive, subrepticement.
Il s'insinue avec une berceuse jouée au piano, tout simplement.
Enfin tout simplement, juste avec un piano cet homme est dangereux, il le traficote, ajoute des lames de rasoir aux marteaux, triture les cordes, rajoute une pédale d'effets, désaccorde ou plutôt réaccorde le piano à son goût ...
Bref ce qui s'annonçait être une berceuse reste certes fondamentalement une berceuse, mais un peu déglinguée, légèrement faussée, avec ce soupçon indicible d'étrangeté ...
Parfait pour une nuit paisible de cauchemars ...


samedi 30 décembre 2017

Iggy Pop - Miss Argentina (1999)

Alors que je voulais écouter tout simplement une chanson pop récente sur you tube, naïvement dans le champs de recherche je tapais "pop 2017".
Quelle déconvenue !
Ce fut un succession de top pop 2017 avec dedans, comment dire sans être trop cru, un résidu de transit intestinal trop rapide et trop volumineux et cherchant à s'évacuer intempestivement; dois-je faire un dessin ...
Je ne prendrai que la première playlist. Pour commencer Luis Fonsi et sa nouvelle torture auditive (je pensais qu'après Despacito il avait été jeté dans une prison mexicaine et que des prisonniers condamnés à de longues peines avaient enfin trouvé une utilité à sa bouche et fait en sorte qu'il ne chante plus), ensuite le rondelet Ed Sheraan accompagné une fois de plus par de la guimauve, ensuite un truc insipide vaguement latino, à ce moment là j'ai vomi une première fois. Par précaution ayant encore l'estomac retourné j'ai zappé quelques chansons qui avaient l'air frelatées, j'ai repris avec Marshmello, n'en attendant rien mais me disant que le sucre ça passerait, au pire je ferai un peu de diabète auditif. Erreur grossière, mais moins que ce que j'entendais.
Suivante, non en fait la présence de Sean Paul me met en alerte, nouveau saut Sam Smith, anonyme inconnu pour moi, début limite blues, je souffle et reprends des couleurs, lui se met à chanter et la c'est le drame, l'internationale des chanteurs saoulants interchangeables à encore frappée: un nouveau clone !
Next, enfin next, j'en ai zappé une bonne vingtaine par précaution.
Arrêt sur un truc où Coldplay apparait, ce n'est pas que j'aime ça, mais au moins j'aurais l'impression d'être dans un ascenseur et parfois un ascenseur ce n'est pas si mal.
Hélas ça tourne mal, ils se sont acoquinés avec un remixeur de mes couilles; du coup non seulement ça a la saveur du topinambour bouilli mais malheureusement celui-ci est parfumé à la merde.
A bout de souffle, barbouillé, nauséeux et fébrile je renonce après avoir vu à quoi j'allais être exposé: Guetta, Pink, Harris, Cyrus et consorts, c'en est trop pour moi ...
Désespéré je fonce chercher une hache pour fracasser mon ordinateur, pensant sérieusement qu'il a été envouté par un esprit malin et pervers. Puis je me reprends et j'ai une illumination: Pop !
Mais bien sur Iggy Pop, il me fallait du baume au cœur, la chaleur, la langueur, la lenteur, la simplicité de Miss Argentina coulèrent de source.
Me voici les oreilles rassérénées ...


vendredi 29 décembre 2017

Unit Moebius - Pantha rhei (1992/2017)

17 minutes de chute.
Abyssale, lentement vertigineuse, redondante et mouvante à la fois.
Faut-il qu'elle cesse ?
Ou bien faut-il se laisser absorber par ce vortex vorace ...


Pip Williams - Outer limits (2017)

Pip Williams est d'une grande utilité, grâce à lui nous savons maintenant où se situent les limites extérieures, c'est beaucoup plus pratique comme cela.
Alors les limites extérieures sont là, bien définies, perceptibles par tous.
C'est mieux quand c'est précis ...


mercredi 27 décembre 2017

Swans - She lives (1994)

Éloge de la folie vue comme possible une rédemption, une échappatoire au monde réel.
A moins que cela ne soit qu'une vaste tromperie diabolique, un vol d'âme déguisé ...


