mardi 31 janvier 2017

dc Basehead - Love me two times (live) (1992)

Les Doors version hip-hop live par un groupe plutôt inconnu et pas vraiment conventionnel dans le rap.
Instrumentation live, scratchs et voix "chantée" au travers d'un mégaphone pour un résultat final surprenant et entrainant.
Bon d'accord, le fan puriste des Doors ou de hip-hop criera, à raison, au sacrilège mais on s'en fout ! Les grincheux n'ont qu'à se boucher les oreilles (et se la fermer) ça leur (nous) fera des vacances.


lundi 30 janvier 2017

Doris - You never come closer (1970/2012)

Un début tout en stridences feutrées, puis ce combo basse/batterie diabolique à la fois tendu comme un string et suave comme un loukoum. Arrive alors cette guitare acide puis presque simultanément, créant un contraste de chaud/froid la voix enjôleuse et douce de Doris.
Tout le morceau oscille autours de cette alchimie délicate entre tension, envolées furibardes et sensualité feutrée.
De la soul acid/psychédélique de haute volée.
Une furieuse envie d'effectuer un rapprochement tactique ...


dimanche 29 janvier 2017

Joe Claussell - Agora E Seu Tempo (1998)

1998, coupe du monde de foot en France, les marketeux du label Rythmix ont une idée de génie (laissons leur cette illusion):
"Les cocos on va faire un tabac, tout le monde aime la musique brésilienne, tout le monde aime la french touch et la musique électronique, on va mélanger les deux et se faire des couilles en or !!"
Ils n'ont oublié qu'une chose, presque secondaire, si c'est de la merde personne n'en voudra ...
La grande majorité des titres de cette compile oscille entre l'indigent, le médiocre et le pathétique.
Reste une poignée de titre, 3 pour être précis: les primesautiers Bernard's Shuffle de Mr Scruff et Birds Also Sing For Anamaria de Dj Cam et enfin le voyage spirituel et doux de Joe Claussel.
Là où ses compères se contentent de fantasmer la musique brésilienne ou de relire des titres déjà existants, Joe Claussel, s'imprègne, ressent, interprète et délivre la quintessence de la deep house passée au filtre du Brésil.
Percussions enfiévrées, guitare fervente, chœurs mystiques et cette impression tenace de se sentir emporté par une vague chaude, douce, rassurante, une manière de prendre son temps, d'apprécier l'instant ...


samedi 28 janvier 2017

Clutchy Hopkins & Fat Albert Einstein - Zero G's (2017)

Quand le brinquebalant s'acoquine à l'à peu près, le résultat est enjôleur.
Funk paresseux, reggae de contrebande, fantômes d'Ethio-jazz ...
Lent et languide, un moment d'apesanteur avec zéro gravité, le titre ne mentait pas.


dimanche 22 janvier 2017

London Modular Alliance - Their discontent (2016)

Exprimer leur mécontentement.
Voilà ce que font les London Modular Alliance.
Mais pas de manière véhémente, la protestation se fait de manière ferme, certes, mais feutrée.
Electro racée en rythmique, basse quasi dubstep contenue, motifs mélodiques élégants ou entêtants et enfin quelques explosions de colère brèves et travaillées de pseudos guitares ou de voix réverbérées.
L'acrimonie avec le sourire (amer) ...


vendredi 20 janvier 2017

Agar Agar - Prettiest Virgin (2016)

La fatigue et la joie du petit matin, encore blême,  après une nuit d'errance urbaine, de déambulation dans les rues, de cheminement aléatoire, juste pour explorer la ville sous un autre angle, de sentir ses atmosphères interlopes,  embrumées et changeantes.
Comme seul accompagnement cette musique désabusée, teintée d'un filet de mélancolie et de résignation, d'une joie étrangement triste, un plaisir solitaire et égoïste à l'heure bleue.


Dick Annegarn - Ubu (1974)


Merdre alors !
Ce n'était pas une retranscription musicale de la pièce d'Alfred Jarry mais une description du futur.
Il faut avouer qu'il ne s'est pas Trumpé de beaucoup Dick Annegarn, un peu sur la taille du Ubu des USA, sur sa femme, pas si dodue que ça et sur le coup d'état au bazooka mais sinon le reste du portrait est fidèle: gros cul, petit zizi et amour de l'argent et du pouvoir ...


jeudi 19 janvier 2017

Travailleur En Trance - He saw combat (now I see too) (2017)

Martial mais pas totalement brutal, l'EBM/Industriel de Travailleur En Trance est roboratif sans être indigeste.
Dans la lignée de Nitzer Ebb et Front 242 (avec même quelques relents délicats de synthés à la Depeche Mode, bien planqués sous une épaisse couche sonore), mais sans jamais sombrer dans le plagiat.


mardi 17 janvier 2017

Neige Morte - ... et vacuité du combat (2014)

