mardi 28 novembre 2017

Mohamed Lamouri - A (Tgoul maaraft) (?/2016)

Le métro parisien, souvent un moment inoubliable, pour sa promiscuité (c'est le premier endroit au monde où j'ai vu qu'on pouvait tenir à plus de 10 sur 1m2), pour ses senteurs aussi raffinées qu'un pet de putois, pour sa convivialité (forcement quand on est aussi proche ça crée du lien), en un mot et pour reprendre ceux opportuns de NKM: "des moments de grâce" (peut-être a-t-elle voulu dire de graisse ?).
Mais l'un des  charmes pas véritablement discrets, du métro ce sont ses musiciens. Généralement un musicien du métro c'est un ancien tortionnaire qui s'est recyclé, ou un sadique qui n'a pas honte, c'est des gens qui font regretter de ne pas pouvoir écouter du Michel Sardou ou du Justin Bieber, c'est dire ...
Et puis il y a des exceptions (il faut bien confirmer la règle) comme Mohamed Lamouri, qui le synthé déglingué, la boite à rythme et la voix bancale réussissent, sans qu'on n'en comprenne le sens réel de ses paroles, à nous enjôler, à nous emmener dans leur univers, sensible, triste, d'un coup la tristesse d'une rupture, solitude, la misère et les affres du monde sont palpables et présents.
On a mal avec lui, on pleure, on compatit ...
Des moments de grâce, finalement ce n'était pas si faux ...