Cio D'Or - Zepto (2015)

Pénétrons dans le monde de l'infiniment petit.
Cio D'Or sera notre guide.
Alors qu'un monde confiné, restreint s'annonçait plutôt, c'est un univers ample et vaste qui s'offre à nous.
Méditatif, en variations ténues, son étendue est à découvrir lentement, car l'absence de vitesse ou la lenteur semble être ici la norme.
Cet univers ne se révèle qu'à ceux qui savent prendre le temps de le parcourir, d'en découvrir les secrets cachés, les recoins perdus, les chausse-trappes dissimulées.
Il faut s'y abandonner, s'y perdre pour en saisir toute sa grandeur minuscule ...


mardi 26 décembre 2017

Under Black Helmet - Impulsive behavior (2017)

La face sombre et martiale de la techno, celle qui fait oublier tout espoir de rédemption, celle qui se révèle au bout de la nuit, celle qui fait oublier les corps harassés.
Mais cette extase n'est pas sans péril, il faut en payer le prix et laisser une partie de son âme en contrepartie ...


lundi 25 décembre 2017

BB Boogie - Tell him (2000)

Un peu de funk déluré mâtiné de broken beat quoi de mieux en ce jour ?
Rien !
C'est luxuriant, dégingandé, explosif, frais, parfait pour éponger les excès de la veille.
Un véritable cocktail détoxifiant ...


samedi 23 décembre 2017

Flavien Berger & Gaspar Claus & Casper Clausen - The Machine (Contremachine Remix ) (2017)

Un peu de douceur et de chaleur au coin du feu alors que dehors il fait froid et il neige.
Entre downtempo doucement house et broken beat qui ne se prend pas au sérieux et une voix évoquant un succédané de The Jungle.
Alors on regarde le feu crépiter, les buches se consumer et la braise rougeoyer ...


vendredi 22 décembre 2017

Boy Harsher - Motion (2017)

Encore Boy Harsher !
D'un autre coté c'est de leur faute, ils ont encore sorti le track imparable.
Toujours une errance nocturne en duo.
Cette voix sensuelle, désabusée, nonchalante, séduisante, joueuse, mutine.
Musicalement c'est un assemblage hétéroclite, une base de Chris & Cosey pour le sombre, sensuel et vénéneux, un rythme EBM ralenti pour le brutal et  le rigorisme, enfin surnagent parfois une basse désinvolte semblant sortie d'un morceau d'italo-disco et quelques glapissements/soupirs rauques et masculins.
Au final, ça sent le stupre à plein nez et c'est addictif, un hit en puissance dans un monde parallèle ...


jeudi 21 décembre 2017

Dj Cam - Sang-lien (feat Ben) (1995)

Ambiance nocturne feutrée, poésie enfumée, relent de jazz, femme fatale
Le noir domine, s'insinue partout, recouvre tout, étend son emprise.
Des créatures nocturnes affamées se réveillent et se mettent en quête de ce qui leur semble indispensable.
Chaud, visqueux, carmin, sanguin en un mot.
Ce rouge foncé, touche de couleur contrastée dans ce noir omniprésent, les fascine au delà du raisonnable.
Fétichisme ou nécessité vitale ?


mercredi 20 décembre 2017

Z'ev - Untitled (2017)

Surement un des derniers morceaux composé par le percussionniste et artiste expérimental Z'ev très récemment disparu.
Une divagation sur fond de pluie.
Tiré de la compilation au titre, en quelque sorte, prémonitoire: "Waves of redemption".
Les vagues de la rédemption, sorte d'épitaphe pour ce mystique ...


mardi 19 décembre 2017

Boy Harsher - Pain (2014)