Les p'tits gars de Neige Morte ne sont pas contents et ça s'entend !
Il faut dire qu'on a fait des misères à leur chanteur.
Ce dernier est asthmatique et on l'oblige à hurler en le menaçant de lui voler son slip après lui avoir fait boire de l'alcool à 90° et manger du sable et du piment, ce n'est pas très gentil (d'autant qu'on l'a obligé à porter une cravate noire fluo de clown) ...
Du coup il a grave la haine et il serait sur le point  à dire des gros mots en hongrois avec des raviolis dans la bouche juste pour être méchant (et un peu ridicule).
Les autres par solidarité sont prêts à toutes les extrémités: conduire une Lada, faire du ski nu, se retourner les paupières, se lécher le coude ...
C'est pas facile la vie de musicien métalleux !


lundi 16 janvier 2017

East New York Ensemble De Music - Mevlana (1974/2010)

Des arabesques et circonvolutions mélodiques turques aussi mystiques qu'hypnotiques vues par des activistes free jazzeux de New York: percussions, basse, vibraphone et saxo pour un voyage hors du temps entre mélopée intemporelle et exploration avant-gardiste.


dimanche 15 janvier 2017

Bajram Bili - 40-30 (2017)

Rugueux, basique, hypnotique, extatique.
Une longue montée jouissive toute en circonvolutions "mélodiques" et accentuations rythmiques.
Monomaniaque et autarcique à souhait !

Une fois de plus sur l’impeccable label Le Turc Mécanique.


samedi 14 janvier 2017

Uncertain - Nocturnal flight (2012)

"Vol de nuit", forcement sombre, mais aussi étouffé (et étouffant), vrombissant et grésillant.
De ce magma tourmenté surgit une ligne lumineuse, fugace et fragile guide dans cette obscurité.
Puis ce rai s'estompe, fond, se désagrège, l'oppression revient plus sombre et angoissante ...


mercredi 11 janvier 2017

Armchair Migraine Journey - Cosmic space drone (a taster only) (2012)

Avec un visuel aussi engageant qu'une invitation à la dissection d'un cadavre d'un pauvre hère mort d'une gastro foudroyante ça semblait mal engagé.
C'est vrai il y a plus enthousiasmant qu'une collection de crânes de victimes des khmers rouges ...
Seul signe positif les gars derrière ça doivent être bien barrés (ou alors ils ont des goûts de merde, c'est aussi possible).
Et bien, bonne nouvelle, ils sont plutôt bien barrés.
Direction le planant psychédélique (à fort relents Floydiens première époque), toujours tout droit jusqu'à la première étoile, il faut juste suivre la voix du capitaine et se laisser porter par les modulations, les ondulations, les circonvolutions et autres infiltrations sonores ...


lundi 9 janvier 2017

The Thing With Five Eyes - Amzha (2017)

L'album s'appelle "lumière" et c'est assez paradoxal car c'est relativement sombre comme musique, enfin en grande partie car il y a quelques accès lumineux.
Dans la lignée du The Mount Fuji Doomjazz Corporation et du The Kilimanjaro Darkjazz Ensemble: intense et plein de respiration.
Un diamant noir ...


samedi 7 janvier 2017

Emptyset - Speak (2017)

Tout fout le camp ...
Même Emptyset se met à la pop, c'est dire ... enfin pop il faut relativiser. Mais pour une fois avec Speak il y a comme un semblant de mélodie façon Emptyset, c'est à dire rudimentaire.
Sinon ça reste quand même essentiellement du bruit aléatoire organisé, râpeux, saturé, dense.
Pas si pop en fait, ouf !!
(mais y avait-il réellement un doute)


jeudi 5 janvier 2017

Hypnolove - La piscine (2016)

Plaisir coupable.
Retro disco-funk à basse marquée et à claps secs, exhalant de forts relents d'années 80, kitsch à souhait grâce à ses synthés too much et ce discret petit riff de guitare, un peu décalé, accentué par la voix susurrée/parlée (le terrible gimmick du tchoubidou bidou ah ah) sur fond de rupture sentimentale sans oublier les nécessaires flutes.
Alors que la fuite auditive serait salvatrice, le mode répétition est enclenché, peut-être à cause de cette saveur estivale insouciante qui s'en dégage.


mardi 3 janvier 2017

Dafuniks - Ease my mind (2013)

Éloge du farniente ...
De l'art d'embellir en musique la glande, l'observation assidue des nuages, la fixation continue des vagues qui se brisent sur la plage, la contemplation intensive de l'herbe qui poussent, bref des petites choses totalement inutiles, improductives juste histoire d'agacer les économistes, les patrons, les entrepreneurs, les marketeurs, tous ces gens qui veulent aliéner notre temps et le rentabiliser, le rendre productifs.
Emmerdons-les rêvons !

Bon les nuages m'attentent ...


lundi 2 janvier 2017

Vertical67 - Distortion (2017)

Une petite dose d'électro rugueuse et mélancolique à la foi, voilà de quoi débuter l'année presque en douceur.
Une base rythmique qui râpe et accroche, brute de décoffrage, primaire sur laquelle viennent se greffer des sinuosités, des entrelacs et des variations mélodiques qui suintent le temps qui passe, le froid, l'ennui, la solitude, l'hiver et la tristesse.
Parfois un fantôme de voix féminine passe, impromptu et perdu vestige d'un passé révolu.
Et puis la neige tombe ...