Bienvenue dans le monde sombre, sexuel, sensuel de Boy Harsher.
La musique est trouble, se complait dans le malaise.
Et puis il y a la voix de la chanteuse.
Une voix magnétique, chaude et pourtant impersonnelle, habitée, hantée presque.
Une voix qui pourrait raconter toutes les horreurs imaginables et que l'on trouverait toujours attractive et captivante.
Une voix qui chante l'amour, la rencontre, l'inconnu, la noirceur, la routine, la perte, l'abandon, la douleur.
La douleur qui brise la routine et semble faire sentir à la chanteuse qu'elle vit encore ou bien qu'elle est totalement masochiste ...


lundi 18 décembre 2017

Gérard Manset, Mark Lanegan - Cover Me With Flowers Of Mauve (Elégie Funèbre) (2014)

L'alliance de deux voix contrastées et complémentaires, celle éraillée, grave et cassée de Mark Lanegan et celle plus claire, vibrante légèrement chevrotante de Gérard Manset pour un chant poétique funèbre mi-blues mi-requiem.
Profond, solennel sans jamais sombrer dans le pathos.
Magnifique et définitif en deux mots ...


dimanche 17 décembre 2017

4E - Warm leatherette (1998)

Bienvenue dans le monde feutré, limite claustrophobe de 4E.
Un dub décharné, paradoxalement froid, impersonnel, rigide et pourtant en évolution perpétuelle, qui cependant se révèle envoutant dès lors que l'on se laisse emporter dans le labyrinthe de ses circonvolutions.
Le temps se distend, les perceptions se troublent, l'auditeur se perd avec délice et se complait dans cette débauche sonore.


samedi 16 décembre 2017

Exhausted Modern - Attain ataraxia (2017)

Il est grand temps de lancer la rubrique techno et philo.
La question du jour est: comment atteindre l'ataraxie, soit l'absence de trouble ou le calme de l'esprit ?
Vaste question à laquelle des générations de philosophes ont tenté de répondre, en vain.
Et pourtant la réponse était là, simple à base de boite à rythme, de synthé et de séquenceur.
Un peu froide et distanciée mais cependant apaisante ...


vendredi 15 décembre 2017

I:Cube - Le dub (1999)

Une certaine idée de la décontraction ne manque que du champagne, ah non en fait, tout va bien ...


jeudi 14 décembre 2017

Dj Spooky That Subliminal Kid - The Terran Invasion Of Alpha Cantauri Year 2794 (1996)

Alors pour faire simple c'est Erik Satie qui s'est perdu dans une jungle illbient touffue pleine de dub et de samples de breakbeat; il tente quelques préludes aux Gymnopédies pour se sortir de ce mauvais pas.
Ses contorsions sont relativement vaines mais plaisantes à regarder, puis d'un coup un avion passe par là, par hasard.
Erik se croit sauvé, puis il déchante, l'avion s'en va, suivant imperturbablement sa route, insensible à la détresse du musicien.
Cela ne fait pas rire notre pianiste minimaliste, qui du coup plutôt que se gausser décide de se gnoser.
La gnose sera son salut, car se connaissant mieux, il sauve son âme qui solidaire de son corps le sauve aussi.
Tout est bien qui fini bien ...


lundi 11 décembre 2017

Frédéric Galliano - Plis infinis No.3 (1997)

Une respiration de l'esprit, le moment salutaire pour mettre le cerveau sur pause; entre méditation zen électronique et free jazz ambiant.
Finalement, des plis infinis à peine plus longs qu'une vague hésitation ...


dimanche 10 décembre 2017

Noir Boy Georges - Messin plutôt que français (2014)

Dans la série des explorations joyeuses des villes de province de l'Est de la France, il y avait eu Saint-Dizier la rieuse et Sedan la joviale.
Metz être semble aussi une destination de premier choix question ambiance festive.
Les godelureaux de Scorpion Violente en sont originaires tout comme les accueillants Plastobéton, voilà qui pose un peu le cadre et qui provoque l'envie ...
Alors que propose Noir Boy Georges ?
Du bonheur, bien entendu !
Au programme: une boite à rythme détraquée, un synthé maison qui sonne comme un klaxon mal accordé et un gars qui déverse son optimisme, parfois il y a un solo qui vient égayer le tout.
Selon Noir Boy Georges l'avenir à Metz c'est devenir un clochard drogué survivant sous les ponts de la ville et buvant de la 8.6.
C'est fout l'optimisme qui se dégage de cette chanson, personnellement ça m'a donné une folle envie d'aller passer mes prochaines vacances à Metz, si en plus il pouvait faire moche et froid ce serait le pied !


vendredi 8 décembre 2017

Filastine - Juniper (remix of Y la Bamba) (2012)

Une ritournelle semblant surgir du passé qui serait passée à la moulinette d'un filtre moderne, la broyant, la concassant, la relisant.
Mais préservant sa substantifique moelle, son esprit originel.
L'essence même de l’œuvre de Filastine, cette juxtaposition de quelque chose de simple et d'ancien vu au travers du prisme destructeur/créateur de la modernité débridée.
L'émotion préservée dans la frénésie ...


mercredi 6 décembre 2017

African Head Charge - Beri version (1982/2016)

Quelque part entre divagations dub, errements de funk mutant  et tentatives contenues de jazz à la cool, le compagnon des fins de soirées d'abus, du trop de tout.
Le moment où se laisser aller devient une nécessité impérieuse ...


mardi 5 décembre 2017

Super Parquet - Le libertin/M'en revenant des noces (2015)

Alors qu'on les imaginerait en concurrents féroces de Premibel, Leroy Merlin, Lapeyre et autres magasins spécialisés dans la vente de revêtements de sol en lames de bois, les lascars de Super Parquet font de la musique, une activité beaucoup moins lucrative.
C'est gâcher !
Et ils font quoi comme musique ?
Selon leurs dires: de la bourrée psychédélique ...
Késako, la bourrée psychédélique ?
C'est très simple la bourrée psychédélique c'est un peu Giscard jouant de l'accordéon dans sa maison de retraite, comme au bon vieux temps, mais complètement défoncé au LSD, au Cantal entre-deux et à la potée auvergnate.
En un mot perché et très haut
Sur le papier ça semble très étrange je l'admets.
Concrètement l'alliance improbable c'est d'un drone à la roue à vielle électrique, d'une sorte de cornemuse hypnotique, d'un banjo monomaniaque, de putains d'effets électronique et d'un bon gros beat qui tabasse, le tout accompagné par des ritournelles traditionnelles chantées.
Ça envoie du lourd, ça part loin, une bonne dose d'énergie en perspective, de la transe musicale musicale ...

PS: M'en revenant des noce est une version de l'enfantin à la claire fontaine en version brindezingue ...



Soul Square - Live & uncut (2010)

Hip-hop luxuriant, gorgé de soul, de jazz, de scratch, samplant quelques classiques.
Instrumental sautillant et joyeux en à peine moins de 4 minutes, du pur bonheur sur platine.
Donc, "just listen to this" !


dimanche 3 décembre 2017

Lou Reed - Walk on the wild side (1972)

C'est l'heure de la pop jazzy de Lou Reed; de prime abord c'est doucereux, chaleureux, moelleux, capiteux.
On s'endormirait presque dans ce confort feutré propice à une sieste post-prandiale conséquence d'un repas familial dominical trop copieux, trop arrosé.
Mais quelque chose vient titiller le cerveau ensuqué, ralenti par les excès.
Derrière des dehors bonhommes tonton Lou est quand même en train de parler de travesti, de fellation, de prostitution et de drogue, sa pop jazzy est farcie au vice, à la luxure et à la débauche.
Alors prêt pour un tour vers la wild side ?
Peut-être que la sieste va virer orgie crapuleuse ...


vendredi 1 décembre 2017

Miles Davis - Ascenseur pour l'échafaud (1958)

Paris, la nuit, le calme apparent, la brume qui s'épand, le mystère qui se répand, la bruine qui s'infiltre, le froid qui transit.
Un voiture circule, semblant glisser, flotter même, lentement, errant sans but si ce n'est rouler pour atteindre l'aube.
Comme ça, c'est tout ...


mercredi 29 novembre 2017

Sádon & Treha Sektori - Shadow (2017)

L'ombre ...
Entre refuge et menace, toujours un peu mystérieuse, souvent profonde, parfois légère.
Ici elle est fluide, subreptice et chargée d'une paradoxalement inquiétante sérénité ...


mardi 28 novembre 2017

Mohamed Lamouri - A (Tgoul maaraft) (?/2016)

Le métro parisien, souvent un moment inoubliable, pour sa promiscuité (c'est le premier endroit au monde où j'ai vu qu'on pouvait tenir à plus de 10 sur 1m2), pour ses senteurs aussi raffinées qu'un pet de putois, pour sa convivialité (forcement quand on est aussi proche ça crée du lien), en un mot et pour reprendre ceux opportuns de NKM: "des moments de grâce" (peut-être a-t-elle voulu dire de graisse ?).
Mais l'un des  charmes pas véritablement discrets, du métro ce sont ses musiciens. Généralement un musicien du métro c'est un ancien tortionnaire qui s'est recyclé, ou un sadique qui n'a pas honte, c'est des gens qui font regretter de ne pas pouvoir écouter du Michel Sardou ou du Justin Bieber, c'est dire ...
Et puis il y a des exceptions (il faut bien confirmer la règle) comme Mohamed Lamouri, qui le synthé déglingué, la boite à rythme et la voix bancale réussissent, sans qu'on n'en comprenne le sens réel de ses paroles, à nous enjôler, à nous emmener dans leur univers, sensible, triste, d'un coup la tristesse d'une rupture, solitude, la misère et les affres du monde sont palpables et présents.
On a mal avec lui, on pleure, on compatit ...
Des moments de grâce, finalement ce n'était pas si faux ...


dimanche 26 novembre 2017

Coil - Another brown world/Baby food (1993/2017)

Un nouveau vieux Coil qui ressort chez les têtes chercheuses de Sub Rosa voilà de quoi égayer un week-end finissant.
Comme toujours avec Coil c'est une exploration de l'incertain inconscient, c'est une oscillation entre d'un coté la quiétude et le confort et d'un autre coté le danger et la découverte.
Mystique, mystérieux, chaud, primal, animal, imprévisible et hypnotique.
Une chasse au trésor ...


samedi 25 novembre 2017

Luminis - Spectral arc (1996)

La musique lancinante d'une procession ancienne qui aurait survécu aux affres du temps qui passe et qui, extraordinairement douée, aurait su s'y adapter et muter.
Agrégeant différentes époques, différents styles.
On y retrouve des percussions qui paraissent orientales, quelque chose qui ressemble à des cordes médiévales frottées, un relent de vibraphone volé au jazz planant et de vagues effluves d'électronique downtempo.
Autant dire que cet assemblage hétéroclite est de prime abord peu ragoutant.
Néanmoins une alchimie se crée et le voyageur/auditeur chemine lentement sur les sentiers musicaux étrangement accompagné ...


vendredi 24 novembre 2017

Octo Octa - On your lips (2017)

Débuter le week end en trans, mais sans précipitation.
En prenant son temps, en appréciant les courbes et les circonvolutions de cette deep house lentement sexy ...



jeudi 23 novembre 2017

Hailu Mergia - Sewnetuwa (1985/2013)

Le temps d'une rêverie, un inattendu voyage entre éthio-jazz et expérimentation électronique tout en douceur, le frère caché improbable des bricoleurs de Scratch-Pet-Land.
Un accompagnement idéal vers les bras de Morphée ...


mercredi 22 novembre 2017

Burial - Pre dawn (2017)

Dans la série c'est qui que rev'là je demande Burial, à peine plus de 2 mois après avoir sorti un nouvel Ep, Burial récidive.
Un peu dans la même veine d'ailleurs, à savoir tendance dancefloor mais version Burial, c'est à dire nimbé d'une aura floue, donc une forte réminiscence techno rave 90's, brute de décoffrage et un peu basique, des parasites, des grésillements et de la réverbération en accompagnement.
Et un final un peu spleenien, on ne se renie pas ...


mardi 21 novembre 2017

François X - Rachael (2017)

Dans un monde dystopique, l'album de François X, Irregular Passion, serait une bande son de Blade runner, que ce soit le premier ou celui 2049.
Avec en point d'orgue ce Raquael hommage au personnage éponyme du film.
Retro futuriste, distant, froid mais aussi sensuel et intriguant comme Raquael.


mercredi 15 novembre 2017

Radius - Etherscape (1994-1999/2017)

Une errance onirique dans les paysages éthérés de Radius, cotonneux, embrumés, troubles, sourds, désertiques et faussement monotones et tristes.

Un bonheur de s'y perdre ...


lundi 13 novembre 2017

Dictaphone - 105.4 (2017)

L’élégance feutrée et discrète de Dictaphone est de retour et c'est aussi inespéré que jubilatoire.
Cinq ans de patience, d'impatience plutôt, depuis le trop rare et scandaleusement édition limitée, mais somptueux "Poems from a rooftop", c'est long !
Toujours ce mariage subtil entre douceur jazz, expérimentation classique et rythmique doucement électronique.
Tout en retenue, en délicatesse, en raffinement, nimbant d'une aura sépia ce qui l'entoure, à la fois nostalgique, rêveur et sensuel, ce premier extrait ne permet que de languir dans l'attente de l'album entier.
Bientôt ...


dimanche 12 novembre 2017

Godflesh - Be God (2017)

Rien de tel qu'un petit Godflesh pour aborder la fin de l'automne et le début de l'hiver dans la joie et la bonne humeur !
Nos deux larrons n'ont pas leur pareil pour égayer les longues soirées monotones et froides de cette période.
Écouter un nouveau Godflesh c'est un peu comme si au lieu de emmitoufler dans une couverture moelleuse on s'immolait au napalm pour se réchauffer après s'être frictionné au tabasco ...

Que propose Godflesh avec sa nouvelle livraison ?
Un peu d'omnipotence: devenir dieu, comme ça en toute simplicité.
Autant se l'avouer tout de suite la déité selon c'est pas la joie; ambiance malsaine et lourde, tout est vermoulu, rouillé, souillé, dégradé, rabaissé, mangé par la vermine, ruisselant de merde; le dieu de ce lieu ne croit plus en lui-même.
Il est mal barré ...


mercredi 8 novembre 2017

Prurient - Through the window (2013)

Il se passe des choses dehors, souvent.
On les observe, on les épie, parfois, par la fenêtre.
Est-il nécessaire de les raconter ensuite ?
Ne vaut-il pas mieux les garder pour soi, comme des histoires secrètes et futiles, quelque peut étranges parfois, incongrues aussi exceptionnellement.
Des tranches de vie vues au travers d'une lucarne, du voyeurisme également ...


Current 93 - Maldoror est mort (1983)

Sur les traces de Lautréamont ...
Un requiem d'un type nouveau où la vénération du laid, de l'infâme et du malfaisant sont une célébration d'un défunt disparu ...


lundi 6 novembre 2017

Baxter Dury - Miami (2017)

Oh putain, il est bien perché le fiston Dury !
Un gars qui se prend pour:
  • une salamandre, 
  • un homme saucisse, 
  • un tycoon de la navigation plein de promesses et de sperme, 
  • Morgan Freeman,
  • la ville de Miami
Et qui envoie tout le monde chier !
Le tout déclamé avec morgue, calme et classe. Un poil cintré non ?
En contrepoint à cette voix posée, une douce voix féminine, envoutante, vaporeuse , irréelle presque.
Comme écrin de ces deux voix une musique élastique et funky, à la basse pneumatique et aux claviers enjôleur.
Une sorte de féérie improbable ...


dimanche 5 novembre 2017

Chaos Echœs - Interzone VII: Unfathomable (Drifting on Land and Water) (2017)

Un petit tour dans l'interzone de Chaos Echœs, le septième pour être précis et le plus long également.
Ils tentent l'impossible cette fois-ci: aller au fond de l'insondable.
Donc une plongée profonde, lente, faussement sereine, difficile, où la pression se fait de plus en plus ressentir au fur et à mesure que l'on descend.
Les ténèbres emplissent tout, la lumière se meurt, l'angoisse se répand, les crissements et crépitements se multiplie, l'impalpable rôde et puis le but est atteint.
Le cœur de l'insondable, le milieu du néant, un magma primal informe ...


samedi 4 novembre 2017

Gilbert Deflez/Jacky Chalard - La collecte de coeurs (1974/2010)

Des meurtres mystérieux et abominables.
Les victimes retrouvées mortes le cœur  arraché avec soin.
Pourquoi, qui, comment ?
Autant de questions sans réponses ...
La peur se répand, il faut réagir, prendre des mesures, rapides et efficaces, certes !
Mais la vérité est plus sordide et affreuse, tapie au sein même des hautes instances policières.
Un homme plénipotentiaire à qui l'on reproche de ne pas avoir de cœur  s'en procure, avec avidité, aidé par ses sombres sbires ...
L'horreur n'est pas prête de cesser, maintenant vous aussi vous savez, vous êtes donc en danger.
Bonne chance ...


vendredi 3 novembre 2017

Torben Unit Band - Free (Get yourself together) (2017)

Bienvenue dans un monde où l'ombre tutélaire du In A Silent Way de Miles Davis plane.
Barré, bigarré et nimbé d'une aura mystérieuse et envoutante.


jeudi 2 novembre 2017

Everydayz - Crêpes crapuleuses (2014)

Qu'est-ce donc qu'une crêpe crapuleuse ?
Il y avait dans la famille crapuleux/crapuleuse le crime, la sieste, soit les versants sordides et débauchés; il faut compter maintenant sur la crêpe.
Donc il va falloir imaginer une crêpe qui se complait dans la débauche vulgaire et pullule dans la malhonnêteté vile, ça va être difficile.
Personnellement j'ai du mal à visualiser une crêpe qui excelle dans le porno graveleux et baigne dans le foutre ou une crêpe génie du crime, du meurtre et de l'arnaque détroussant la veuve et l'orphelin ou dépassant Fantomas, Émile Louis  ou Bernard Madoff, ceci même avec une imagination débordante.
Je vois plutôt la crêpe crapuleuse vautrée dans du sucre et du beurre fondu se pavanant avec de la chantilly, buvant du cidre jusqu'à plus soif et riant par avance du cholestérol et du diabète qu'elle va me refiler ...


mercredi 1 novembre 2017

samedi 28 octobre 2017

Father Murphy/Jarboe - Truth or consequences (2017)

Une sorte de musique solennelle des temps modernes, avec un fond bruitiste au commencement, puis rapidement la cérémonie débute, profonde et calme.
Cependant un doute subsiste quant à son but.
Il y a indéniablement du recueillement, du sacré, de la ferveur.
Mais que vénèrent-ils, à qui s'adresse ces suppliques ?
Faut-il le savoir ...


AB2088 - TX0 (2017)

De l'électro qui tente de faire croire que c'est du dubstep ...
Et qui y arrive.
Minimal mais magnétique !


jeudi 26 octobre 2017

Chaton - Poésies (2017)

Généralement le chaton est plus enclin à pisser sur les canapés, à faire ses griffes sur les fringues des humains qu'il tolère dans son entourage et à se lécher les couilles, du fait de son insolente souplesse, qu'à écrire et composer des chansons.Celui-ci est encore plus étrange, il tente un crossover (réussi) entre R'&'B soft, dub doux et pop ouatée pour le fond musical; il écrit de la poésie avec sensiblerie et maitrise l'autotune voilant avec grâce sa voix fluette, au point de réconcilier l'auditeur avec cet effet trop souvent utilisé pour cacher la médiocrité baveuse de ses utilisateurs ...